
Dessin & scénario: Harold Sakuishi
Editions Kaze
Collection Kaze Seinen
Sortie : 04/04/2012
279 pages
Prix conseillé : 9,99€
ISBN : 9782820303097
Aventure, manga
Résumé (de l’éditeur) : « Je connais Shakespeare depuis des années ! C’est lui, l’imposteur, pas moi ! » À la fin du XVIe siècle, alors que le théâtre est considéré comme un loisir vulgaire, et par certains comme un contre-pouvoir corrupteur, un jeune auteur sans éducation est parvenu à attirer l’attention de la cour royale avec des pièces qui brisent les vieilles conventions d’écriture. Mais derrière ce succès sans précédent se cache un personnage au passé mystérieux. Bienvenue dans un monde de faux-semblants, où chaque rencontre, chaque événement dramatique forme une pièce supplémentaire du puzzle Shakespeare.
Mon avis : Je ne suis pas un grand amateur de mangas mais j’aime de temps en temps aller fouiner dans les nouveautés et lire des avis sur les forums, à la recherche de bonnes séries qui en valent la peine. « 7 Shakespeares » en fait partie. L’auteur Harold Sakuishi n’est pas n’importe qui. Il s’agit d’un mangaka bien installé dans la profession depuis plus de 20 ans. Il est l’auteur de la série « Beck » qui compte 34 tomes et a eu de nombreux prix, d’excellentes ventes. Cette série « shonen », destinée aux adolescents, fait référence au rock et à la culture pop en général. C’est l’histoire d’un adolescent de 14 ans qui monte un groupe de rock.
Ici, point de rock mais une autre icône anglo-saxonne : William Shakespeare !
Une réplique de l’album est inscrit sur la 4e page de couverture de l’album : « Je connais Shakespeare depuis des années ! C’est lui l’imposteur, pas moi ! ». Le ton est donné, polémique mais aussi donne l’envie d’aller voir plus loin…Le grand William serait-il un imposteur ?
Le premier chapitre se déroule à Londres en l’an 1600 et nous fait rentrer directement dans l’action. William Shakespeare révolutionne le théâtre. Le théâtre est considéré comme un loisir vulgaire et n’est pas bien vu par les autorités sauf par la reine qui assiste presque incognito à des représentations théâtrales…Il donne des idées de révolte, de remise en question aux jeunes dans une société un peu trop étriquée.
Le lecteur est directement plongé dans les mœurs de l’époque et on ne fait qu’entrevoir Shakespeare qui ne manque pas d’aplomb. L’auteur va nous faire découvrir ce qu’il y a derrière l’homme, derrière son vécu. Ce parcours de vie va l’amener à créer une œuvre hors norme qui aujourd’hui encore compte.
Après le premier chapitre, il y a une rupture dans le scénario. Les 9 chapitres suivants se déroulent à la Chinatown de Liverpool en 1587. On y découvre Li, une jeune chinoise, qui a dû fuir son pays. Elle est arrivée en Angleterre avec ses parents après un voyage éprouvant dans la cale d’un bateau en tant que passagère clandestine. Elle a des dons de voyance et cela lui vaut beaucoup de problèmes…L’auteur y décrit la vie d’une diaspora chinoise qui essaye de s’implanter dans le royaume d’Angleterre. On apprend aussi en fin d’album que les deux personnages vont se rencontrer dans le tome 2 après des événements dramatiques.
Le dessin de Sakuishi est bien maîtrisé. Les personnages sont expressifs, le découpage est dynamique. Ce n’est donc pas au niveau du dessin que le lecteur va être découragé dans sa lecture. Loin de là…
Au niveau du scénario, la lecture est passionnante et j’ai apprécié l’arrière-fond historique qui nous plonge dans la vie anglaise et les traditions chinoises du 16e siècle. C’est très bien raconté et ce fond de vérité donne toute la dimension au récit. Ce tome 1 n’est qu’une mise en bouche mais j’ai déjà envie de prolonger la lecture avec le tome 2 qui vient de sortir de presse. Au Japon, la série en est déjà au tome 6…
En résumé, il s’agit d’une série qui va probablement cartonner et elle ne manque pas d’atouts.
Ce premier tome de près de 180 pages est une très bonne entrée en matière. Mais, je suis persuadé que le meilleur arrive et que les futurs développements du scénario réserveront encore bien des surprises et du plaisir aux lecteurs.
Graphisme : 8,0/10
Scénario : 8,0/10
Moyenne : 8,0/10
Capitol.





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