La farce des Hommes-foudre

Scénario : Loïc Verdier ; Matthieu Alexandre
Dessin : Loïc Verdier
Éditeur : Casterman
152 pages
Date de sortie :  29 août 2018
Genre : aventure, historique


Comment un beatnik parti en trip à Katmandou, se retrouve enrôlé dans la résistance contre l’armée chinoise.

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Présentation de l’éditeur

Printemps 1959, Albertus, un jeune Européen venu au Népal avec un groupe d’amis, y croise Dolma, une jeune Tibétaine farouche et énigmatique. Cette rencontre le conduit malgré lui au Tibet, auprès des guerriers Khampas. Ces cavaliers nomades, surnommés les Hommes-Foudre par les Tibétains, mènent une guérilla contre l’armée chinoise, aidés secrètement par la CIA, et préparent une opération des plus sensibles…

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Mon avis

Entre aventures romanesques sur fond de volutes psychédéliques et document historique, les auteurs nous embarquent dans le Tibet de la fin des années 50, alors que naissent les révoltes contre l’occupation chinoise.

On quitte néanmoins assez vite les ambiances éthérées liées aux substances psychotropes pour se retrouver au milieu d’une guérilla menée par un groupe de résistants, les Khampas. En immersion au sein de ce groupe de guerriers, le lecteur, tout comme le personnage principal, va découvrir un autre Tibet. Celui du combat pour la liberté, mais aussi celui des contradictions et des luttes fratricides qui le ronge. En suivant le cheminement du jeune hippie embarqué malgré lui au cœur des combats, on comprend alors toute la complexité de ce pays, complètement méconnu du grand public européen et des visions souvent par trop manichéennes relayées par les médias. Ainsi, s’il est bien question de la lutte contre l’occupant Chinois, la question des oppositions fratricides est également abordée.

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Le récit de Loïc Verdier et Matthieu Alexandre est intéressant et instructif mais il souffre à mon sens de quelques longueurs et d’un déséquilibre, ou d’un manque de structure dans la narration. On sent comme une hésitation permanente entre l’envie de prendre la voie du récit romanesque et celle du récit historique. L’un et l’autre prennent tour à tour le dessus et les deux voies finalement se côtoient ou fusionnent donnant libre choix au lecteur d’aborder ce récit comme il l’entend. Car au milieu devant la grande Histoire, il y a en fin de compte la vie d’un groupe qui est racontée, avec son lot d’actions, d’émotions, de drames, d’humour et de magie chamanique.

Dans un style semi-réaliste, Loïc Verdier signe là son premier long ouvrage. Le résultat est plutôt séduisant pour qui aime le style crayonné et charbonneux qui sied souvent assez bien à ce genre de récit. Par ailleurs on peut admirer en fin d’ouvrage quelques croquis et crayonnés magnifiques qui illustrent une post face très instructive rédigée par les auteurs eux-mêmes.

A découvrir pour une épopée montagnarde, pour une découverte historique, ou pour les deux.

Loubrun

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