La Soucoupe et le Prisonnier

Scénario : Jean-Charles Chapuzet
Dessin : Boris Golzio
Éditeur : Glénat
Date de sortie : 12 mai 2021
96 pages
Genre : Portrait

« L’inconscience et une certaine forme de folie font parfois faire des choses qui sortent de l’ordinaire. »

Présentation de l’éditeur

Au commencement il y a Jean-Claude Ladrat, un homme qui fabrique des soucoupes dans son jardin, d’abord un engin flottant – pour une dérive de 91 jours dans l’Atlantique ! – puis une machine volante. Dans les deux cas, l’objectif est clair : rallier, coûte que coûte depuis sa Haute-Saintonge, les Bermudes. Il est soutenu par sa mère, Suzanne, qui conserve dans une boîte un perroquet séché, Nini, que les médias ont immortalisé dans la mythique émission belge Strip Tease. Mais que sont-ils devenus ? Quelle fut l’enfance de Jean-Claude Ladrat ? Quand se décide-t-il à tirer des plans sur la comète ? Pourquoi se retrouve-t-il dans les années 2000 devant les Assises puis derrière les barreaux ?
C’est sous le signe du gonzo journalisme que Jean-Charles Chapuzet a retrouvé Jean-Claude Ladrat dans l’idée de connaître sa véritable trajectoire, à savoir l’avant et l’après de la « gloire » cathodique. Il reste le coup de crayon de Boris Golzio pour que sorte de terre cet album tragi-cosmique dans lequel les rêves se cognent à la réalité. C’est l’histoire de La Soucoupe et le Prisonnier.

Mon avis

Je n’ai pas vu le documentaire « La soucoupe et le Perroquet » de la célèbre émission Strip-tease. J’ai néanmoins un souvenir marqué de quelques images de Jean-Claude Ladrat et de sa soucoupe en bois. Jean-Charles Chapuzet fait donc du gonzo journalisme. Rien que pour le fait d’apprendre une nouvelle expression (journalisme ultra-subjectif) j’ai bien fait de lire cet album. Il a repris contact avec cet homme qui avait, dans les années 80, construit une soucoupe volante dans son jardin. La soucoupe et le prisonnier est un récit biographique qui retrace, années après années le parcours de Jean-Claude Ladrat. Et c’est peu dire que la vie de cet homme est à l’image de sa soucoupe voguant sur l’océan Atlantique : malmenée.

Difficile de ne pas faire de la gonzo lecture. Le titre annonce la couleur : La soucoupe, élément central de la vie de Ladrat, est tout un symbole d’une volonté farouche d’atteindre un objectif chimérique qui lui permet d’échapper à une réalité bien sombre à bien des égards. La quatrième de couv’ installe un mystère autour du « prisonnier », ce sont les dernières pages qui donnent tout son sens au titre de cet album.

J’en suis sorti un peu mal à l’aise (un peu comme Jean-Charles Chapuzet qui exprime une forme de mal-être en fin d’album, comme si lui aussi avait été balloté par les marées dans la soucoupe) : le personnage est touchant, sa « folie » médiatiquement surexposée change le regard qu’on peut porter sur celle-ci. Difficile de ne pas le juger quand on apprend la raison de son incarcération. Mais c’est un autre débat.

Une lecture qui est loin d’être légère et qui délivre un parcours de vie qui n’a, comme toujours, rien de binaire. J’en suis sorti un peu perdu, un peu remué, comme dans le triangle des Bermudes.

ScénarioDessinico_Album
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Petitgolem13

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