Echo T6 : le dernier jour.

Echo6.jpgEcho6t.jpgAuteur : Terry Moore.
Editeur : Delcourt.
Sortie : 07/2012

Compte à rebours.

Les militaires s’apprêtent à tester l’Alliage 618 dans un accélérateur de particules. Mais selon Annie, la conceptrice de l’Alliage, il y a un risque que ce test détruise la Terre. Julie et Ivy doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour stopper cette folie meurtrière. La survie du monde en dépend… Dernier volet pour un final apocalyptique.

echo.png

This is the end.

Ce tome 6 sonne le glas pour cette attachante série .Un exemple que certaines séries devraient prendre au lieu de tourner en rond avec des suites à rallonge. Mais il y a encore pire que de ne pas savoir s’arrêter, ce sont les fameux spin-off qui inondent  encore plus les librairies. Bon, ici, point de chausse-trappe, on a bel et bien une fin digne de ce nom. Par contre, je ne suis pas sûr d’avoir tout compris à la scène finale quand Julie est projetée dans l’accélérateur de particule. Un grand crack pour un grand point d’interrogation. Si quelqu’un veut bien éclairer ma lanterne, je suis preneur. Sinon, le point fort d’Echo, ce sont les rapports humains entre les personnages. Les Julie –Ivy –Dillon sont très attachants et on s’amuse assez de les voir se dépatouiller dans leurs problèmes. Par contre, la tension dramatique a un peu baissé depuis la mort du pasteur fou, le danger semble moins pesant et vu les pouvoirs de Julie, plus rien ne pouvait leur arriver de fâcheux. Pour le dessin de Moore, rien de spécial à dire, il est sur le même niveau que les tomes précédents.

On n’a plus qu’à attendre une adaptation au cinéma pour revoir cette étonnante équipe. Supputons le casting, pour moi, Jessica Biel dans le rôle d’Ivy me semble une évidence .Je vous laisse imaginer la suite de l’affiche.

Scénario : 7/10
Dessin : 8/10
surprises.smileysmiley.com.7.3.gif Global.

SAMBA

On en parle sur le forum.

Jessica-Biel-Blade_300.jpg

Inscrivez-vous à la newsletter.

Question du dimanche …un samedi (37)

Voilà le grand retour de la question du dimanche …un samedi.
Sur ce coup là, je surfe sur le buzz d’une initiative mercantile de Dupuis /My major comapny ICI (relayé sur le forum de BDGest  ICI ) autour d’un événement marketing  pour la colère rouge de Largo Winch.
Déjà, j’ai du mal à comprendre ce qu’on y gagne à part rencontrer les auteurs  comme quoi tout se vend même les rencontres maintenant. C’est destiné en somme aux riches fans absolus de Largo Winch.
Maaaaaaaaaaaais j’ai rien compris à la démarche va me dire Dupuis.
Toujours extrait de BDgest.
Quelques précisions au sujet de l’événement Largo Winch sur My Major Company :
L’annonce de cet événement a suscité quelques réactions dans la communauté des bédéphiles.
Les Editions Dupuis souhaitent réagir en apportant quelques précisions.
Cet événement singulier s’adresse aux fans de la série qui, par l’intermédiaire de My Major Company, peuvent avoir accès à un contenu exclusif.
Avec une jauge à 10 000€, le chiffre d’affaire de cette opération est uniquement destiné à financer l’organisation et la logistique de l’ensemble des contreparties et événements proposés.

Notre motivation n’est pas la recherche du profit.
La contrepartie qui semble être l’objet d’importantes réactions concerne la soirée en présence de Philippe Francq et Jean Van Hamme, proposée au prix de 200€.
Nous tenons à préciser que cette dernière est limitée à 20 personnes et que, là encore, la participation demandée couvre seulement les frais d’organisation de cette soirée unique : privatisation du lieu, cocktail, logistique pour garantir le bon déroulement de cet événement (lecture de l’album en avant première, rencontre avec les auteurs et dédicace).
Le lancement officiel aura lieu le 19 octobre, jour de la parution de l’album, dans le cadre d’un événement gratuit à la Fnac St Lazare à Paris : une rencontre avec Philippe Francq, suivie d’une dédicace (dans la limite des places disponibles).
Nous avons souhaité permettre aux fans d’être les organisateurs d’un événement en nous associant à MMC et son modèle novateur de communauté participative.
Dans tous les cas, ce sont les lecteurs contributeurs qui jugeront de la pertinence de cette opération.
Si la jauge est atteinte, l’opération aura su les séduire.
Si la jauge n’est pas atteinte, les Editions Dupuis sauront en tirer les conclusions.

27e01b4190505.jpg

C’est encore plus effarant …On s’enfonce encore plus. N’allez pas me faire croire que la dite soirée n’est pas déjà réservée depuis longtemps (ça ne s’improvise pas ce genre de fiesta).Bref, on vous fait payer la rencontre comme je l’ai dit plus haut .Ce n’est pas les petits gadgets comme ex-libris,la  lecture de l’album en avant première mondiale interstellaire et tampon sur votre ouvrage qui va sauver votre pseudo investissement. On nous prend vraiment pour des vaches à lait !!!!
Et puis on parle de Largo Winch saint milliard, pas d’une petite série qui débute, c’est le blockbuster par excellence. C’est un peu comme si Bernard Arnault demandait des fonds à l’Europe pour obtenir sa naturalisation belge. Aidez le pauvre petit !

PS :Je joue un peu …beaucoup la provoc sur ce coup là.

 

Kick-Ass 2 – T1 Restez groupés !

kick ass, super-héros, millar, romita, panini, comics,  9510, 062012, violence, meutre, viol, new yorkkick ass, super-héros, millar, romita, panini, comics,  9510, 062012, violence, meutre, viol, new yorkScénario :Millar, Mark
Dessin :Romita Jr., John
Couleurs :White, Dean V.
Encrage :Palmer Jr., Tom
Dépot légal :06/2012
Editeur :Panini Comics
ISBN :978-2-8094-2487-4
Planches :95 

 

Mon avis :

 

kick ass, super-héros, millar, romita, panini, comics,  9510, 062012, violence, meutre, viol, new yorkJ’ai découvert  l’univers de Kick-Ass lors de la visualisation du film. J’ai adoré !!!  Je me suis donc procuré les comics qui l’avaient inspiré. Les premières aventures nous font découvrir Dave Lizewski, adolescent de 16 ans, geek, fan de Comics. Il se pose des questions sur le pourquoi du comment parmi les  fans de super-héros, aucun n’a décidé de le devenir dans la vraie vie. Il décide donc de devenir ce super-héros ! Il achète une combinaison de plongée, se munit de deux  bâtons et part dans les rues pour sauver la veuve et l’orphelin.  Rien ne se passe comme prévu et sa première tentative se solde pour lui par de nombreuses blessures et un séjour à l’hôpital.  Cependant, Dave décide de poursuivre sa carrière de super-héros. Il intervient pour secourir un homme victime d’une agression.  Un passant film la scène et voilà Dave devenu une vedette via  Youtube. Il prend alors le nom de Kick-Ass, ouvre un site internet où le contacter. Suite à un de ces contacts, il intervient chez un dealer et là tout bascule.  Il va rencontrer  Hit Girl, une  jeune fille, et Big Daddy, son père, deux super-héros d’une autre trempe que la sienne.  Par la suite, il va nouer une amitié avec un autre super-héros Red Myst.  Red Myst étant dans la vraie vie le fils d’un des parrains de la pègre.  Il va tendre un piège à Big Daddy, Hit Girl et Kick-Ass.  Kick-Ass va faire alors faire  la connaissance avec la mafia locale et subir des tortures. Il devra la vie sauve à l’intervention sanglante et violente  de Hit Girl.  Cette dernière avec l’aide de Kick-Ass vengera dans le sang et le feu le meurtre de son père par la pègre. Elle tuera le père de  Red Mist, qui va devenir suite à cela l’ennemi juré de Kick-Ass. Voilà pour vous situer l’univers particulier de ce Comics.

