Le frère de Göring T1 : l’Ogre et le chevalier.

Dessin : Steven Lejeune.
Scénario : Arnaud Le Gouëfflec.
Editeur : Glénat (collection Grafica)
48 pages.
Sortie : 24 octobre 2018.

« Votre portrait d’Hermann Göring en ami des juifs est un sommet du genre. »

le frere de goring gménat
Comment prouver son innocence quand on partage le nom d’un monstre ?
Le 8 mai 1945, Albert Göring, malade, se rend spontanément au centre de commandement allié de Salzburg. Il est immédiatement incarcéré, en tant que frère du Feldmarschall Hermann Goering. Soupçonné d’être un nazi, naturellement lié à l’un des plus hauts dignitaires du régime, il va tenter de prouver son innocence et surtout de faire admettre à ses geôliers qu’au contraire, il a eu durant toute la période un comportement héroïque, sauvant de nombreuses personnes et s’opposant avec un courage inouï aux SS, utilisant son nom pour tenter des opérations d’une incroyable audace.


Mon avis.

On connait tous le nom de Göring comme l’abominable maréchal de Reich qui aurait dû durer 1000 ans mais qui a surtout exterminé des millions de juifs. L’ogre Hermann n’a quasiment plus de secret pour la plupart d’entre nous sauf peut-être un, son frère Albert. Un frère a la destinée diamétralement opposée à celle du chef de la Luftwaffe. Il serait même un antinazi convaincu et aurait sauvé des juifs ! Inconcevable pour les américains qui l’interrogèrent après la guerre. Il ment, il doit avoir des choses à cacher…son nom est synonyme d’infamie.
Et voilà comment on juge un individu facilement sur son nom et non sur sa propre existence.
Mais avouez qu’on a du mal à y croire et pourtant…
A l’instar de Kersten, médecin d’Himmler voilà donc un personnage historique au destin étonnant et méconnu. L’idée de l’interrogatoire pour découvrir Albert est bien trouvée. La lecture est fluide et rapide. Malheureusement, on parle quasiment plus d’Hermann que d’Albert. Je dis malheureusement car la vie d’Hermann est assez connue et ce qui m’intéresse, c’est cet inconnu d’Albert. Ce tome 1 s’achève aussi au moment où ça commençait à être intéressant …où la vie de ce séducteur allait basculer vers la lumière ou le néant.
Il s’agit d’une œuvre légèrement romancée mais très réaliste néanmoins. J’ai fouillé un peu le net et tous racontent la même histoire.
Sinon, le trait de Steven Lejeune manque un peu d’expressivité et de percussion. La comparaison avec le Kersten de Bedouel fait un peu mal. En plus d’un côté un peu hachuré, j’ai fait une fixation sur ses oreilles, l’interrogateur m’a fait penser à un elfe par exemple, on sort du coup complètement du contexte sérieux de l’affaire, oups ! Mais comme je le disais plus haut, tout ça se lit aisément, les transitions entre les flash-backs et l’interrogatoire sont bien amenées.
Bon attendons la fin de ce diptyque pour se forger un avis plus tranché.
La corde, une capsule de cyanure ou la liberté ?

Samba.

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