La montagne invisible – Tome 1 – Le disque de Kailash

Scénario : MAKYO, Frédéric RICHAUD
Dessin : LEOMACS
Éditeur : Delcourt
Date de sortie : 17 octobre 2018
56 pages
Genre : Aventures, Esothérique

Makyo et Richaud ont apparemment fait un gros travail de recherches, que ce soit au niveau des légendes et autres aspects ésotériques, mais aussi en ce qui concerne les lieux où se situe l’action

Présentation de l’éditeur

Lorsqu’on sauve une vie, on sauve peut-être celui qui sauvera le monde. Les auteurs illustrent cette proposition par une aventure hors du commun mettant en scène un linguiste juif, un officier nazi et leur descendance…

Un mystérieux disque d’argile vieux de 3000 ans découvert en Inde semble donner accès à une fabuleuse montagne invisible. La légende prétend que celui qui parvient à apercevoir cette montagne reçoit un don inestimable. C’est pour tenter de la découvrir que Zacharie Kahn, jeune philosophe juif, et Gunther Gruber, informaticien allemand, vont unir leurs efforts.

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Mon avis

Bon, évacuons d’abord ce qui fâche et l’on pourra ensuite se concentrer sur les qualités de cet album. Donc, au risque de me répéter, j’ai vraiment beaucoup de mal avec la mise en couleur de cette BD. A vrai dire, il ne s’agit pas uniquement de celle-ci, mais d’une très grosse partie de la production de Delcourt. J’imagine que ce style de travail sur les nuances de lumières (beaucoup trop marqué ET systématique à mon goût) doit être apprécié par le lectorat de ce vénérable éditeur, mais, franchement, pour moi, ça gâche le plaisir.

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Ceci dit, je crois que grâce à la lecture de ce tome 1 de La montagne invisible, j’ai peut-être enfin compris ce qui me gênait tant avec ces mises en couleurs. En fait, c’est le décalage entre l’aspect photographique ultra-réaliste rendu par tous ces dégradés dans les ciels ou sur les personnages et le dessin lui-même qui me choque à chaque fois. C’est normal, le trait, aussi réaliste soit-il (et il ne l’est pas si souvent…), ne peut suivre la qualité quasi-photographique des coloristes. D’ailleurs, on voit souvent des ciels qui sont en fait des photos de ciels un peu « cradifiées » (Dgege, je t’offre ce néodradekologisme) et qui jurent avec le reste du dessin… Car oui, le reste de la case est un dessin et, quels que soient les caques utilisés, l’une est une photo et l’autre est un dessin. Artistiquement, on peut certes les marier, mais faire ça discrètement dans une case de BD, perso, ça me fait tiquer… Encore une fois, ce n’est que mon petit avis qui ne vaut pas plus que celui des gens qui apprécient ces horreurs… 😉

Mais, sinon, j’ai trouvé le dessin globalement pas mal à part peut-être Zacharie qui n’a pas toujours la même tête (un coup c’est le beau-gosse et la case d’après je ne le laisserais pas caresser mon chien dans la rue). Mais, globalement, c’est assez propre côté dessin.  En tout cas, si la couleur ne me gênait pas tant, ça irait vraiment bien. Certains remarqueront sans doute une possible propension à la sériephilie chez Léomacs. En effet, plusieurs de ses protagonistes ressemblent à des personnages de séries. Par exemple, Guther Grubber, le frère de Nina, fait un peu penser au professeur de la Casa de Papel ; et l’homme de main de Lido Weber a des airs de Mike Ehrmantraut dans Breaking Bad.

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Mais le mieux reste tout de même le scénario. Parce que là, je suis agréablement surpris. Moi qui ne suis pas très fan d’ésotérisme, je trouve que le mystère autour de cette histoire de montagne invisible est à la fois bien amené et bien entretenu. Makyo et Richaud ont apparemment fait un gros travail de recherches, que ce soit au niveau des légendes et autres aspects ésotériques, mais aussi en ce qui concerne les lieux où se situe l’action. En tout cas, ça donne envie de savoir quelle va être la suite. Certes, je trouve un peu exagérée la réaction de Zacharie qui est prêt à partir au bout du monde, d’abord en Israël et ensuite au Népal pour sauver cette fille qu’il ne connait au final que très peu mais pour qui les scénaristes lui prêtent des sentiments amoureux très (trop ?) forts. Mais, bon, vu que les évènements s’enchaînent plutôt bien, on passe outre.

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En tout cas, je vais attendre la suite de ce diptyque (autre bonne nouvelle !) avec une certaine impatience.

 

Odradek

 

 

2 commentaires sur “La montagne invisible – Tome 1 – Le disque de Kailash

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  1. Dire qu’avec moi, j’aurais simplement marqué « un décalage entre le trait du dessin et une colorisation trop moderne  » et hop emballé mais on aurait pas eu droit à nos néodradekologismes préférés.

    Aimé par 2 personnes

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