kick ass, super-héros, millar, romita, panini, comics,  9510, 062012, violence, meutre, viol, new york


Ces nouvelles aventures de notre héros commencent plutôt tranquillement.  Hit Girl, de son vrai nom Mindy McCreasy, essaie de devenir une fillette, elle à 11 ans, comme les autres, tout en entrainant au combat Dave. Kick-Ass, lui, rêve de voir se créer un groupe de super-héros, type Les Vengeurs. Car depuis son apparition, d’autres ont franchi le pas et les super-héros masqués et costumés  se baladent dans les rues de New-York. Son souhait va se réaliser et il va rencontrer d’autres super-héros et former avec eux le groupe de justiciers : Justice Eternelle. 

kick ass, super-héros, millar, romita, panini, comics,  9510, 062012, violence, meutre, viol, new york


Pendant ce temps, Red  Myst va lui aussi recruter des « super-vilains » pour faire payer la mort de son père à Kick-Ass et Hit Girl. Il ne va pas lésiner sur les moyens en recrutant une ex-garde du corps qui ressemble plus à  Arnold Schwarzenegger qu’à la poupée Barbie.  La première sortie de ce groupe sera des plus violentes, meurtres et viols sanglants. Red Myst ne faisant pas dans la demi-mesure. Nous tenons là un méchant de chez méchant, le fils spirituel du Gouverneur de Walking Dead, qui ferait presque  passer Dark Vador pour un Bisounours.

kick ass, super-héros, millar, romita, panini, comics,  9510, 062012, violence, meutre, viol, new york


Attention lecteurs sensibles, passez votre chemin. Ce Comics n’est absolument pas pour vous ! Si la vue du sang vous dégoutte n’ouvrez pas Kick-Ass.  Ce n’est pas une lecture grand public.  La violence est très présente dans cet ouvrage.


Kick-Ass 2, n’est pas uniquement un concentré de gore et de violence gratuite. Il raconte une histoire, celle de personnes normales qui décident de se prendre pour des super-héros et de redresser les torts.  Ici, point de super gadgets ou des costumes high-tech et encore moins de mutants ou autres manipulations génétiques. Rien que des humains normaux  qui enfilent un costume et décident de faire le « bien » autour d’eux. 

kick ass, super-héros, millar, romita, panini, comics,  9510, 062012, violence, meutre, viol, new york


A chaque action sa réaction. Vous connaissez la théorie de l’effet papillon, et bien c’est ce que met en pratique le scénariste Mark Millar. Dave Lizewski a décidé d’être un super-héros et d’aider son prochain. Il a ainsi ouvert la voie à d’autres. En  réaction Red Myst, lui, a décidé de faire le mal et de répandre la mort, la violence et la souffrance autour de lui.


Les dessins de John Romita Jr sont particulièrement adaptés à l’ambiance violente.  Ses dessins sont très expressifs. Il se lâche complètement lors des scènes d’actions, nombreuses dans ce tome. Sa représentation de la violence est saisissante de réalisme.  Ce qui dégage une atmosphère pesante et qui peut provoquer chez certains lecteurs non avertis un malaise à la vue de certaines scènes très violentes. 

kick ass, super-héros, millar, romita, panini, comics,  9510, 062012, violence, meutre, viol, new york


En conclusion, j’ai été enchanté par la lecture de Restez groupés ! Cet univers si particulier est à mille lieues des standards habituels de l’univers des super-héros Marvel ou DC est une réussite complète. Un gros coup de cœur !!!!

