Ceux qui brûlent

Scénario : Nicolas Dehghani
Dessin : Nicolas Dehghani
Éditeur : Sarbacane
192 pages
Date de sortie :  avril 2021
Genre : polar

 


« Je vous mets ensemble pour qu’on soit tranquilles mais vous trouvez quand même le moyen de m’emmerder »

 

Présentation de l’éditeur

Une ville rongée par le crime et l’acide…

Les boss ont eu la brillante idée de refourguer à Alex ce boulet de Pouilloux, et c’est pas un cadeau. Faut dire que la police grouille de machos de la pire espèce, qui n’hésitent pas une seconde à reléguer Alex au rang de gamine faiblarde. Alors elle a beau être inspectrice, autant dire que les gros poissons, c’est pas pour elle. Mais elle sait ce qu’elle vaut et elle ne compte pas en rester là. Justement, le timbré qui s’amuse à terroriser les honnêtes gens, en brûlant ses victimes à l’acide, court toujours…

Une occasion en or pour la jeune policière de prouver sa valeur ? Ou un guet-apens dont personne ne sortira indemne ?

 

 

ceux qui brûlent_pl

 

Mon avis

Un pitch intrigant, une couverture qui chatouille la rétine et un graphisme à la ligne claire froide et sombre qui sort des sentiers battus, au service d’un polar noir à l’ambiance poisseuse. Voilà ce que nous offre Nicolas Dehghani pour son premier album de BD.

L’histoire reste toutefois assez classique avec une jeune flic tentant de faire sa place dans un milieu hyper macho à qui l’on colle en binôme un certain Pouilloux, boulet de service, looser né, bavard comme une pie et aussi lourdingue qu’un Boeing 747 chargé d’enclumes. Ce duo improbable qui se voit toujours confié les affaires les plus nulles, se retrouvera au cœur d’une sordide histoire de crimes à l’acide.

Faisant face à leurs doutes, failles et faiblesses, faisant fi des railleries stupides des collègues, ils mettront toutes leurs tripes pour aller au bout de l’affaire. Une affaire qui se révèle à eux presque par hasard et qui prendra une tournure quelque peu …illuminée.

Pour autant, tout est sombre et assez glauque, et même la légèreté et la naïveté du boulet Pouilloux ne suffisent pas a apporter une quelconque lueur dans ce polar dont l’ambiance générale est bien crasseuse.

Le petit plus de ce polar, ce sont ces personnages improbables rongés par leur doutes et dont les fractures se révèlent au même rythme que l’enquête progresse. Une enquête qui passe quasiment au second plan pour laisser place à une sorte de voyage introspectif de deux flics perdus dans les bas-fond d’une société rongée par le crime.

L’autre petit plus, c’est ce dessin atypique, unique, qui se joue des ombres et lumières en utilisant une palette très nuancée de gris bleus, d’aplats noirs et quelques rares tonalités rouges orangées. Une palette de couleurs au service d’un dessin semi-réaliste épuré, à la mise en page aérée qui plonge le lecteur dans un décor moite, froid et peu avenant et rend compte parfaitement de la tension de l’intrigue. Un vrai polar noir !

Loubrun

 

Un commentaire sur “Ceux qui brûlent

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  1. Moi qui suis fan de polars, tu m’as mis l’eau à la bouche avec ta chronique appétissante !
    J’espère pouvoir le dévorer dès que j’en aurai l’occasion !😉

    J'aime

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