Le Mur – T3 – Homo Homini Spes

Scénario : Mario Alberti, d’après l’oeuvre d’Antoine Charreyron
Dessin : Mario Alberti
Éditeur : Glénat
64 pages
Date de sortie : 24 mars 2021
Genre : Science-fiction

Parce que c’est ce qu’ils ont fait..; Engranger pour l’avenir et ils se sont damnés…

L’effondrement.

À la naissance de Jen, ses jambes ne fonctionnent pas. Son père, grand penseur du projet Eden, parvient des années après le lancement de sa cité emmurée à trouver un moyen de sauver sa fille  : un orbe à la technologie révolutionnaire qu’il faut placer au niveau du cœur. L’appareil a notamment la faculté d’aspirer de manière autonome les ressources nécessaires à la survie de son porteur. Mais quand Jen et son frère Janus se le font implanter, l’outil est mal réglé. Si mal, qu’il pousse ses hôtes à se nourrir de la vie des êtres alentours. Une fois l’énergie de ces êtres consommée, ces derniers ne meurent pas tout à fait. L’orbe a fusionné en eux, ils en deviennent les esclaves insatiables et cherchent à leur tour une source d’énergie afin de contenter son appétit. C’est ainsi, en se démultipliant, que l’orbe a contaminé Eden, transformant ce lieu de privilèges en cimetière latent. Mais les choses sont sur le point de changer. Le gardien des lieux, l’impitoyable drone Cerberus vient de passer en mode automatique. Tout objet mouvant est dorénavant une cible et seul le courage, l’inconscience et le sacrifice sauront annihiler cette machine à la force de frappe destructrice. Solal, Eva, Jen, Janus, le groupe B.A.S.T.A.R.D.S et Chandra, ils auront tous un rôle à jouer dans le baroud d’honneur de cet ancien paradis devenu enfer.


Dernier tome frénétique et étourdissant pour Le Mur qui, entre la radicalité de  Mad Max  et le nihilisme de  The Walking Dead,  parvient une nouvelle fois à nous plonger dans un maelstrom de poussière, de rouille et de sang. Une prouesse graphique pour un  road movie  sauvage et post-apocalyptique qui, dans la plus pure tradition du genre, nous interroge sur le devenir de l’humanité et les conséquences de nos actes.

Mon avis

Aïe, aïe, aïe mes amis ! Quelle déception. Déception à la hauteur des espoirs que m’avaient donnés les deux premiers tomes. Déception parce que, en dehors de tout jugement sur le contenu effectif de cette BD, je n’ai tout simplement rien compris à ce qui se passait.

Alors, certes, mon Q.I. et moi voulons bien prendre notre part de responsabilité dans ce naufrage que fut la lecture de ce troisième tome mais, au minimum, cette responsabilité est partagée. Partagée notamment avec Mario Alberti le scénariste… Parce que cette histoire d’orbes, de Cerbère mécanique aussi incontrôlable que puissant, de morts-vivants électro-magnétiques et de frangin maudit ça part quand même un peu dans tous les sens.

Et puis, il y a aussi la responsabilité de Mario Alberti le dessinateur. Et là, c’est d’autant plus délicat de vous dire cela moi qui adore son dessin. Oui, c’est encore l’un de ces paradoxes odradekien qui vont me valoir les moqueries de notre boss bien-aimé (A.K.A. Samba), mais je surkiffe totalement le dessin de Mario Alberti. Son trait nerveux, son mouvement et, évidement, ses couleurs (une tuerie ses couleurs)… Mais le rendu global, le découpage et le côté un peu crade poussé à l’extrême rendent tout simplement nombre de pages absolument illisibles graphiquement. En tout cas pour moi. Je l’avais déjà remarqué à la lecture du deuxième tome (que j’avais dû relire pour bien l’appréhender), et cette fois encore, ce fut la même chose. Mais je me dis que ce n’est pas normal d’avoir à relire une BD une deuxième fois pour arriver ne serait-ce qu’à la comprendre au premier degré.

Donc, entre un scénario tout de même assez alambiqué (pour ce que j’ai pu en retirer) et un dessin sublime mais trop fouillis, je me suis perdu. C’est évidemment bien dommage car j’imagine, comme c’était parti, que ça m’aurait sûrement plu… Mais bon… Cette BD rencontrera certainement son public… C’est juste que je n’en fais pas partie…

ScénarioDessinico_Album
coeur_troiscoeur_quatrecoeur_deux_et_demi

Odradek

4 commentaires sur “Le Mur – T3 – Homo Homini Spes

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  1. Les paradoxes odradekiens, j’ai fini par les attendre avec impatience, je suis déçu quand il n’y en a pas. Les chroniques odradek, c’est bientôt un style déposé.

    Aimé par 1 personne

    1. Je pense qu’il s’agit du fameux « paradoxe odradekien » concernant le graphisme un peu crade illisible, mais qu’il « adore » !😜
      Je dois également reconnaître que ce style est très énergique et élégant (on sent que le gars maîtrise et a un énorme talent)… dommage que ça manque un peu de propreté et de netteté à l’encrage.😉

      Aimé par 1 personne

    2. C’est exactement ce qu’a répondu Dgege au dessus ;-). En fait, j’ai mis une bonne « note » pour le dessin parce que j’aime beaucoup son trait et son style mais, en effet, j’aurais sans doute dû « noter » son dessin sur cette BD… Et là, en effet, j’aurais probablement mis 2 ou lieu de 4 tellement son côté fouillis rend le tout très dur à lire et comprendre…

      Aimé par 1 personne

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