 

Revedefer

 

kick ass, super-héros, millar, romita, panini, comics,  9510, 062012, violence, meutre, viol, new yorkNote Globale : 9,50/10

Dessins : 9/10

Scénario : 10/10

Section financière T4-Paradis artificiel.

Section financière4.jpgSection financière4p.jpgAuteurs : Malka et Mutti.
Editeur : vents d’ouest
Sortie : 06/2012

L’occultisme.
Les complots fomentés par l’Opus Scientilique touchent à leur but : le dangereux Jifqua peut disséminer son poison n’importe où, n’importe quand… L’organisation occulte a systématiquement un coup d’avance sur le gouvernement et l’armée, qui commencent à soupçonner des complicités à haut niveau au sein d’un gouvernement allié. L’enquête s’oriente vers le Baïren, monarchie arabe et paradis fiscal où l’argent sale peut transiter sans être inquiété. Eval se rend alors sur place, pour parler au roi des intérêts louches que partage son fils, le Prince Al Farset, avec l’Opus Dei. Des intérêts pas uniquement financiers…

Hitler sors de ce corps.
Dans ce tome 4, vous ne trouverez plus grand chose de « financier ». On est passé à la vitesse supérieure avec une  action mondiale d’envergure. Fatalement, vous retrouverez  une organisation secrète hyper puissante dont le chef veut encore une fois dominer le monde. Mon dieu que c’est original. Pour contrer cet attentat, on sort le grand jeu du coté des « gentils ». Avions, hélicoptères, vaisseaux de combat, anti-missiles et tout le saint tremblement. Au moins, ça permet à Andréa Mutti de s’amuser. Je sais que beaucoup d’entre vous apprécient ce genre de complot planétaire mais pour ma part, j’en ai trop lu et surtout j’aime quand on s’attarde aux rapports entre les personnages . Ici, à part l’embryon de sentiment à l’avant dernière planche, c’est le néant total. Bref, une histoire que j’oublierai très vite … que j’ai d’ailleurs déjà oubliée … et puis voilà. Passons à une autre BD si vous le voulez bien !

Scénario : 4/10.
Dessin : 7/10
surprises.smileysmiley.com.5.gif Global.

Samba.

Section-financiere-T4-page.jpg

Inscrivez-vous à la newsletter.

DBD HORS SERIE n°10 – Manga: décryptage des thèmes majeurs.

A noter que le magazine dBD a sorti un numéro hors série consacré aux mangas.

Il s’agit en réalité d’un bilan de 10 ans de mangas en France et en francophonie.

Dans la première partie du magazine, le lecteur découvre des interviews des grands auteurs de mangas (Katsuhiro Otomo, Naoki Urasawa, Atsuki Kaneko, Riyoko Ikeda, Kaiji Kawaguchi) mais aussi une étude des tendances du marché du manga en France et en francophonie avec un débats avec Stéphane Ferrand (Glénat) et Yves Schlirf (Kana), éditeurs de mangas. Une interview décapante de Alejandro Jodorowsky, grand lecteur de mangas jette un éclairage différent sur le phénomène. Il n’a pas sa langue en poche et remet l’église au milieu du village.

La deuxième partie du magazine aborde les thèmes majeurs du manga. DBD a subdivisé la production en 22 thèmes différents allant de la science-fiction à la Fantasy, en passant par le polar, le sport, l’érotisme, etc… A chaque thème, DBD nous parle des meilleures séries phares à lire ou relire.

En conclusion, ce hors série ravira les inconditionnels du manga mais aussi ceux qui veulent faire un premier pas dans ce qui ressemble à une jungle foisonnante et inextricable pour un non initié. Indispensable. 9/10.

 

Lien : http://www.dbdmag.fr/

DBD, Manga, décryptage des thèmes majeurs,HS10/2012, 9/10

SEPT BALLES POUR OXFORD – Tome 7: La vulnérabilité.

