Hammerdam T01/02  

Auteur : Enrique Fernandez
Éditeur : Ankama
80 pages
Date de sortie : 21 mai 2021
Genre : aventure, fantastique, jeunesse.

« Je vais te montrer l’amour pur et irrationnel, celui qui nous donne la force de tout endurer, nous fait voler et déplacer des montagnes. Celui qui nous coupe le souffle par sa présence et nous déchire de l’intérieur par son absence […] Je vais écrire sur l’amour jusqu’à ce que ma main me brûle et que le feu de ta fausse passion s’éteigne. »

Présentation de l’éditeur :

Après avoir disparu durant plusieurs années, le marteau est de retour à Hammerdam ! La ville est en ébullition et prépare un grand festival pour célébrer l’évènement. Des gens de tous les pays rejoignent Hammerdam dans l’espoir d’être choisis par le marteau : l’heureux élu partira dans une quête prodigieuse. Mais à la surprise générale, le marteau jette son dévolu sur Melina, une petite fille de 6 ans…

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Mon avis :

Pour un auteur espagnol, son titre sonne très hollandais. « Hammerdam », Amsterdam, Rotterdam, …  À se demander de quel genre d’aventure nous allions avoir affaire ? D’autant que la couverture, sans doute ce H qui reluit comme l’initiale d’une maison scolaire, donne l’impression d’une série fantastique à l’instar d’Harry Potter, sans la beauté esthétique. Parce que, disons-le tout net : le dessin d’Enrique Fernandez est loin, très loin d’être beau.

Bien que ses personnages soient fort sympathiques, ça pique un peu les yeux… et pourtant, pourtant : on retrouve de plus en plus d’illustrations de cet acabit, souvent destinées aux plus jeunes, comme si nos bambins étaient incapables d’apprécier l’art, de toute façon… ce qui est bien triste car dans le fond, l’histoire est intéressante. Simple, mais efficace !

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À Hammerdam, la légende veut qu’un marteau magique vienne se ficher dans un rocher une fois de temps en temps. Il vient, un peu comme Excalibur, chercher son nouveau propriétaire pour partir à l’aventure. Personne d’autre que son destinataire ne pourra le déloger de son rocher au cœur du village, qui célèbre alors son retour avec force de chants et de cotillons.

Et tout comme dans Merlin l’enchanteur : c’est un – une dans ce cas ci – jeune enfant qui parviendra à arracher le marteau de l’enclume et ainsi devoir partir à l’aventure. Melina n’a que 6 ans, alors ses parents demandent à la plus brillante aventurière de l’accompagner dans sa quête vers le nord. Mais nos héroïnes ne seront pas seules ! Un chevalier amoureux et sa troupe sont bien décidé à conquérir le cœur de la vaillante Gara, elle-même vraisemblablement éprise d’un archer en quête d’action. Sans oublier un jeune garçon érudit en compagnie d’un monstre gentil et d’une fée évadée d’un vil boulanger… et un multiplicateur (de tout et de rien) malhabile avec un marchand en devenir.

Quelle drôle de troupe que celle-là, n’est-il pas ? Le tout sous le regard de deux ectoplasmes étranges qui veulent percer le secret de la vie après la mort en espérant que tous les dangers que rencontreront nos héroïnes vont en faire mourir au moins une… bref. Un joli méli(na)-mélo qui s’achèvera dans le 2e tome, alors pourquoi pas

ShayHlyn.

4 commentaires sur “Hammerdam T01/02  

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  1. C’est vrai que c’est bizarre cette manie de faire des dessins moches alors que ça ne coûterait pas plus cher de les rendre attractifs !🙄

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  2. C’est sûr que ça doit vous faire un choc si vous avez l’habitude des mangas, où tous les personnages ont les mêmes proportions, les mêmes visages et correspondent à un canon physique inatteignable. En cherchant la beauté à tout prix ont tombe dans un résultat lissé et inexpressif.
    Cette Bd est un chef d’œuvre graphique, avec des personnage expressifs et une narration claire et drôle, des couleurs uniques qui fonctionnent très bien pour apporter de la vie aux dessins et faire ressentir l’ambiance du récit.
    Le réalisme et le beau sont loin d’être suffisants, surtout en Bd ou en animation quand il s’agit de raconter une histoire. Il faut alors apporter de l’exagération, que ce soit aux designs des personnages ou aux mouvements. Cette exagération ici est embrassée complètement et à la perfection.

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  3. C’est vrai que ce style graphique me passe généralement à mille lieux au-dessus de la tête et m’interpelle dans le sens où, un peu comme l’art moderne : je ne le comprends pas. Mettez moi devant un Picasso et j’aurais la même expression d’incompréhension, appuyant le fait que je n’en suis pas fan… mais force est de reconnaître que c’est de l’art. C’est peut-être un esthétisme qui me dépasse et que j’ai donc du mal à dépeindre autrement que comme ici. Ce qui ne m’empêche pas d’avoir apprécié l’histoire. Dans ce contexte, il me semble que l’important n’est pas de savoir si j’ai préféré le scénario au dessin ou vice-versa, mais bien mon appréciation dans son ensemble qui est bonne. Une BD formant un tout =) Mais merci pour votre commentaire passionné

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