Texas Jack

Scénario : Pierre Dubois
Dessin : Dimitri Armand
Éditeur : Le Lombard
120 pages
Date de sortie :  Novembre 2018
Genre : western


« J’agis selon vos ordres… semer la terreur. Ce n’est pas ce que vous vouliez, cachés derrière vos manières de ne pas y toucher et vos plastrons blancs amidonnés ? »

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Présentation de l’éditeur

Texas Jack est un as du revolver. Mais contrairement à sa légende, il n’a jamais exercé ses talents ailleurs que dans un cirque. Il reçoit un jour un défi : partir à l’Ouest, affronter le sanguinaire Gunsmoke et sa horde de tueurs. La mission est suicidaire, mais impossible de refuser sans perdre sa réputation.
Heureusement pour Texas Jack, Gunsmoke est aussi la cible du marshal Sykes…

 

Mon avis

Après le succès de Sykes il y a trois ans, Pierre Dubois et Dimitri Armand reprennent la piste pour nous proposer à nouveau un western qui sent la poudre et le sang.

Fait dans la même veine, les auteurs utilisent dans ce Texas Jack les mêmes recettes qui font le succès de ce genre en y apportant une fois de plus une petite pointe d’originalité. Ils mêlent aux héros et aux salopards un simple saltimbanque qui gagne sa croûte en faisant le show avec son revolver. Texas Jack est un fin tireur et son talent pourrait bien servir à autre chose qu’à épater la galerie et divertir les badauds de la côte Est. En effet, il pourrait bien être l’homme de la situation pour mettre fin aux agissements du sanguinaire Gunsmoke. Il faudrait pour ça qu’il quitte la scène de son Wild West Show et qu’il arpente les terre boueuses de l’Ouest.

Pas facile quand on est juste comédien de devenir un vrai héros et de se confronter à la réalité. Mais il accepte la mission, pour au moins ne pas ternir sa réputation face à son public. D’autant qu’il a quand même un vrai talent avec son six coups !

En grattant un peu, on trouve derrière ce western à la structure classique, une histoire profonde, intense, qui traite notamment du sens des responsabilités et la mise à profit du bien commun de ses compétences. Mais on peut aussi lire ce western juste pour ce qu’il offre en surface : un récit âpre et violent rempli de personnages aux tempéraments bien trempés, particulièrement Amy, seule femme du récit qui sait se faire respecter par les brutes qu’elle côtoie tous les jours.

Comme dans Sykes, visuellement c’est du grand art. Les paysages grandioses, les scènes immersives et certains plans assez osés font de cet album un enchantement pour les yeux. Et pourtant, le récit ne s’y prête pas franchement tant la violence est prégnante. Le rendu graphique est si fort, que cette violence vous prends aux tripes notamment la scène d’ouverture qui n’est pas sans rappeler celle du film « Il était une fois dans l’Ouest » de Sergio Leone. Heureusement, il y a un bon équilibre entre contemplation et action ce qui offre au lecteur un rythme de lecture somme toute assez posé.

Voilà donc encore un superbe western, brillamment illustré et mis en scène que je recommande chaudement aux amateurs.

Loubrun

 

 

 

A noter qu’il existe une version en Noir & blanc. Les planches de Dimitri Armand en noir et blanc sont exceptionnelles.

Je remercie Dimitri Armand qui, en pleine séance de dédicace de tirages limités version Noir et Blanc dans l’excellente librairie BD Flash de Rambouillet, a bien voulu me faire une petite signature sur mon exemplaire.

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