Jane

Scénario : Aline Brosh McKenna
Dessin : Ramon K. Pérez
Editeur : Glénat
224 pages
Parution : 20 février 2019
Adaptation, romance, tranche de vie

Une adaptation moderne du monument littéraire de Charlotte Brontë

Présentation de l’éditeur :

Ayant connu une enfance malheureuse dans une petite ville de la Nouvelle Angleterre, Jane décide de partir vivre à New York pour se lancer dans des études d’Art. Bien obligée de se trouver un job pour payer son école, elle est embauchée comme nounou pour le compte d’un puissant et mystérieux homme d’affaires, Rochester. Veuf, constamment en déplacement pour son travail, il laisse à la jeune femme les clés d’un immense appartement, visiblement hanté de secrets, et la charge de son adorable fille, Adèle, une enfant solitaire, comme elle, dont elle se lie très vite d’amitié. Mais alors qu’elle prend ses marques et s’adapte à sa nouvelle vie, Jane se retrouve prise dans une spirale romantique, faite d’intrigues et de dangers… Au-delà de ses rêves d’enfance les plus fous.

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La scénariste star Aline Brosh McKenna (Le Diable s’habille en Prada, Crazy Ex-Girlfriend) fait ses premiers pas en bande dessinée en compagnie du multi-primé Ramon K. Pérez (Jim Henson’s Tale Of Sand), avec cette adaptation contemporaine et réinventée du classique de Charlotte Brontë : Jane Eyre. Un roman graphique moderne, d’une grande richesse littéraire et romanesque, nommé deux fois aux Eisner Awards 2018 (Best Publication for Teens, Best Inker).

Mon avis :

À l’instar de Bridget Jones qui s’est inspiré du célèbre « Orgueil et préjugés » de Jane Austen, notamment pour nommer ses héros masculins, Jane s’inscrit comme une adaptation moderne du célèbre roman d’Emily Brontë : « Jane Eyre ».

Toutefois, qu’on se le dise : l’autrice, déjà connue pour des adaptations célèbres au cinéma comme, par exemple, « Le Diable s’habille en Prada », a ici laissé libre cours à son imagination afin d’ouvrir les champs de possibilités de son héroïne. Bien que les grandes lignes du roman soient respectées, la transposition à notre époque ne pouvait se faire sans quelques modifications.

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Ainsi Jane se retrouve être étudiante en arts plastiques et son emploi de gouvernante ne lui prend pas tout son temps. L’intrigue concernant l’épouse de Rochester devient alors une mission digne d’un James Bond, faisant ainsi de Jane une sorte de James Bond Girl pas aussi réservée que l’héroïne imaginée par Emily Brontë.

En effet, Jane, dont on découvre une partie de son passé en début d’ouvrage, se montre plus loquace et têtue que la créature lutine du roman original. Lorsque l’on sait que Jane et une adaptation moderne de Jane Eyre, on aurait pu espérer une autre description de la jeune femme. Il est très difficile de ne pas faire la comparaison avec le film de 2011 avec Mia Wasikowska dans le rôle principal qui, lui, suit nettement mieux la trame littéraire.

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Ce petit accroc mise à part, le dessin très américain dépeint une jeune campagnarde venue étudier à New York. Des pages ressemblant davantage à un storyboard qu’un comics mais avec une telle précision et un tel savoir-faire qu’on se laisse facilement prendre au jeu. Un style qui n’est pas sans rappeler les roman-photo qu’on peut retrouver dans différents magazines pour femmes qui s’ennuient au point de suivre les pérégrinations amoureuses de jeunes gens à qui il est facile de s’identifier.

Pour ma part, grande fan des romans d’époque, notamment de Jane Eyre, je suis ressortie de ma lecture mi-figue mi-raisin. Partagée entre l’appréciation de l’aventure, au graphisme attractif et le trop plein de libertés prises par l’autrice. Ce qui n’empêche pas d’en faire une très agréable lecture pour les fans de romances modernes telles que Bridget Jones et compagnie…

 

ShayHlyn

 

3 commentaires sur “Jane

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    1. C’est drôle, je me suis fait exactement la même réflexion… mais c’était pour mi-raisin ! 😜… mais la réponse est cohérente et à l’image de son autrice, généreuse ! 😘

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  1. Subjectivement oui, objectivement : le 8 est mérité. Fan de « Jane Eyre », j’ai été « dérangée » par certaines incohérences avec l’oeuvre originale, mais en soi, quand on fait abstraction des détails : c’est une bonne lecture, une bonne ambiance.

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