Blue Giant Supreme T5  

Auteur : Shinichi Ishizuka
Editeur : Glénat
Genre : Tranche de vie, musique, jazz
Sortie : le 18 août 2021

Avis de l’éditeur :

Dai le saxophoniste ténor, Hannah la contrebassiste, Bruno le pianiste et Raphaël le batteur viennent d’associer leurs remarquables talents. Lors de leur premier concert sur scène, à Berlin, ils n’ont pas droit à l’erreur.

Mon avis 

Dai et son récent groupe de musiciens entrevoient de donner leur premier concert officiel. La rigueur est de mise et l’échec impardonnable s’ils veulent espérer perdurer. Et pourtant, le résultat est un fiasco total, le public quittant la salle au bout du premier morceau. Comment en sont-ils arrivés à pareil constat, eux qui ont tant donné pour percer dans le milieu professionnel du jazz… ?

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Est-ce déjà la fin de leur rêve ? Se mettaient-ils déjà sur un piédestal sans avoir réellement prouver quoi que ce soit ?

Etrangement, l’entame de ce nouvel opus de Blue Giant nous laisse un arrière-goût de déjà-vu. Une première pour ce titre qui nous a bercé de bout en bout depuis son commencement. Les artistes répètent pour la énième fois leur récital, les croquis bien que de haute voltige, à force, terminent par lasser. Est-ce le coup de trop ? En mettant la barre si haut, le lecteur ne peut-il que défaillir un moment donné en cours de route ? Au tiers de ce 5ème tome, il ne serait pas surprenant que plus d’un lecteur se questionne à ce sujet, s’avouant amèrement mais honnêtement, que la roue a tourné, que la magie s’est évaporée.

Blue Giant Supreme_T05_Shinichi Ishizuka_Glenat_extrait

Puis, vient le turnover, la chute des protagonistes, le rejet du public, voire pire, l’indifférence quant au dur labeur qu’ils ont fourni durant des journées et soirées de répétition, Et on ressent à ce stade en tant que lecteur ce qui devient (hélas) trop rare en matière de lecture : la surprise du chef, le clou du spectacle montrant à quel point Shinichi Isizuka maitrise son élément avec une force viscérale.

On traverse cette tempête tenant presque main dans la main Dai, le leader du groupe, acceptant cette défaite tel un miracle venant des sphères célestes.

La magie opère à nouveau, mieux encore que précédemment avec une force de frappe légendaire, nous ridiculisant presque autant que cette troupe de musiciens. Le doute nous a certainement traversé l’esprit à un instant X, volontairement ou non, seul l’auteur détient cette réponse. Le doute n’a purement plus raison d’exister. Blue Giant excelle et se place confortablement parmi le must have en matière de mangas de tous les temps.

La fin du tome persévère sur cette remontada presque inhumaine, titanesque. La quintessence frappe nos sens et nous régule à nouveau sur l’osmose des notes précises et inattendues.

Masterpiece !
Coq de Combat

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