Scénario : LF Bollée
Dessin : Fabrice Meddour
Éditeur : Glénat
48 pages
Date de sortie : 22 février 2017
Genre : fantastique, thriller
« ne serait-ce pas la couleur qu’aperçoivent tous ceux qui sont en train de mourir ? Vous savez, le long couloir et la lumière au bout… »

Présentation de l’éditeur
Cela commence par une sensation étrange : Garth Sneebs, 43 ans, se réveille dans un lit et une chambre qui ne sont pas les siens. Machinalement, il se lève, se rase, s’habille et rejoint un salon où cinq inconnus l’attendent. Ils parlent la même langue, mais sont tellement différents… Aucun point commun a priori, si ce n’est de s’être tous réveillés dans cet hôtel mystérieux, sans explication. Comment sont-ils arrivés là, dans ce lieu qui semble hors du temps et de l’espace ? De quel jeu pervers sont-ils les victimes ?
Mon avis
Si vous vous êtes déjà réveillé un matin sans trop savoir ou vous êtes, c’est que que vous avez soit pris une sérieuse cuite la veille, soit pris un coup un peu trop fort sur la tête parce que vous ronfliez trop, ou alors ce sont les prémices d’Alzheimer qui vous guettent. A moins que vous ne soyez devenu malgré vous le héros d’une aventure écrite par Laurent Frédéric Bollée ou Stephen King !
Dans un huis-clos intriguant à défaut d’être totalement angoissant, l’auteur plonge ses protagonistes dans une espèce de prison qui, derrière ses allures de prison dorée se révèle être un piège mortel. Pourquoi sont-ils là, enfermé dans ce château étrange ? Ni eux, ni nous pauvre lecteur, ne le savons. Tout au plus avons-nous droit à des bribes du passé des prisonniers, mais les indices restent maigres. Donc, les 6 reclus s’interrogent, se découvrent, se révèlent, se disputent, se méfient… et forcément discutent beaucoup, notamment sur la mort et l’au delà. Une chose est sûre, entre les ravitaillements qui apparaissent comme par enchantement tous les matins, les trous béants qui se forment inopinément, les planchers qui vibrent, et le mur invisible qui entoure tout ça, ce manoir à l’air d’être animé par de puissantes forces très énigmatiques, voire obscures !
Vous l’aurez compris, nous ne saurons rien dans ce premier tome et le mystère reste entier. Évidemment, le cliffhanger final invite obligatoirement à poursuivre l’aventure dans le deuxième tome annoncé pour avril. Ça va, l’attente ne sera pas trop longue.
Fabrice Meddour installe une ambiance assez pesante sans avoir recours à de grands effets. Il multiplie gros plans et plans serrés et donne à ses personnages un spectre d’expressions allant de l’interrogation à la terreur en passant par la colère, l’angoisse, l’incompréhension. C’est plutôt bien fait même si l’ensemble donne une impression un peu trop figée.
Affaire à suivre donc dans les deux prochains tomes pour savoir si cette bonne mise en bouche tiendra ses promesses. En attendant on ne peut s’empêcher de penser à de nombreuses références qui apparaissent dans cet album, comme les films Cube, Shining, Les Autres, et puis aussi les nombreux mangas survival.
Loubrun
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Je n’ai pas accroché à ce titre, très peu d’empathie pour les personnages, un sentiment de déjà vu, pas trop convaincu par le dessin ….