Les naufragés du métropolitain – Tome 2 – station assassins

les naufragés du metropolitain, ordas, berr, grand angle, bamboo, policier, paris, inondation, 1910, braquage, 6/10, 06/2016les naufragés du metropolitain, ordas, berr, grand angle, bamboo, policier, paris, inondation, 1910, braquage, 6/10, 06/2016Scénario : Patrice Ordas

Dessin : Nathalie Berr

Éditeur : Bamboo (Grand Angle)

48 pages

date de sortie : juin 2016

genre : policier, aventure

 

 

 

Cet hiver 1910, la place Vendôme, à Paris, est sous les eaux. Les cinq croix, commandées pour ses enfants par le tsar de Russie au joaillier Verne, ont été dérobées par le Fennec, apache notoire introduit dans la place par l’apprenti Valentin. Mais le Fennec est surveillé depuis longtemps par l’inspecteur Delaroche, un as de ce qui deviendra la « Brigade du Tigre ».

 

« Caltez jeunesse, faut qu’on cause avec le poulbot ! Et prévenez Zoizeau qu’on la demande en coulisse. »

 

Suite et fin de ce diptyque où il ne fait pas bon être aquaphobe et/ou claustrophobe. L’action se déroule dans le Paris inondé de 1910, et il pleut pendant toute l’histoire. J’ai reçu cet album après les fortes pluies et grosses inondations que nous avons subi en ce printemps 2016, et curieusement je l’ai quelque peu oublié sur ma pile à lire !

Ces deux albums sont curieux car on tombe indéniablement sous le charme du beau dessin de Nathalie Berr, même si les ambiances pluvieuses qu’elle met en place me paraissent un peu trop propres. Mais peu importe, car son trait rond et vif donne véritablement vie aux personnages d’autant qu’elle leur donne de vraies expressions qui prennent encore plus de sens avec les dialogues de Patrice Ordas ciselés à l’argot parisien des malfrats du début du Xxème siècle. La curiosité vient du scénario qui semble n’avoir qu’un rapport très lointain avec le titre de la série et le fond historique dans lequel se déroule l’intrigue. Le Paris inondé de 1910 sert de décor plus que toile de fond à cette histoire de casse de facture assez classique. Il n’est finalement que prétexte à ajouter un peu de piquant à l’histoire et l’auteur se garde bien de rentrer dans les détails de cette inondation historique.

Mais, les planches sont belles, l’intrigue reste plaisante à lire, les personnages ne manquent pas de relief, les dialogues sont soignés aux p’tits oignons, ce qui nous donne au final un album agréable dont la fin pourra même vous surprendre.

 

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Loubrun

 

 

Durango – tome 17 – Jessie

durango, swolfs, iko, soleil, western, 7/10, 06/2016durango, swolfs, iko, soleil, western, 7/10, 06/2016Scénario : Yves Swolfs

Dessin : Iko

Éditeur : Soleil

48 pages

date de sortie : juin 2016

genre : western

 

 

 

Après un affrontement mouvementé en Californie, Durango part soigner ses blessures auprès de son vieil ami, le shérif Larry Haynes, dans la paisible ville de Hancock…
Le répit est hélas de courte durée, car un important transport de fonds est attaqué et les coupables restent introuvables, de même que le magot qu’ils ont volé ! Au même moment, la jeune Jessie débarque en ville et cherche des noises à Maxwell, le tenant du saloon local…

 

 » tu sais quoi grand père … je crois que vous cherchez quelque chose de bien précis… que vous n’avez pas trouvé, même si le pauvre bougre dont la tête orne ton entrée t’a indiqué le bon endroit. Et ce que tu cherches… m’appartient ! « 

 

Créée au début des années 80 par Yves Swolfs, la série Durango est devenue un classique du western en bande dessinée. Pourtant, depuis ses débuts elle à connu pas moins de cinq éditeurs ce qui est souvent le meilleurs moyen pour perdre son public. Mais le public a toujours suivi les aventures de ce loup solitaire, seul justicier de l’ouest à utiliser un flingue de confection allemande, le fameux Mauser C96. Comme son héros, Yves Swolfs a joué au loup solitaire en assurant scénario et dessin jusqu’au tome 13 sorti en 1998. Huit ans plus tard, Durango a repris son mythique Mauser avec cette fois-ci Thierry Girod aux pinceaux, pour trois volumes. Cette longue absence aura sans doute eu raison de certains aficionados de la série, dont votre serviteur. Mais Durango a la couenne coriace, et 4 ans après de dernier album dessiné par Girod, le voilà sous de nouveaux traits dessinés par Iko, dont on peut aussi découvrir le travail dans la série d’héroïc Fantasy Ténèbres.

durango, swolfs, iko, soleil, western, 7/10, 06/2016

Je vais très vite passer sur l’intrigue qui est d’un classicisme déconcertant mais néanmoins jubilatoire. Car c’est ça Durango, et on en demande pas tellement plus après tout. Une histoire simple, ou il est souvent question de vengeance, de justicier, de magot, dans la plus pure lignée des western-spaghetti de la grande époque des années 60 et 70. La ressemblance est plus qu’assumée puisque le personnage créé par Swolfs est directement inspiré du rôle interprété par Jean-louis Trintignant dans le Grand Silence de Sergio Corbucci. D’ailleurs, depuis ses débuts, la série fait la part belle aux références, qu’elles viennent du cinéma ou même de la BD. Dans les albums de Durango, on peut y croiser aussi bien Clint Eastwood que Lucky Luke ou Blueberry. La tradition est ici respectée sous les traits notamment du méchant qui ressemble étrangement à Henry Fonda dans Il était une fois dans l’ouest, et qui de surcroit s’appelle ici aussi Franck. Le marshall prend quant à lui les traits de Timothy Olyphant, l’acteur interprétant le rôle du quincailler/shériff de la série TV Deadwood.

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Iko est plutôt doué pour donner de sacrées tronches à ses personnages qui se trouvent être très expressifs. Il est également très doué pour créer un décorum précis fourmillant de détails. C’est même presque trop à tel point que les planches donnent une impression de surcharge ce qui nuit parfois à la lisibilité. En ajoutant à ça un encrage appuyé et une colorisation un peu trop vive, on se retrouve avec des scènes où les grands espaces que l’on aime voir dans les westerns se trouvent quelques peu écrasés par un foisonnement de détails. Dommage, parce que le dessin est loin d’être mauvais mais il se trouve mangé par la couleur.

C’est donc un retour plutôt réussi pour ce justicier incontournable de la BD, que j’aurai plaisir à retrouver pour d’autres aventures.

 

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Loubrun

 

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