Pour le pire T.4  

Auteur : Taro Nogizaka
Editeur : Glénat
Genre : Polar
Sortie : le 1er décembre 2021

Avis de l’éditeur :

Arata Natsume, employé aux services d’aide à l’enfance, la trentaine et célibataire, prend contact avec Shinju Shinagawa. Cette détenue de 21 ans est condamnée à mort pour le meurtre de trois hommes, parmi lesquels le père d’un enfant dont il a la charge. Mais au cours de son entrevue avec elle, il la demande en mariage pour gagner sa confiance, dans l’espoir de lui soutirer ses secrets.

Mon avis :

Mais qui est réellement Shinju Shinagawa ? Derrière son visage tuméfié, ses dents cariées et son âme noirâtre, se cache également une jeune femme sensible, qui contre toute attente ne ferait pas de mal à une mouche… C’est d’autant plus surprenant que l’enquête menée par Arata, qui vient de se fiancer avec la détenue, démontre qu’elle dissimule un secret enfouit plus profondément.

Car oui, tout accuse la jeune condamnée, qui joue sa vie, et qui d’une plaidoirie à l’autre, joue la carte de la surprise, s’accusant de tous les torts, s’habille de manière provocante ou résume les faits de ses actes sans trop calibrer l’importance en jeu.

De quoi déstabiliser Arata, en perte de vitesse, notamment sur le plan amoureux. D’entrée de jeu, le bellâtre s’était mis en tête de persuader et de convaincre la cible de ses sentiments afin, uniquement, d’éclaircir le mystère de cette histoire sordide. Désormais, il semble perdu dans la toile toute tracée par sa cliente.

Pour le pire_T04_Taro Nogizaka_Glenat_extrait

Taro Nogizaka a l’art de nous saisir à la gorge quels que soient les moyens pour y parvenir. D’ailleurs, autant l’avouer franchement : A plus d’une reprise, le lecteur se questionne et se (re)questionne sur l’amas de données fournies dans ce puzzle à 1 millions de pièces, à nous tourner en bourrique, à tellement nous embrouiller l’esprit que l’on acquiesce pour finalement se rendre compte qu’il s’agissait… d’un leurre.

Tiré par les cheveux, il va sans dire. Tombé amoureux d’une condamnée à mort, éventuellement. Dorénavant, on se positionne vers une trame tendant vers la libération de la détenue, pour crime non commis ou commandité par ou pour une tierce personne.

Comme quoi le poulpe n’est pas seul à utiliser ses 9 cerveaux. Le génie Taro Nogizaka démonte largement qu’il utilise de la matière grise à profusion. Pour le pire, et pour le meilleur !

Allez savourer ce mets onctueux pour les fêtes !
Coq de Combat

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