Doggybags One shot – tome 1 – Teddybear

Scénario : Francesco Giugiaro
Dessin : Jérémie Gasparutto
Éditeur : Ankama
Sortie : avril 2018
113  pages
Genre : horreur, guerre, documentaire


L’esprit DoggyBags dans ce premier One-shot initiatique et cauchemardesque sur un enfant soldat !

doggybags oneshot teddy bear_pl

Résumé

Le trajet halluciné et cauchemardesque d’Odrissa, un jeune enfant-soldat au sein d’une Afrique imaginaire déchirée par la guerre civile. C’est à la fois une quête initiatique, et la recherche d’une enfance peut-être à jamais perdue. Un récit d’horreur et de magie, de solitude et de rencontres

 

Mon avis

Après les 13 volumes parus, la série Doggybags continue de nous bousculer, enchanter, effrayer, déranger, amuser, écœurer (rayer la mention inutile) avec quelques volumes hors série comme les « Doggybags présente » et maintenant les « Doggybags One shot » dont voici le premier numéro.

Attention ! Âmes sensibles s’abstenir ! Si les personnages de cette histoire sont bien fictifs, le thème lui, est on ne peut plus réel et réaliste.

Depuis son enrôlement par une espèce de milice sectaire se faisant appeler « les rebelles », jusqu’à une forme de prise de conscience représentée par des visions et des voix envoyées par la peluche qu’il trimballe avec lui et qui lui vaut son surnom « Teddy bear », en passant par les actes terribles qu’il commet, on suit le parcours initiatique, violent, criminel du jeune Odrissa. Enfant-soldat malgré lui, il n’est finalement qu’une arme et un outil utilisé par les adultes qui font la guerre et qui eux sont les vrais criminels.

Dans un déferlement de violence et de cruauté (c’est souvent difficile à supporter) les auteurs ont placé une toute petite lueur d’espoir avec cette peluche qui tente de sortir le jeune Odrissa de sa funeste destinée. Mais cet espoir est bien mince quand même et on a du mal à croire que cela puisse finir bien.

Bien qu’il y ait un dossier divisé en 4 séquences sur les enfants soldats, cette histoire n’a pas la même portée documentaire que l’on trouve dans I Comb Jesus de Stassen qui traite du même sujet sous l’angle du reportage et du témoignage. On est bien ici dans une fiction, réaliste, qui traite du sujet sous un autre angle. Les lieux ne sont pas nommés mais on peut librement situer l’action dans ces nombreux pays d’Afrique en proie à des guerres civiles sanglantes depuis des décennies et ayant tous eu recours aux enfants soldats. Mais la portée métaphysique et quasi philosophique incarnée par ce teddybear est tout autant saisissante et terriblement effrayante.

Avec ce One shot, on reste à fond dans l’esprit de la série Doggybags avec un récit qui dérange. Idem côté dessins. Jérémie Gasparutto fait partie de l’équipe Doggybags et propose un style propre à la série. Réaliste et puissant, la violence crue qui émane des planches vous saute au visage à chaque case. Jérémie Gasparutto se lâche, non pas pour épater la galerie ou choquer gratuitement mais bien pour servir un propos hors normes question violence.

Un premier One shot très réussi, mais attention, ce teddybear ne vous aidera sûrement pas à vous endormir !

Loubrun

 

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