Azizam

Scénario : Gelsomino.
Dessin : Valeria Guffanti.
Editeur : La boite à bulles.
Sortie :20 janvier 2021..
96 pages.
Genre : tranche de vie.

« Vous êtes devenus avides, mesquins. Des serpents prêts à cracher votre venin les uns sur les autres. »

Le résumé.

Téhéran. A la mort de sa femme, Amir et ses trois enfants : Shirin, Reza et Mohammad découvrent que celle-ci a légué un véritable trésor dont nul n’avait connaissance : un terrain agricole de trois hectares. Si les garçons héritent de la plus grosse part du gâteau, comme le veut la loi iranienne, Shirin découvre quant à elle que sa part contient un trésor inestimable : un noyer.
S’ensuit une querelle entre la soeur et ses deux frères jaloux qui n’auront de cesse d’essayer de récupérer cette parcelle de terrain et son arbre tant convoités. Face à cela Amir, se retrouve désemparé face à des enfants qu’il ne reconnaît plus.

Mon avis.

Au boulot, je travaille avec pas mal de collègues d’origine arabe et j’ai souvent remarqué que l’argent avait une place prépondérante dans leur esprit. Et cette BD n’a fait que renforcer cette impression.
Azizam nous invite à suivre une famille obnubilée par l’oseille à Téhéran. L’histoire aurait pu se passer dans n’importe quelle autre ville du monde, le propos est assez universel mais on y trouve quelques détails comme la nourriture ou des coutumes qui font qu’on y croit. Il faut dire que sa scénariste, Gelsomino est d’origine iranienne, ce qui explique le coté authentique de cette immersion contemporaine.
Le dessin de la jeune illustratrice transalpine (son premier ouvrage!) est une belle réussite, à la fois très vivant et pétillant. Son trait m’a fait penser à celui d’Anlor, une belle référence donc et qui s’inscrit bien dans la mouvance actuelle. Indéniablement, une dessinatrice qui sera à surveiller pour ses prochaines réalisations. Bravo !
Par contre, je la verrai plus dans une comédie que dans une tragédie comme ici. Car oui, cette famille qui se déchire en permanence est au final bien triste. L’expression «l argent ne fait pas le bonheur» est on ne peut plus juste, il est même souvent source de conflit quand on le sacralise ainsi.
Heureusement la lecture se fait sans soucis, c’est rythmé avec quelques scènes assez burlesques mais avec un ton doux-amer tout comme pour sa fin.
Après ma lecture, je me suis dis que pour un pays sous domination religieuse, nos faux héros ont cumulé pas mal de péchés capitaux comme l’avarice, l’envie et la colère, pas très glorieux tout ça ! Du coté positif, on a découvert deux jeunes auteures assurément à suivre.
 Je terminerai sur ce proverbe arabe que je trouve très juste «Que Dieu vous mette l’argent dans les poches, mais non dans le cœur.»



Samblé.

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