Couv_170466.jpg1209101459470001.JPGDessin : Marcelo Quintanilha – Scénario: Jorge Zentner & Montecarl

Editions Le Lombard

Collection Polyptique

Sortie : 24/08/2012

48 pages

Prix conseillé : 14,45 €

ISBN : 9782803626571

Polar, Thriller

 

Résumé (de l’éditeur) : Oxford n’accepte toujours pas les aléas de son âge avancé et est bien décidé à en découdre avec tous ceux qui voudraient l’empêcher de continuer à exercer son métier de détective privé… et de tirer peut-être enfin les dernières balles de son chargeur !

 

 

1209101500190001.JPG

 

Mon avis : Sept balles pour Oxford, une série qui se décline en sept volumes. Ah ! Voilà un beau concept pour lancer une série. Au Lombard, ils ont dû faire un brainstorming d’enfer pour le trouver. Depuis lors, bien d’autres ont suivi parfois dans des séries et des concepts bien plus improbables.

Depuis la sortie du tome 6 en décembre 2009, on se demandait si la série allait enfin se terminer avec ce fameux et ultime tome 7. Le voilà enfin sorti, près de trois ans plus tard. Autant vous le dire directement, il m’a fallu du temps pour me remettre en marche, recadrer l’histoire, les personnages. Trois ans, ce n’est pas rien ! De plus, Oxford est un beau parleur. Parfois il parle tout seul et on a droit aussi à toutes ses pensées, ses manies, ses obsessions. C’est une vraie psychanalyse ambulante, ce type. Mais cela reste un détective privé, la plus ancienne licence de l’état, comme il dit. Et il veut prouver qu’il n’est pas fini, malgré son âge, qu’il pourra encore damer le pion aux flics, les officiels, et à son fils qui en fait partie.

1209101502590001.JPG

C’est un polar qui a pris du temps pour enfin arriver à bon port, par des chemins détournés parfois. Alors, il va les tirer ses sept balles, Oxford ? Je vous laisse découvrir l’album. Vous aurez la réponse mais quelque chose me dit qu’une suite est possible grâce à une pirouette digne des deux scénaristes de la série.

Le graphisme sans être extraordinaire se laisse lire. Je ne vais pas m’appesantir sur cet aspect du livre. Le scénario laisse beaucoup de place aux dialogues, beaucoup de bulles et un temps de lecture non négligeable. Il faut un peu s’isoler et se concentrer pour suivre mais cela reste une histoire très cohérente même si parfois le rythme reste lent, un peu à l’image du héros principal, vaillant et d’un âge respectable mais faut pas vouloir lui faire courir le cent mètres en 10 secondes…

1209101504450001.JPG

Je suis content d’en terminer avec cette série. Honnête mais sans plus. On n’atteindra pas les sommets mais cela reste un polar sans grandes prétentions. Cinq balles pour Oxford aurait déjà suffit à mon bonheur alors de grâce restons en là…N’allongeons plus la sauce !…

 

Graphisme : 7,0/10

Scénario :   6,0/10

Moyenne :   6,5/10

 

Capitol.

1209101505540001.JPG

La zone T4 La traversée

Zone (La)4.jpgZone (La)4p.jpgAuteur : Eric Stalner.
Editeur :Glénat.
Sortie : 06/2012
Depuis 2019,
95% de la population britannique a disparu. Depuis 2067, Lawrence et ses compagnons se sont battus au cœur de Londres contre le conglomérat des « Winch ». Lors de l’assaut final, leurs si vaillants ennemis ne sont plus que pustules et décomposition… Les guerres mondiales entre États du siècle précédent ont fait place aux guerres entre trusts : Lawrence et ses compagnons ne sont donc plus les ennemis n°1. Ils peuvent enfin songer à ce qu’ils souhaitent défendre avant tout : la connaissance, leur histoire, le savoir. Autrement dit, tout ce que contiennent les livres bien protégés de la grande bibliothèque. Ce groupe de résistants hétéroclites parviendra-t-il à fonder une société sur la connaissance et non sur le pouvoir, l’argent et la violence ?

