Dead Body Road

Scénario : Justin Jordan
Dessin : Mattéo Scalera
Éditeur : Delcourt
144 pages
Date de sortie : novembre 2016
Genre : polar


 » Tu es venu m’en empêcher, Yab ? Essayer de me convaincre ? Me dire de ne pas interférer ? « 

8d593-3339867956

Présentation de l’éditeur

 Du pur polar qui tache entre Banshee et les films de Tarantino ! Un nouveau récit noir et ultra violent par le scénariste de Luther Strode et le dessinateur de Black Science !
Orson Gage a une mission : assassiner tous ceux, sans exception, qui sont impliqués dans la mort de sa femme. Sa route le mène tout droit en Enfer. Mais Orson Gage s’en fout. Il n’a plus rien à perdre. Entre courses de voitures, meurtres, fusillades et action non-stop, rien ne l’arrêtera dans sa quête de vengeance ultime. 

Mon avis

 Tout est parti d’un braquage qui a mal tourné, au cour du quel la femme d’Orson Gage a trouvé la mort alors qu’elle accomplissait son devoir de flic en faisant face à la bande de malfrats. Pour accomplir sa mission vengeresse, Orson sera mis sur la piste d’un des gangsters par la police elle-même, et verra sa tâche facilitée par la scission de la bande.

Débranchez vos neurones et mettez votre cerveau sur off. Justin Jordan ne perd pas son temps à poser l’intrigue et à décrire le caractère des personnages. Tout cela tient en deux pages et nous sommes plongés en deux temps trois mouvements dans le cœur de l’action. Et l’action, c’est le crédo de cet album ! Le récit ultra-dynamique au découpage très cinématographique ne laisse aucune place à la réflexion. Ça court, ça défouraille et ça jure à tout va. Tout s’enchaine dans un déferlement de violences et de vulgarité jusqu’à l’issue sans surprise de la quête menée par le gars Orson. Les dialogues, du niveau d’une cours de récré de collège, sont sans intérêt, et même pénibles à lire. Le dessin très anguleux de Mattéo Scalera semble beaucoup moins travaillé que sur Black Science. Certes, il répond à la dynamique de la narration avec son aspect taillé à la serpe, mais l’impression générale qui se dégage est plus proche du bâclage et du brouillon.

Pour reprendre le pitch de l’éditeur, on est quand même assez loin des films de Tarantino desquels se dégagent, au milieu de la violence, au moins un peu d’humour et une forme d’esthétique, complètement absents ici.

Pour se défouler après une dure journée de boulot, pourquoi pas. Et encore …

 Loubrun

Un commentaire sur “Dead Body Road

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  1. Ouais !… tout ce que je déteste, action et violence gratuite sans un soupçon de psychologie quoi ?!
    Tant mieux, j’ai pas de temps à perdre en lecture de nanar.
    Merci Loubrun !

    J'aime

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