Yojimbot Tome 1. Silence métallique

Scénario/ Dessin : Repos, Sylvain

Couleurs : Noiry

Dépôt légal : 01/2021

Editeur : Dargaud

Pages : 147

Dans un Japon ravagé par la « troisième crise de l’homme » où toute forme de vie humaine semble vaine, un jeune garçon, Hiro, est pris en charge par un robot samouraï. Obéissant à sa programmation, ne pas nuire et protéger un être humain, Hiro et son garde du corps surprise commence un périple semé d’embuches.

En lisant le pitch, il est impossible de ne pas penser aux trois lois de la robotique formulées par le génial Issac Asimov (datant de 1942 quand même) et toujours d’actualités dans nos scénarii de science fictions (avec une application future plus ou moins proche). Pour rappel :

  1. Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger ;
  2. Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres entrent en contradiction avec la première loi ;
  3. Un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection n’entre pas en contradiction avec la première ou la deuxième loi.

C’est classique, certes, mais Sylvain Repos laisse une part belle à l’action avec des référentiels tous azimuts. Première référence incontournable : les lois du bushido. Ainsi l’album démarre sur un combat de deux Yojimbot (contraction du mot yojimbo qui signifie « garde du corps » et bot qui signifie « robot » en anglais) de toute beauté, d’une réalité et d’une violence très bien retranscrites dans les dessins. Peut être une référence cinématographique à Kill Bill ? Tout est codifié dans le disque dur des « tas de ferraille » et Morihei Ueshiba n’y trouverait rien à redire.

A croire que Sylvain Repos a pratiqué lui aussi l’art du sabre (kenjutsu) !

Les influences foisonnent. Des mangas d’Usagi Yojimbo (évidemment) en passant par Futurama l’auteur sème des tribus à ces mentors au gré des cases. Il y a même des vrais morceaux des chefs d’œuvres du maître Akira Kurosowa jusque dans le titre « Yohimbo » !

Le Yojimbot, le robot-samouraï de Sylvain est, selon lui, construit de manière très simple : « C’est une grosse canette. On lui rajoute des petits appendices sur le visage, un œil et un kimono de base, et puis forcément faut lui mettre un sabre ! ». Bien sût, le trait est bien plus fin que cette description. Le regard est immédiatement séduit par la magnifique orchestration des couleurs complémentaires de la roue chromatique. Le lecteur Nipponophile admirera les doubles pages truffées de culture japonaise (yokai). C’est lumineux avec un découpage ciselé. L’impression de fluidité des combats est un modèle de maîtrise du dessin et de l’ellipse.

Ces 147 pages ne vous laisseront pas vraiment de répit. Nul doute que l’auteur a (beaucoup) travaillé son sujet. Tout est bien maîtrisé dans une esthétique des plus… japonaise. Nous avons hâte de lire la suite et de rencontrer le Sensei !

Tigrevolant

ScénarioDessinico_Album

Un commentaire sur “Yojimbot Tome 1. Silence métallique

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  1. Le dessin est plutôt sympa (un peu japonisant 😉) et tu parles bien des couleurs « magnifique orchestration des couleurs complémentaires de la roue chromatique »😱… bien que cette mode du bleu et rose soit un peu fatigante !🙄
    De toute façon, c’est une BD pour jeunes amateurs de jeux vidéo… donc par pour moi !😢😜

    J'aime

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