Retour à la case départ sans passer par la case explication.
Ahahaha que j’adore cette épilogue qui ignore quasiment toutes les questions que le lecteur pouvait légitiment se poser sur ce monde en déliquescence. Sur ce coup là, vous ne pouvez pas dire que Samba ne vous avait pas avertis. Depuis le tome un, j’appuyais sur le fait que cette série manquait cruellement de fond ….mais je ne m’imaginais pas que c’était à ce point-là ! En gros, vous avez eu sur 4 tomes, un aller-retour Edimbourg-Londres via la cambrousse et des courses folles pour sauver leurs fesses. Comme les autres tomes, ce tome est inondé de combats. Au moins, ça pétarade de partout  sans pour autant éclairer notre lanterne sur les forces en présence. Mon ultime espoir  est de courir chez Mr Bricolage pour acheter une pelle pour trouver où se cachait le scénario dans cette série. Il y en a qui vont encore me trouver dur car ils ne regarderont que le graphisme. Oui ok, le dessin est somptueux, rien à y redire, c’est du très bel ouvrage mais bon, la BD, c’est plus qu’un enchainement de belles cases.
Il n’empêche que je plains sérieusement les passionnés qui ont mis de l’argent dans ces 4 tomes … c’est limite du foutage de gueule !

Scénario : 1/10.
Dessin : 8/10
3-17ac.gifGlobal.

On en parle sur le forum.

Zone (La)4pk.jpg

Samba.
Inscrivez-vous à la newsletter.

BD et philatélie (3)

This is Belgium : Belgique, pays de la BD

L’édition « Belgique, pays de la BD » met un point final à la série « This is Belgium », une superbe série qui fête son dixième anniversaire. La poste belge possède en effet une longue tradition dans l’émission de timbres consacrés à la bande dessinée et c’est un succès indéniable. Depuis des décennies, la BD belge conquiert le monde. Aujourd’hui, pas moins de 700 auteurs de BD sont actifs en Belgique. A la fin des années ’80, bpost a dédié chaque année un timbre spécial à un personnage de BD dans la série « Philatélie de la jeunesse ». Dès 1994, bpost, avec le soutien du Centre Belge de la Bande Dessinée,  s’est lancée dans la diffusion et la promotion des « Philabédés », une façon attrayante de présenter l’auteur du personnage choisi par le timbre et son œuvre. Avec l’émission « Belgique, pays de la BD », bpost entend rendre hommage aux plus grands auteurs belges de bande dessinée. Dix dessinateurs belges parmi les plus influents et les plus renommés ont été sélectionnés. Ils sont issus de part et d’autre de la frontière linguistique. Le livre fournit donc un bel aperçu de tous les timbres postes belges dédies à la BD depuis 1979.Un véritable must pour les collectionneurs !

1209091613380001.JPG

Cette édition a un tirage limité. L’édition standard est avec une « soft cover » (brochée). L’édition de luxe numérotée, « hard cover » (cartonnée), est une véritable aubaine pour les collectionneurs : elle propose un exemplaire de tous les timbres et feuillets consacrés à la BD, y compris celui de l’émission « Belgique, pays de la BD ». Publié à 700 exemplaires seulement (400 en français, 300 en néerlandais), c’est un must pour les philatélistes et amateurs de BD.

Le livre « Belgique, pays de la BD »  est au prix de 14,95€ en version standard et à 195€ en édition de luxe. Quand on aime, on ne compte pas…

1209091614080001.JPG

JUAREZ

Couv_167683.jpgPlancheA_167683.jpgDessin : Corentin Rouge – Scénario: Nathalie Sergeef

Editions Glenat

Collection Grafica

Sortie : 22/08/2012

72 pages

Prix conseillé : 14,95 €

ISBN : 9782723482134

Société, drame, enquête

 

 

Résumé (de l’éditeur) : Depuis 1993, dans la petite ville frontière de Ciudad Juárez, près de 400 cadavres de femmes ont été retrouvés, et plus de 2000 sont portées disparues. Sûr que ça crée des vocations. Gael Garcia Morales est venu à Juárez pour y retrouver la trace de sa sœur, dont le visage figure parmi ceux des milliers de disparues pour lesquelles les familles désespérées collent des affichettes. Quelques mois plus tôt, elle avait rejoint l’association Esperanza, qui s’oppose aux trafiquants de drogue, aux policiers complaisants et aux avocats véreux pour faire la lumière sur ces assassinats ignobles. Mais Juárez n’aime pas les fouineurs. Certains ont tenté de mener leur propre enquête, on ne les a jamais revus…

 

1209071025390001.JPG

1209071022230001.JPGMon avis : Un dessin bien léché, une couverture qui attire l’œil, un sticker noir indiquant « d’après des faits réels » et « partenariat Courrier international », il n’en a pas fallu plus pour éveiller mon intérêt pour un album inconnu au bataillon pour ma part. L’actualité pure dans le sud du Mexique, dans la région frontière avec les Etats-Unis. Je me rappelle de façon instantanée les reportages vus à la télévision depuis quelques années, mon dernier voyage en Californie et une petite incursion au Mexique, au-delà d’un autre rideau de fer.

1209071023190001.JPG

Et ma curiosité a été récompensée…Je vais reprendre la suite du résumé de l’éditeur sur son site internet. C’est bref mais cela explique clairement dans quoi le lecteur va mettre les pieds : « Dans le domaine de l’horreur, la réalité dépasse malheureusement souvent la fiction, et les auteurs se sont inspirés de faits réels pour ce one shot racontant l’enquête d’un personnage, menée au cœur des vérités obscures de cette cité mexicaine gouvernée par le crime et l’impunité ». Cet album est dur, violent mais c’est à peine une fiction. C’est une cruelle réalité romancée pour les besoins du scénario où se croisent une faune de personnages pas très fréquentables, tantôt des chefs de bandes, des criminels de la pire espèce, tantôt des gens de l’establishment qui ferment les yeux sur l’inconcevable ou en profitent pour se remplir les poches grâce à leur statut de notable. Dans ce foutoir sociétal, des jeunes filles servent de chair à canon, sont exploitées de mille façons et liquidées comme des chiennes dès qu’elles ne restent pas silencieuses et serviles…Le personnage central de l’histoire va mener son enquête au péril de sa vie pour retrouver sa sœur disparue. Y arrivera-t-il ? La fin de l’histoire est assez inattendue mais vous n’en sortirez pas intact car l’atmosphère est par moment lourde, très lourde…

1209071024170001.JPG

Le dessin du français Corentin Rouge est très agréable et bien maîtrisé, dans la droite ligne des Blueberry et autre Comanche. Je me suis dit d’ailleurs que cette histoire est une sorte de western contemporain, avec la cruauté d’une certaine société mexicaine en prime. La scénariste belge et bruxelloise Nathalie Sergeef est une nouvelle dans le monde du scénario de BD. Cet album est déjà une belle plume à son chapeau, il faudra la suivre de près. Elle a également écrit le scénario de « Down Under ». Voilà donc un duo qui ne manque pas de talents.

1209071026090001.JPG

Cette histoire en un seul volume est une réelle découverte pour moi et je l’ai lu d’un seul trait, c’est vraiment pour moi un indice important. J’ai été pris par l’histoire du début à la fin. Une vraie réussite que je vous conseille vivement de découvrir à votre tour !

 

 

 

 

 

Graphisme : 9,0/10

Scénario :   9,0/10

Moyenne :   9,0/10

 

Capitol.

1209071027130001.JPG

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