Le manoir Sheridan – tome 1 – la porte de géhenne

La porte de géhenne

Scénario : Jacques Lamontagne
Dessin : Ma Yi
Éditeur : Vents d’Ouest
48 pages
Date de sortie :  juin 2021
Genre : fantastique, polar

 


La magie n’existe que parce qu’il y a des secrets…

Présentation de l’éditeur

Québec, Canada 1922. En fuite après avoir volé la caisse d’un magasin général, Daniel est englouti avec son traîneau dans les eaux d’un lac gelé. Angus Mac Mahon le sauve de justesse et l’emmène dans sa demeure, le manoir Sheridan, une grande bâtisse isolée et inquiétante. Au fil de sa convalescence, Daniel va découvrir par hasard, dans une aile dont l’accès lui est totalement interdit, la nièce d’Angus, la belle Edana, plongée dans un profond état de catalepsie. Daniel va découvrir qu’il a ouvert la porte d’un monde cauchemardesque qu’il lui faudra affronter en passant un dangereux pacte avec le maître des lieux, pour défendre sa vie et celle de cette mystérieuse créature dont le charme l’a envoûté…

 

le manoir sheridan t1_pl

 

Mon avis

Voilà une couverture qui donne des frissons avec ce manoir qui semble vivant et ces fenêtres éclairées qui nous regardent d’un air menaçant. Et cette jeune femme blafarde l’air absent siégeant devant une grille de fer forgé inquiétante aux pics acérés, bordée de dragons immobiles. Je ne vous parle même pas de ces dizaines de paires d’yeux qui nous scrutent à travers les ténèbres environnantes… Le ton est donné dés la couverture et le titre, La porte de la Géhenne.
Les contes fantastiques d’Edgar Alan Poe ne sont pas loin. Et effectivement, une fois franchie la porte de la Géhenne, on est vite absorbé par une atmosphère étrange, bercé entre la chaleur de ce grand manoir cossu et l’inquiétude que suscite son isolement.
Un homme en fuite est sauvé des eaux glaciales d’un lac gelé par l’unique occupant de cette grande bâtisse. L’homme est avenant, accueillant et content d’avoir de la compagnie et propose gîte et couvert au rescapé. Le refuge deviendra un enfer lorsqu’il pénétrera dans l’aile interdite de la maison.
Du fantastique pur jus à vous faire dresser les poils ! La référence à Edgar Allan Poe n’est pas usurpée. Jacques Lamontagne nous livre un récit mélangeant les genres : ésotérisme, fantastique, fantasy et drame familial rythment ce récit de bout en bout. Après une entame classique, les rebondissements révèlent le fond de l’intrigue, la face sombre des personnages et l’effrayant passage vers un monde parallèle.
La puissance de ce manoir est superbement restituée par le dessin et la mise en couleur de Ma Yi (Elfes, Yuna). Les ambiances sont bien posées, les décors inquiétants à souhait et la chaleur du lieu s’estompe au même rythme que les visages se durcissent et prennent l’expression de la folie.
Une belle surprise dont on attend en frissonnant le dénouement dans le prochain volume.

Loubrun

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