Terra Prohibita T02 (fin du 1er cycle)

Patient Zéro

Scénario : Denis-Pierre Filippi
Dessin : Patrick Laumond
Éditeur : Glénat
48 pages
Date de sortie : 14 avril 2021
Genre : Science-fiction, steampunk, aventure.

Un Londres méconnaissable sous une végétation aussi luxuriante que dangereuse. Les amateurs de l’époque victorienne, si propice au steampunk, vont être ravis !

Présentation de l’éditeur :

Une jungle luxuriante. Un monde interdit.

Début du XXe siècle. Victime d’une mystérieuse contamination biologique ayant fait dégénérer sa végétation de manière débridée et incontrôlable, l’Angleterre a été abandonnée par ses habitants. L’île, contaminée par d’innombrables espèces mutantes extrêmement dangereuses, a été désertée et mise en quarantaine : déclarée « Terra Prohibita ». Mais de nombreux chercheurs voient malgré tout dans le développement de cette faune et de cette flore une nouvelle source de richesses insoupçonnée. Jusqu’au cœur des ténèbres de ces territoires interdits, une troupe bigarrée de personnages que tout oppose va tenter de poursuivre un seul et même but : lever le voile sur les mystères qui entourent la contamination que les autorités s’évertuent à vouloir protéger. Chacun poursuit néanmoins des motivations profondes bien différentes…

Des cités flottantes au raffinement exubérant où la pègre règne en secret à l’incroyable jungle anglaise dont la beauté hostile doit autant à Annihilation qu’à Avatar, plongez au cœur d’un « steampunk végétal » aussi troublant que fascinant.

Terra Prohibita_T02_patient zero_Glenat_Filippi_Laumond_extrait

Mon avis :

À l’instar d’un épisode de série de science-fiction à succès, « Terra Prohibita – Patient Zéro » commence par une mise directe en action, au cœur d’une mission périlleuse dont on découvre, quelques pages plus tard, comment celle-ci s’est préparée. C’est un style assez classique sur petit écran qui s’avère payant, même sur papier.

D’ailleurs, tout le tome est découpé de sorte qu’un lecteur aguerri décèlera une mise en page digne d’un storyboard cinématographique. De là à imaginer « Terra Prohibita » en film ou en série… il n’y a qu’un pas – un producteur s’y risquera-t-il ? Dans tous les cas, comparer ce premier cycle aux films Annihilation ou Avatar est à-propos.

Cette série qui a tout de l’univers steampunk avec ses personnages rétros et la technologie de la grande époque des machines à vapeur, nous emmène dans un univers où une végétation luxuriante, mais totalement inconnue, s’offre de page en page. De même que ce fameux patient zéro qui intrigue. Son silence accentuant le mystère de sa naissance et/ou de sa création.

Terra Prohibita_T02_patient zero_Glenat_Filippi_Laumond_extrait2

Mais comme pour les scénarii des deux blockbusters mentionnés plus haut, Denis-Pierre Filippi reste dans les tranchées classiques des différentes factions réunies sous une même bannière pour mieux se tirer dans les pattes le moment venu. Complots, trahisons, rébellions face à l’autorité en place, … il ne manque finalement que les scientifiques perdus dans la mêlée.

Quant au dessin de Patrick Laumond, si celui-ci époustoufle avec cette nouvelle faune et flore, ainsi que les cités suspendues ou encore les moyens de locomotions futuristes tout en invitant à la nostalgie de l’ère des inventions, il perd un peu de sa superbe au cœur de l’action. Les personnages deviennent vite méconnaissables, surtout quand il prend le parti de dessiner un moment figé dans le temps, comme une photo prise au mauvais moment ; une vue en contrebas, passant entre les jambes d’un personnage en train de se chausser à la hâte par exemple ou encore comme si le focus de l’objectif n’avait pas fini sa mise au point avant de prendre le cliché…

Il n’en reste pas moins que pour les adeptes de science-fiction steampunk, c’est une série fort appréciable sur tous les plans, espérant néanmoins que l’esprit de Filippi se perde davantage dans le surprenant et la plume de Laumond dans la précision des personnages à tout instant.

ShayHlyn.

Un commentaire sur “Terra Prohibita T02 (fin du 1er cycle)

Ajouter un commentaire

  1. Trop fort le steam punk : j’adore ! Mes premières armes en la matière a été avec ‘le régulateur ». Ebloui par les dessins et le scénario rétro-punk
    Bref, et hop dans la PAL …

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :