Elle s’appelait Sarah.

Dessin : Horne
Scénario : Bresson Pascal.
Editeur : Marabulles
207 pages.
Sortie :7 novembre 2018.

« Pourquoi toute cette haine ? Moi, je n’ai jamais haï personne dans ma vie ! A l’exception d’une institutrice, elle m’avait punie parce que je ne connaissais pas ma leçon ! »

Le résumé.
Paris, juillet 1942 : Sarah, une fillette de dix ans qui porte l’étoile jaune, est arrêtée avec ses parents par la police française, au milieu de la nuit.
Paniquée, elle met son petit frère à l’abri en lui promettant de revenir le libérer dès que possible. Paris, mai 2002 : Julia Jarmond, une journaliste américaine mariée à un Français, doit couvrir la commémoration de la rafle du Vél d’Hiv. Soixante ans après, son chemin va croiser celui de Sarah, et sa vie va changer à jamais.

elle s'appelait Saraht

Mon avis.
Elle s’appelait Sarah, magnifique roman de Tatania de Rosnay (aussi adapté au cinéma) est l’histoire de deux familles que lie un terrible secret. C’est aussi l’évocation d’une des pages les plus sombres de l’occupation. Il contribue, à sa manière, au devoir de mémoire.
Cette BD est à la fois une belle histoire avec des personnages attachants mais aussi une terrible tragédie… Une lecture dont on ne sort pas intact car les faits sont éprouvants.
La rafle du Vel d’hiv, tout le monde en a déjà normalement entendu parler. C’est un événement pas « très glorieux » de l’histoire de France. Mais c’est en rentrant dans les détails que cette rafle devient réellement infamante. La cruauté, l’excès de zèle des gendarmes, le désintérêt de la majorité, la haine sont vraiment un rappel tel un tocsin à ce qu’était le nazisme et le gouvernement de Vichy.
Le dessin de Horne ne plaira certainement pas à tout le monde mais j’ai apprécié son aquarelle douce pour les « bons » (les seuls à être colorés) ou sombre et inquiétante pour les mauvais ou les indifférents.
D’ ailleurs on pourrait se poser la question, de quelle couleur aurait-on été dessiné si on avait vécu à cette époque. La réponse n’est pas si évidente que ça !
Heureusement que dans cet océan de haine ou d’indifférence, on avait quelques « justes » pour nous rappeler qu’il y avait aussi des êtres sociaux et compatissants. J’imagine aussi que ceux qui liront cette BD seront plutôt du côté des « colorés » et que les « sombres » s’entêteront encore un peu plus dans leurs « certitudes ».
C’est aussi une fameuse brique que ce roman graphique (207 pages) que j’ai engloutie en plusieurs étapes (il y a en effet quelques petites longueurs). Le sujet n’étant pas facile à encaisser, ce n’est pas une lecture « détente » qui s’offre à vous. Mais plutôt à un révélateur de conscience.

Samba.

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