Merlin tome 13

La crosse et le bâton
Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Eric Lambert
Genre : Heroic Fantasy
Sortie : le 21 mars 2018

Un scénario plaisant, un trait convainquant. Il suffirait juste d’ajuster le tir côté dimensions et profondeur, et on obtiendrait une BD tout à fait épatante.


Avis de l’éditeur :

L’épopée du roi le plus emblématique du monde celte se poursuit avec cette geste arthurienne menée de main de maître par Nicolas Jarry, scénariste depuis le tome précédent. Les navires saxons débarquent sur l’île et laissent dans leur sillage de funestes visions de Bretons assassinés et de villages périssant par le feu. Monseigneur Germain, ancien guerrier aujourd’hui dans les ordres et Pierre, son novice, sont témoins de la scène. Ils ne daignent pourtant pas venir en aide aux malheureux. Après tout, Dieu laisserait-il souffrir de véritables croyants ?

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Mon avis :

Cela fait 7 années qu’Arthur a retiré Excalibur de la roche. Tentant de gérer les rois et les conflits d’un peuple divisé depuis des siècles, il livre jour après jour une bataille qui le ronge, sans fin apparente. Merlin, désillusionne à voir son rêve s’exaucer : la venue d’un roi qui apporterait la lumière du Christ authentique. Quant à Dame Beisdre, parricide et également assassin de son mari, cette guerrière couche avec les chefs de clan qu’elle combat.

Merlin tente néanmoins d’instruire au mieux Sire Mordred, afin qu’il soit pleinement en harmonie avec l’âme du monde. Un entrainement sur mesure, qui ne réjouit pas mère Morgane…

Ce qui frappe d’entrée de jeu, ce sont ces bulles énormes de lecture jonchant chaque page. Malheureusement, cet amas d’informations gâche quelque peu la qualité graphique, qui du coup, apparaît au second plan. On a nettement l’impression de lire une roman plutôt qu’une BD. Et que dire du découpage, complètement surchargé : on avoisine entre 12 et 14 cases par planche, tout semble miniaturisé. C’est d’autant plus dommage que la partie graphique est remarquable ! Des cases plus larges contenant moins de texte auraient permis d’obtenir davantage de profondeur de champ.

Si bien que lire ce treizième tome de Merlin équivaut en durée de lecture au double d’une BD d’Heroic Fantasy traditionnelle. Et que plus d’une info n’apporte pour ainsi dire rien au développement de la trame. Certes, il faut toutefois reconnaître l’investissement des auteurs à avoir donné un maximum à l’ouvrage, mais nous autres lecteurs, souhaitons également nous détendre l’esprit et les yeux avec des visuels plaisants. Cette situation d’inconfort serait comparable aux sièges de premières rangées dans un cinéma, où très vite, nous aurions un torticolis, et perdrions en concentration.

Bien que le dessin d’Eric Lambert soit réduit, des petits détails saisissants valent agréablement le détour. Citons entre autres les clairières des forêts, les animaux qui s’abreuvent, la couleur verdâtre qui jaillit à chaque page.

Un scénario plaisant, un trait convainquant. Il suffirait juste d’ajuster le tir côté dimensions et profondeur, et on obtiendrait une BD tout à fait épatante.

Coq de Combat

2 commentaires sur “Merlin tome 13

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  1. Ce qui me gène le plus c’est cette horrible police (utilisée plutôt comme enseignes) et la « propreté » du dessin alors que l’ambiance moyenâgeuse devrait être crasseuse… ça manque de poussière et de boue ! 🙄

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