La route de la vie

Scénario : Giovanna Furio
Dessin : Marco Nizzoli
Éditeur : Glénat
72 pages
Date de sortie : 28 février 2018
Genre : Conte

…le dessin de Marco Nizzoli aux aquarelles parfois flamboyantes est bien à la hauteur du projet, mais c’est au niveau du scénario que le bât semble blesser.

Présentation de l’éditeur

Évoquer l’horreur de la guerre à travers la douceur d’un conte

URSS, 1941. La vie d’Olenka bascule lorsque les troupes nazies envahissent l’Union soviétique et assiègent la ville de Leningrad. La petite fille de huit ans perd alors ses parents et son frère et trouve refuge dans son appartement en ruines. Vivant désormais seule avec son chien, Olenka survit tant bien que mal à la faim et au gel, et s’évade en faisant vibrer les cordes de son violon. Un jour, elle rencontre en rêve un mystérieux aigle à deux têtes qui lui explique que la ville entière est sous le joug d’une malédiction. Seule la musique d’Olenka est capable de dissoudre le charme de glace qui a piégé la Déesse de la vie, avec tous les habitants de Leningrad. Mais quel sera le prix à payer pour Olenka ?

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Entre Jonas Fink et Le Pianiste, La Route de la vie est un conte de fée qui mêle avec poésie histoire et fantastique, reconstituant le drame de la guerre à travers les yeux d’un enfant. Où se termine la réalité et où commence l’imaginaire ?

 

Mon avis

L’entreprise est louable : parler de la Deuxième Guerre Mondiale et de ses conséquences pour les civils à travers un conte qui aurait la forme d’une BD. Le résultat, lui, ne m’a pas convaincu.

Certes, le dessin de Marco Nizzoli aux aquarelles parfois flamboyantes est bien à la hauteur du projet, mais c’est au niveau du scénario que le bât semble blesser. Je ne sais pas si c’est le manque de références culturelles slaves ou bien tout simplement une histoire trop compliquée et peut-être un peu mal ficelée, mais j’ai eu beaucoup de mal à réaliser d’emblée quels étaient les enjeux et le pourquoi du comment…

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La BD alterne des moments de réalité historique (L’invasion allemande, le siège de Leningrad et son million de morts ou encore la construction de la fameuse route de la vie) avec la petite histoire, celle d’Olenka qui traverse le temps et l’espace le violon à la main accompagnée de son chien, le fidèle Milou… euh, Popovic. La troisième pièce du puzzle est onirique. La Déesse de la vie, l’aigle à deux têtes, Siège, Hiver et ses deux frères, sans oublier les Roussalki, sont autant de personnages mythologiques qui interviennent à la fois pour expliquer ce qui est en train d’arriver (l’agression de l’Allemagne nazie sur l’Union Soviétique en juin 1941) et avoir un impact sur le dénouement de la situation, fut-il positif ou négatif.

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Alors, peut-être n’ai-je vraiment rien compris du tout, et peut-être n’y a-t-il aucun rapport à chercher, mais à part l’entité Siège (sorte de démon frappant au hasard dans les rues de Leningrad) qui représente manifestement l’agresseur allemand, le mélange narratif entre ces trois éléments (réalité historique, Olenka et l’onirisme mythologique) ne prend pas. C’est un peu trop compliqué et touffu à mon goût.

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Tant pis. Peut-être que d’autres apprécieront plus que moi…

Odradek

2 commentaires sur “La route de la vie

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  1. J’ai le même ressenti. Je n’ai pas du tout accroché à ce mélange de conte et de réalité historique. Et même le dessin ne m’a pas emballé plus ça.

    Aimé par 1 personne

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