Moi René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag IIB

Après la guerre

Scénario et dessin : Tardi
Editeur : Casterman
144pages – cartonné
Parution : 28 novembre 2018
Biographie (avec un peu d’autobiographie)

Le final du récit le plus intime de Tardi.

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A son retour de captivité en 1946, René Tardi et sa femme ont un fils, Jacques. N’ayant pas trouvé de travail, René reste dans l’armée et est envoyé dans la zone d’occupation française… en Allemagne ! Bientôt, Jacques et sa mère l’y rejoignent et découvrent un pays en ruines, mais déjà en pleine reconstruction grâce à l’aide américaine.
De Valence à Coblence, Tardi achève dans ce troisième tome le récit du périple de son père, du début à la fin de la Seconde Guerre mondiale, et ouvre pour la première fois une porte sur son enfance.

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Il y a chez Tardi un côté spontané dans sa franche indignation. Lorsqu’il s’exprime sur son travail, il lui arrive de s’emporter. C’est à la fois intimidant et troublant. Ce récit est bien à l’image de ce personnage qui continue de traverser l’histoire de la BD avec constance et rigueur. Les pages autobiographiques m’ont particulièrement touché. On y voit la naissance de sa vocation d’auteur. Par ailleurs, le travail en 3 cases horizontales par planche lui permet de soigner les détails des décors, ce qui intensifie l’aspect naturaliste de l’oeuvre. Son ton, inimitable, fait passer le lecteur de la tristesse et l’amertume à la tendresse et à la nostalgie. Ce tome 3 est un très beau livre, long à lire et à regarder, une indéniable source de méditation.

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