Nestor Burma – tome 12 – Corrida aux Champs-Élysées

Scénario : Nicolas Barral
Dessin : Nicolas Barral
Éditeur : Casterman
96 pages
Date de sortie :  janvier 2019
Genre : Policier, adaptation


 » – Vous êtes bien silencieux…

– Je repensais à une vision furtive dans un décolleté plongeant et asymétrique… »

Présentation de l’éditeur

Années 50, Burma sort à peine d’une mission bien agréable, puisqu’il servait de garde du corps à une starlette de cinéma dont, bien sûr, il est tombé amoureux. Désœuvré, il prolonge son séjour dans l’hôtel des Champs-Élysées où résidait sa cliente et traîne à quelques avant-premières, invité par son pote Covet, journaliste au Crépuscule. Aussi, lorsqu’une actrice sur le retour est trouvée morte d’une overdose, est-il aux premières loges pour mettre son nez dans les affaires louches du show-business.

nestor burma t12_pl

 

Mon avis

Septième roman de Leo Mallet dans la série des Nouveaux mystères de Paris paru en 1956, Corrida aux Champs-Élysées met en scène Nestor Burma pour la 13ème fois en BD. Vous avez bien lu, et il n’y a pas de faute de frappe. Bien que cet album porte le n°12, il s’agit bel et bien de la treizième aventure de Burma en BD. La faute à un caprice de numérotation des tomes à partir du onzième qui est curieusement devenu n°10. Pour continuer dans cette étrangeté, le catalogue figurant au 4è plat de ce volume ne mentionne pas le troisième tome « Une gueule de bois en plomb« . Bizarre tout ça ! ça mériterait bien une petite enquête… Si Casterman pouvait nous éclairer sur ce mystère …

Bref, revenons au mystère plus intéressant que nous propose Nicolas Barral dans cette nouvelle adaptation de Malet qui envoie notre détective parisien dans le très chic 8ème arrondissement de la capitale française. Comme dans tout bon Burma qui se respecte, l’histoire démarre gentiment par un petit meurtre qui en amènera d’autres, et notre sympathique et désinvolte Nestor va mener bon train son enquête, sans oublier de prendre et de distribuer au passage quelques châtaignes et pruneaux. Et comme dans tout bon Burma qui se respecte, vient un moment où on ne comprend plus rien, tant les situations n’en finissent plus de rebondir. Mais heureusement, comme dans tout bon Burma qui se respecte, le détective est efficace et la pelote qu’il s’échine à démêler durant 90 pages finit par révéler clairement son lot de fils et d’explications. Car, comme dans tout bon Burma qui se respecte, Nestor est bavard et son sens légendaire de la répartie et du dialogue accentué d’une bonne gouaille parisienne, non seulement nous amuse, mais nous aide à garder le cap.

Donc, comme dans tout bon Burma qui se respecte, ne jamais s’inquiéter d’être à un moment ou un autre dans le brouillard. Même si c’est au pont de Tolbiac.

nestor burma t12_e01

Graphiquement, les dessins sont largement à la hauteur, même si j’aurai toujours une préférence pour le trait en noir et blanc de Tardi. Mais ne tombons pas dans la nostalgie facile, Nicolas Barral s’est fort bien approprié le style Tardi et même avec la couleur il restitue très bien les ambiances polar et Paris des années 50, que l’on imagine en lisant les romans.

Enfin, si vous aimez les p’tits polars, les années 50, les romans de Léo Malet et Nestor Burma en particulier, vous ne serez pas déçu par cette sympathique enquête menée dans le milieu du showbiz par le plus cynique, et néanmoins sympathique, des détectives privés de Paname.

Loubrun

 

 

 

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