Les chefs-d’oeuvre de Lovecraft – tome 4

La couleur tombée du ciel

Scénario : Gou Tanabe
Dessin : Gou Tanabe
Éditeur : Kioon
184 pages
Date de sortie :  mars 2020
Genre : horreur, fantastique


« ici, pas la moindre végétation. Rien qu’une fine poussière ou cendre grise que nul vent ne semblait jamais soulever »

Présentation de l’éditeur

Un projet de barrage promet d’engloutir toute une vallée reculée de la campagne américaine. Bizarrement, son dernier habitant se réjouit de voir le lieu disparaître sous les flots, en particulier la parcelle de terrain voisine… Les Gardner y ont vécu paisiblement pendant des années, jusqu’à ce que la chute d’une météorite juste devant leur maison fasse basculer leur quotidien.
Des scientifiques ont tenté d’étudier ce roc venu de l’espace, sans succès. La matière ne ressemblait à rien de connu et se distinguait par sa couleur inexistante sur Terre… Après cet événement, la faune et la flore ont commencé à s’altérer, les phénomènes étranges se sont multipliés, entraînant la famille Gardner dans une spirale de malheurs…

la couleur tombée du ciel_pl

Mon avis

Gou Tanabe poursuit son incursion dans l’univers de Lovecraft. Sa première adaptation, Les Montagnes hallucinées, fut une belle réussite plébiscité par le public et la critique (prix Asie de l’ACBD 2019). Plus classique, La couleur tombée du ciel n’en n’est pas moins efficace question épouvante, angoisse et horreur. Lovecraft nous emmène ici au plus profond de la folie et nous renvoie nos propres peurs et doutes. Pour cela il met en scène une forme de vie extraterrestre qui ne ressemble à rien de connu et a laquelle l’imagination la plus débridée aurait du mal à croire.

Le récit qui commence de manière assez banale monte en puissance dan l’horreur et finit par être glaçant.

Gou Tanabe s’empare efficacement de cette nouvelle et réussit l’exploit de rendre visible cette couleur avec un dessin en noir et blanc. Son dessin fouillé est très évocateur et contribue parfaitement à cette ambiance angoissante qui grandit au fil du récit. On pourra juste reprocher, histoire d’être un peu tatillon, les yeux systématiquement exorbités des personnages.

Moins originale et moins effrayante, mais plus accessible que Les Montagnes Hallucinées, cette nouvelle adaptation reste une belle réussite.

On peut saluer au passage le beau travail éditorial avec cette reliure en simili cuir bleu du plus bel effet.

Loubrun

 

 

 

 

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