Swan – tome 2 – le chanteur Espagnol

Scénario : Néjib
Dessin : Néjib
Éditeur : Gallimard BD
156 pages
Date de sortie :  5 février 2020
Genre : aventure, art


« Le dessin de torse est un exercice ingrat … je le sais mes enfants… mais c’est un incontournable de l’école impériale des Beaux-arts ! « 

 

Présentation de l’éditeur

Swan et son frère Scottie ont enfin intégré les Beaux-Arts de Paris. Mais leur vie d’étudiante s’avère plus compliquée que prévu : Scottie ne reçoit que des critiques acerbes de ses professeurs quand sa sœur, désormais travestie en homme, excelle en tout point. Son talent lui vaut même d’être pressentie pour le Prix de Rome et suscite une jalousie mauvaise chez ses camarades… Parviendra-t-elle à déjouer les pièges qui lui sont tendus ? Entre rivalités et coups du sort, le destin des Manderley semble plus incertain que jamais.

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Mon avis

Nous retrouvons nos deux américains à Paris, artistes peintres en herbe avec la jeune Swan intégrant les Beaux Arts travestie en garçon. Eh oui, en ce milieu du XIXè siècle si la présence des femmes n’est pas formellement interdite aux Beaux Arts, elle n’y est pas pour autant souhaitée.

Néjib poursuit son immersion dans l’univers de l’impressionnisme naissant en proposant cette fiction où se rencontrent de vrais personnages et des personnages fictifs.

Il réussit à donner de l’intérêt et un côté romanesque à ce feuilleton, car cette histoire se lit comme tel, en inventant cette histoire de jeunes américains cousins de Degas voulant intégrer les Beaux Arts. Ainsi, il peut créer des situations rocambolesques en larguant dans ce microcosme artistique parisien deux personnages qui n’en connaissent pas les codes et donc les transgressent plus ou moins malgré eux.

L’intérêt aussi de cette fresque est de montrer l’évolution de la peinture. On y voit l’émergence de ce nouveau courant pour l’époque qui tend à faire sortir les peintres de leurs ateliers. Ainsi, le frère de Swan qui n’est pas doué dans la peinture académique des modèles prodiguée par les Beaux-arts se révèle pleinement dans la peinture en extérieur préfigurant le mouvement impressionniste.

Avec un dessin simple, épuré, qui va à l’essentiel et reste malgré tout très expressif, Néjib nous livre un roman historique fort bien documenté, sans nous assommer de dates ou références historiques barbantes, privilégiant l’intrigue romanesque au détail historique pointilleux.

Il y aura une suite avec « le déjeuner sur l’herbe »

Loubrun

 

 

6 commentaires sur “Swan – tome 2 – le chanteur Espagnol

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  1. Apparemment ta note scénaristique n’engage déjà pas trop à lire… mais que dire alors des dessins moches et des couleurs fades ?… pour traiter un sujet sur les beaux arts !
    Je pense que ça aurait mérité un dessin plus attractif !
    Pfiouu, ça ne m’intéresse vraiment, pas du tout !😩
    En plus, je ne comprends pas la présentation de l’éditeur « … leur vie d’étudiante » pour un frère et une sœur ?😲

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  2. les dessins ne sont pas moches. ils sont simples, épurés et malgré cette simplicité et cette épure ils sont très expressifs.
    c’est quoi exactement du beau dessin pour toi ? c’est du réalisme poussé à l’extrême comme du Jigounov ou du Grenson ? moi je pense qu’il n’y a pas que le dessin réaliste qui puisse être qualifié de beau.

    pour la présentation de l’éditeur, ça doit être une coquille je pense . il faut lire « leur vie étudiante »

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  3. Du beau dessin pour moi, ce n’est pas du réalisme poussé à l’extrême, mais juste un graphisme attractif et plutôt soigné et élégant mis en valeur par des couleurs en phase avec l’ambiance souhaitée.
    Bref, qui donne envie de lire l’album. Tout le contraire de celui-là (qui traite en plus de l’art !😲) que je trouve moche avec des couleurs ternes que je n’apprécie pas du tout.
    Cerise sur le gâteau, les bulles sont à la limite du lisible avec une écriture bâclée.
    C’est donc graphiquement rédhibitoire.☹️

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    1. non, non, les bulles sont parfaitement lisibles, ce sont tes yeux qui doivent fatiguer 😉

      sinon, il y a des dessins qui donnent envie de lire l’album et finalement l’album est nullissime ou au mieux sans intérêt.

      en BD, le dessin attire (ou pas) c’est vrai, mais c’est l’histoire qui capte l’attention et l’intérêt du lecteur et permet éventuellement d’apprécier un dessin qui peut-être à priori peu attirant.

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      1. On est bien d’accord que c’est le scénar qui prime sur la valeur d’une lecture, encore faut-il que le dessin ne soit pas « répulsif ». J’ai le souvenir d’une exception de réticence pour les Lapinot que je me suis décidé à lire un jour. J’ai été séduit par les histoires et fini par apprivoiser le dessin, mais c’était de l’humour, et puis les couleurs étaient belles !😜
        J’espère que Samba sera satisfait de ce genre de débat qui alimente son blog !🤔

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