Sur la route de Whiskyville

Scénario : Macon Blair
Dessin : Joe Flood
Éditeur : Rue de Sèvres
165 pages
Date de sortie :  août 2020
Genre : aventure


Une aventure déjantée à la poursuite du bonheur et de la liberté.

 

Présentation de l’éditeur

Dans les années 30, alors que Jed et Thanny sillonnent le pays à la recherche de la légendaire ville des alcools, ils sont poursuivis sans relâche par le redoutable sergent de la gare de triage Ronan O’Feathers, qui leur reproche à tort, la mort de sa femme suite au vol d’une banale tourte. Fuyant O’Feathers et sa bande, nos vagabonds rencontrent une succession de personnages totalement décalés. Certains sont des loosers, d’autres sont cruels et cupides. Dans tous les cas et bien souvent par accident, Jed et Thanny se sortiront de situations ubuesques tout en laissant sur leur passage, le souvenir d’un chaos.

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Mon avis

Le thème du vagabond sillonnant les routes d’Amérique en sautant de train en train et vivotant tant bien que mal fait complètement partie de l’imagerie des États-Unis. Laissés pour compte d’une société capitaliste impitoyable ou marginaux par choix et par soif de liberté absolue, les « hobos » comme on les nommaient alors, vivent de petits boulot, de rapines, d’amour et d’eau fraiche et de rêves. Ils n’ont rien d’autre que ce qu’ils portent sur eux, et pour le reste, ils se servent là ou ils peuvent. C’est ce que font Jed et Thanny. Sillonnant le pays à la recherche du mythique eldorado des hobos, Whiskyville, les voilà attirés par les délicieuses effluves d’une tourte reposant sur le bord d’une fenêtre. Ils s’en emparent, ce qui provoquera tout un tas de catastrophes à commencer par la mort de la cuisinière qui, pour se défendre, a fait usage d’une arme défectueuse qui lui a arraché la main.

S’ensuit une folle cavale durant laquelle les deux lascars doivent échapper au flic O’Feather, mari de la cuisinière, prêt à tout pour arrêter les deux maraudeurs.

Une intrigue ultra simple, pour ne pas dire simpliste, mais au rythme endiablé et animée de personnages forts en gueule assez attachants. Le périple des deux vagabonds les mène vers de multiples rencontres et permet d’aborder plusieurs sujets comme l’alcoolisme, la violence aveugle des autorités, le rejet des gens « pas comme les autres » et leur exploitation dans les foires aux monstres. Même si c’est un peu long, on se laisse embarquer dans cette cavale totalement déjantée, mais qui garde des accents de fraicheur et de poésie donnant à ce récit un côté conte qui se termine sur une petite note lumineuse.

Cette route de Whiskyville, c’est tout simplement une très sympathique ode à la liberté.

Loubrun

 

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