L’esprit de Lewis – acte 1

Scénario : Bertrand Santini
Dessin : Lionel Richerand
Éditeur : Soleil – Métamorphose
72 pages
Date de sortie :  octobre 2017
Genre : fantastique, fantasmagorie


 « Tous les beaux souvenirs qui hantent cette maison… ne vont-ils pas aggraver votre peine ? »

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Présentation de l’éditeur

Lewis Pharamond est un jeune écrivain en plein deuil. Bouleversé par la mort récente de sa mère, il traverse l’Angleterre pour s’installer à Childwickbury, le

 manoir de son enfance où il espère pouvoir écrire son premier roman d’inspiration gothique.
Mais hanté par le chagrin, il n’arrive pas à écrire une ligne…

Bientôt, des phénomènes étranges se produisent… et une nuit, la responsable de ces événements apparaît. Elle se nomme Sarah, fantôme d’une Française à la beauté remarquable. Au fil des jours, Lewis et Sarah apprennent à se connaître, et en échange d’une promesse d’amour éternel, le fantôme offre au jeune homme le don de l’écriture.

Un acte qui ne sera pas sans conséquences pour Lewis…

Mon avis

Quand les thèmes de l’inspiration littéraire et de la muse rencontrent celui du spiritisme dans une Angleterre Victorienne, cela donne une œuvre forte et chargée d’émotions, aux relents à la fois gothiques et romantiques très marqués. Le décorum est planté d’entrée avec un de ces manoirs Britanniques digne des plus belles histoires de fantômes et qui se pose en personnage à part entière. Un manoir sombre, immense, isolé du monde, pas totalement abandonné mais presque, rempli d’animaux empaillés et de vieux livres à reliures de cuir, aux murs recouverts de tableaux de portraits de famille…. Tout ceci associé à la solitude, c’est pile poil l’ambiance que recherche le jeune Lewis pour trouver l’inspiration. Il la trouvera finalement en la présence du fantôme d’une belle jeune femme dont il sera vite épris. S’ensuit alors une drôle de relation où l’écrivain en herbe tente d’identifier la nature de ce fantôme. Est-ce un revenant, un ectoplasme, une apparition, une âme en peine ou un poltergeist ?

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Bien que le décorum soit froid et peu avenant, on suit cette enquête avec amusement et un attachement grandissant aux personnages pourtant empreints d’un romantisme bien morbide. Mais cette légèreté va tourner court dans le dernier tiers du livre. Le ton change, et l’on voit brusquement basculer l’histoire dans le drame. Les nombreuses questions soulevées dans ce premier acte trouveront alors leur réponse dans une deuxième partie à venir où l’intensité dramatique, voire horrifique, s’annonce d’ores et déjà des plus captivante.

Le scénario très fluide animé par des dialogues exquis est parfaitement servi par un dessin flamboyant et une mise en couleur très subtile. Lionel Richerand voit son trait magnifié par la mise en couleur d’Hubert. Ils réussissent à eux deux à créer les ambiances parfaites entre froideur du décorum et impression de chaleur dans la relation entre les personnages.

Voilà une belle surprise pour cette fin d’année, qui vient enrichir la très belle collection Métamorphose des éditions Soleil.

Loubrun

 

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