Le vagabond des étoiles – première partie

Scénario : Riff Reb’s
Dessin : Riff Reb’s
Éditeur : Soleil
96 pages
Date de sortie :  23 octobre 2019
Genre : adaptation, aventure


Magistralement adapté en deux volumes par Riff Reb’s, Le Vagabond des Étoiles est un sublime hommage à l’un des chefsd’oeuvre de Jack London.

Présentation de l’éditeur

San Quentin. Dans la prison d’État de Californie, Darrell Standing, ingénieur agronome, s’apprête à être pendu. Pour supporter les tortures que lui infligent les geôliers, il s’évade au gré de voyages astraux dans des vies passées.
Il se retrouve sous les traits du comte Guillaume de Sainte-Maure au coeur du Paris de Louis XIII ; sous ceux d’un enfant sur les pistes de la conquête de l’Ouest ; en ermite hystérique ; en migrante irlandaise ; ou encore en Viking devenu soldat romain…

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Mon avis

Riff Reb’s s’était fait remarqué en 2012 avec une adaptation sublime d’un roman de Jack London, Le loup des mers. L’adaptation littéraire, il aime ça Riff Reb’s, surtout quand il y a de l’aventure mêlée à un message social fort. C’est le cas de ce roman de Jack London, son dernier publié en 1915 aux État-Unis et en Angleterre, dans lequel il dénonce avec force et subtilité la brutalité de l’univers carcéral de l’époque. Dans ce roman, il sait de quoi il parle, ayant été lui-même enfermé pour vagabondage.

On ressent dans cette adaptation toute la puissance du texte restitué au plus juste par Riff Reb’s. La force du récit et de l’engagement des auteurs – aussi bien London que Riff Reb’s – se dégage de chaque page et à chaque passage, qu’il soit fantastique ou réaliste. Car ce récit est sans cesse sur le fil du rasoir entre réalité glaçante des conditions carcérales et onirisme fantastique lors des évasions imaginaires du détenu. La puissance de l’esprit et de l’imagination se révèle plus forte que la puissance des coups et de la réalité.

Beaucoup plus qu’un procès contre l’univers carcéral cet ouvrage se veut un hommage à la puissance de l’imaginaire. On passe ainsi en quelques pages d’une violence brute à un onirisme teinté parfois de poésie.

Le dessin de Riff Reb’s est d’une beauté envoûtante. Ceux qui ont lu ses précédentes adaptations de London ou Mac Orlan le savent déjà. Usant de teintes monochromes sépia, vertes, bleues ou rouges, correspondant chacune à une ambiance ou contexte bien particulier, les images parlent souvent d’elles-mêmes. Les images sont sombres, mais le trait est précis, détaillé, et les personnages très expressifs.

N’ayons pas peur des mots : par le fond et la forme, cette adaptation, qui comptera deux albums, est tout simplement magistrale.

Loubrun

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