Les tableaux de l’ombre

Auteur : Jean Dytar
Éditeur : Delcourt
Date de sortie : 9 mai 2019 
Genre : documentaire, fantastique, aventure, arts

« C’est à cause de la BD, m’dame ! […] Ah ! Alors c’est à cause de Cyprien, plutôt. […] Vous ne connaissez pas Cyprien ? Mais c’est un youtubeur hyper célèbre ! […] Il fait des vidéos… il est suivi par des millions de gens ! […] Il vient d’en poster une où il parle des  »tableaux de l’ombre ». Il a trouvé la BD Cool. Il fait même une apparition !  »

Présentation de l’éditeur :

L’esprit de révolte gagne le musée du Louvre ! Jean Dytar donne enfin la parole aux oeuvres en manque de notoriété et offre aux enfants l’occasion de réfléchir aux avantages et aux inconvénients de la célébrité.

Parmi les oeuvres exposées au Louvre, certaines n’attirent l’attention d’aucun visiteur. C’est le cas de cette série de petites toiles, allégorie des cinq sens, dans laquelle Tobias symbolise l’ouïe. Quand un petit garçon l’honore d’un véritable regard, le musicien ne se doute pas que cet écolier va bouleverser les choses deux décennies plus tard, l’année même de la révolte des tableaux de l’ombre…

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Mon avis :

Quand on parle du Louvre, les gens ont tendance à penser à la Joconde et la pyramide de verre dans la cour ; certains songeront même peut-être au film/roman « le Da Vinci Code », mais qui penserait à « l’allégorie des cinq sens » d’ Anthonie Palamedes ?

De quoi ? De qui ? Je fais partie de ces gens qui ne connaissaient absolument pas jusqu’à ce que j’ouvre cette bande-dessinée remarquable. Dans un dessin des plus classique, encore un à me faire penser à Albert le cinquième Mousquetaire (allez savoir pourquoi) mais qui dépeint suffisamment bien et de manière élogieuse les œuvres que nous pouvons retrouver dans ce musée de renom.

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Non seulement nous y découvrons des tableaux un peu trop oubliés par le public, mais également la « rançon de la gloire » pour les plus populaires. En prêtant vie aux différentes célébrités de peinture ou de pierre présentes au Louvre, certains sont affublés de malformations, d’autres de sentiments divers liés à la notoriété qui est la leur. C’est ainsi que nous retrouvons un Printemps d’Arcimboldo imbu de sa personne et une Joconde proche du burn-out.

Là où Jean Dylar a fait fort, c’est de suivre un fil conducteur particulier remontant à son enfance quand il s’est retrouvé perdu devant ces 5 petites toiles pour en faire une BD bien des années plus tard, ouvrage qui sera lui-même repris dans ses propres pages, en usant de l’effet du « tableau dans le tableau », laissant rêver le lecteur qu’il est lui-même dans une planche d’une BD où on le verrait lire « les tableaux de l’ombre » qu’il est justement en train de lire à la même page.

J’ai trouvé cette astuce, couplée à cette chronologie de l’auteur fort ingénieuse. Ajoutées à cela les aventures nocturnes des œuvres du Louvre à l’instar du film « une nuit au Musée » et le compte est bon.

Ça donne envie d’aller au Louvres tout ça !
ShayHlyn

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