Esclaves de l’île de Pâques

Scénario : Didier Quella-Guyot
Dessin : Emmanuel Cassier
Éditeur : La boîte à bulles
80 pages
Date de sortie : 09/05/2018
Genre : documentaire, aventure, histoire.

En résumé, cet ouvrage est une porte ouverte à la découverte de cette mystérieuse île qui recèle encore bien des secrets.

Présentation de l’éditeur :
Sur la célèbre île de Pâques, perdue dans l’océan, une version accélérée des ravages causés par la colonisation et l’évangélisation.

L’île de Pâques était jadis une île isolée, avec sa culture propre et une population de près de 3000 habitants. Puis les occidentaux sont arrivés. Ils ont enlevé des centaines de Pascuans pour les réduire à l’esclavage dans les mines de guano. Certains ont finalement pu rentrer… et propager sur l’île des épidémies venues du continent.

C’est à cette époque qu’Eugène Eyraud, prêtre ouvrier de son état, décide de s’installer sur l’île pour y mener une mission d’évangélisation et apporter la « civilisation » à ces « sauvages » aux dieux de pierre. Il aura bien du mal à parvenir à ses fins, devra partir pour mieux revenir…

Jusqu’à ce qu’un autre “civilisateur” vienne s’installer dans l’île : le marin Jean-Baptiste Dutrou-Bornier. Il développe l’agriculture sur l’île, épouse une princesse locale puis se transforme en despote.

A sa mort, en 1876, il ne reste plus que 175 Pascuans sur l’île. Les fameux Moaï, ces géants de pierre garderont leur mystère pour l’éternité…
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Mon avis :
Quand on pense à l’île de Pâques, nous imaginons ces immenses et mystérieux géants taillés dans la pierre, mais ce qu’on sait moins : c’est la tragique histoire des tribus descendantes de ceux qui ont érigé ces colosses.

Cet ouvrage, assez court finalement, reprend les grandes lignes de ce que fut la vie sur « Rapa Nui » entre 1862 et 1876. Un seul mot me vient « tragédie » ! 14 années durant lesquelles les Pascuans ont subi les affres de la « civilisation » européenne. Les colons, suivis par les missionnaires, les marchands et commerciaux, les chercheurs, historiens, géographes, … un calvaire qu’on oublie trop souvent de raconter dans les brochures touristiques.

Certes, les Moaï ont une histoire bien à eux, remontant à plusieurs siècles, érigés par une civilisation oubliée dont les traces écrites sont indéchiffrables, même pour leurs descendants directs, mais le peuple a également connu près de deux décennies riches en péripéties qu’on pourrait qualifier d’innommables tant l’homme dit civilisé s’est montré barbare et sauvage envers ce peuple.

Arrachés à leur île pour devenir esclaves, les quelques survivants revenus ont apportés des maladies jusque là inconnues sur Rapa Nui (la petite vérole par exemple) ; les missionnaires ont massacré (au sens figuré) leurs cultes pourtant ancestraux et quant aux marchands, dont le tristement célèbre roi Durtrou-Bornier (autoproclamé) qui s’avéra plus machiavélique que Machiavel lui-même, au point de s’attirer les foudres de son peuple d’adoption, ses actes restent une des pires agressions subie par le peuple pascuan.
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En résumé, cet ouvrage est une porte ouverte à la découverte de cette mystérieuse île qui recèle encore bien des secrets. Pourtant, le dessin médiocre et le scénario expéditif n’en font pas un livre à s’arracher chez les bouquinistes. Tout au plus m’a-t-il donné envie de lire davantage de travaux sur l’île de Pâques, notamment les récits du dernier personnage présenté dans cette BD : Julien Viaud / Pierre Loti de son nom de plume.


à la prochaine,

ShayHlyn.

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