Les rivières du passé T01

La voleuse

Scénario : Stephen Desberg
Dessin : Corboz
Éditeur : Daniel Maghen
72 pages
Date de sortie : 11 février 2021
Genre : Aventure, fantastique, intrigue, mythologie.

« On m’appelle Enfer, on m’appelle Stacey, on m’appelle Elle, ou encore Jane. Je n’attire pas l’attention, je n’ai pas de nom. Je suis une voleuse. »

Présentation de l’éditeur :

Linn, jeune paumée et voleuse surdouée, s’empare d’un médaillon égyptien et bascule dans un Paris médiéval. Même endroit, mais autre époque et autre Histoire… À Paris, de nos jours, on suit les pas d’une jeune femme solitaire et sauvage. Elle pratique la seule activité pour laquelle elle est incroyablement douée… Linn est une voleuse ! Son dernier coup de maître : dérober pour le compte du sulfureux Argonovitch un médaillon d’une valeur inestimable. Il s’agit du médaillon du Dieu Aton dont aucune représentation n’existait à ce jour. En essayant d’échapper à la propriétaire du joyau, Linn traverse une porte et se trouve projetée dans un Paris parallèle, moyenâgeux, dans lequel l’Histoire ne s’est pas déroulée de la même façon…

Les rivieres du passe_la voleuse_Daniel Maghen_Desberg et Corboz_extrait

Mon avis :

Voilà bien un titre intriguant… j’ai cru en perdre la tête au début à cause des dates et des décors : ça ne collait pas, mais alors pas du tout ! Comment pouvait-on parler de révolution de 2016 en étant des hommes en perruques et baladés dans un Paris vieillot par un fiacre ? Comme si on avait pris des contemporains de Louis XVI et leur avait fait dire qu’on était déjà en 2021… quoi ?!  C’est ce que je me suis dit de prime abord, puis enfin les mystères se sont dévoilés, j’ai pu comprendre et me retrouver à apprécier cette BD rondement menée !

Avec le résumé des éditions Daniel Maghin, forcément on comprend déjà mieux, mais qu’à cela ne tienne. La surprise, l’intrigue de cette petite introduction sur les différents noms qu’on lui donne : ça créé le suspens, tandis que la frimousse de l’héroïne fait le reste. Elle est belle ! Les autres membres de la gent féminine ne sont d’ailleurs pas en reste : Lamia est l’archétype même de la grande brune ténébreuse. Or c’est elle qui porte le bijou que la pétillante rousse, Linn, doit dérober ; un pendentif égyptien qui devrait répondre à un des plus grands mystères du culte d’Aton !

Les rivieres du passe_la voleuse_Daniel Maghen_Desberg et Corboz_extrait 2

Mais en parlant de mystère : ce qui se passe dans le Paris parallèle, où la monarchie existe toujours avec la mention du roi Louis XXVIII notamment, n’a rien d’historique ! Si les décors, le parlé et la mode ressemble à la Renaissance, les monstres appelés Shayks n’ont rien de commun à notre passé, mais plutôt à l’heroic-fantasy. Ce sont d’obscures créatures, faisant un peu penser à des loups-garous squelettiques et effrayants, massacrant tout homme sur leur passage. Leur but semble être d’envahir Paris et ainsi terrasser le défenseur de la capital et sa garde : le chevalier cerf, un vaillant cavalier dont le heaume porte deux bois de cerf.

À se demander quand même à quel moment tous ces protagonistes vont se retrouver pour enfin démêler toute cette histoire signée Desberg qui, il faut l’avouer, titille les neurones… Sans compter que le dessin de Corboz, tantôt sombre, glauque, tantôt d’un raffinement sans nom surtout pour dépeindre ces demoiselles Linn et Lamia, joue un rôle important dans l’engouement que cette aventure provoque.

En refermant ce tome de 72 pages, on finit par se demander qui sont le chevalier cerf, le maître des portes, … quel est l’obscur passé de Lamia, que peut apporter Linn dans cette recherche archéologique en Égypte ? Tant de questions qui, évidemment, nous font dire : vivement la suite !

ShayHlyn.

2 commentaires sur “Les rivières du passé T01

Ajouter un commentaire

Laisser un commentaire

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