Azimut T1 : Les aventures du temps perdu.

Auteurs : Lupano et Andreae.
Editeur : Vents d’ouest.
Sortie : 05/2012

On a perdu le nord.
Quelque part dans le vaste capharnaüm des mondes possibles, il en existe un où,  plus qu’ailleurs, on reste profondément outré par l’idée de la vieillesse et de son issue tragique : la mort. Mais a-t-on la possibilité d’y échapper ? Ailleurs peut-être pas, mais dans ce monde-là, il est permis de le penser. C’est en tout cas la théorie du vieux professeur Aristide Breloquinte, qui occupe son temps à étudier les caprices du temps à bord du Laps, son navire laboratoire. C’est aussi l’avis de la belle Manie Ganza, qui semble convaincue que le temps, c’est de l’argent, et même des espèces sonnantes et trébuchantes. Chimère ! Diront certains. Non-sens diront les autres.

Et puisqu’on parle de non-sens, signalons tout de même ce fait étrange : depuis quelques temps déjà, on a perdu le pôle nord. Ça n’a probablement rien à voir… Ou alors, c’est tout l’inverse. En compagnie d’une myriade de personnages fantastiques que n’aurait pas reniés Lewis Carroll, embarquez pour un fabuleux voyage qui vous emmènera tout autant dans les sphères éthérées de l’imagination qu’au cœur des préoccupations existentielles humaines.

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Les carnets de Darwin T3 : Double nature.

Carnets de Darwin (Les)3.jpgles carnets de Darwin.JPGEditeur : Le Lombard.
Auteurs : Ocana et Runberg.
Sortie : 02/2012

L’évolution.
Le Yorkshire peine à se remettre du sanglant assassinat de Louise Stuart. La région tremble face au Griffu, surtout après que ce dernier a décimé le cortège de Sir Henry Rillons, chasseur légendaire dont l’intervention devait mettre fin au problème. Darwin, pour sa part, reste extrêmement discret… car la seule conclusion logique de son enquête est qu’il n’est autre que le fameux fauve. Il lui reste à remonter aux origines de cette malédiction. L’évolution réserve encore quelques surprises, même pour le célèbre biologiste !

Blood !
J’ai cru à un miracle au début de ce tome 3, cette série deviendrait elle enfin captivante ? L’attaque du train par les griffus adeptes du coté obscure et les révélations sur les forces qui habitent Darwin m’ont bien plu et puis…….combats, sang, tripes et puis quasiment plus rien d’autre. On aurait pu approfondir le combat intérieur du biologiste, son initiation à la maitriser, un peu plus de subtilité qu’une simple  lutte entre deux clans de lycanthropes. C’est bien joli toute cette action mais j’attends plus d’une BD qu’une succession de scènes à l’hémoglobine dégoulinante. Visiblement les auteurs avaient envie de nous présenter les monstres en pleine action. Dommage d’avoir oublié l’once d’empathie nécessaire pour que le lecteur se sente un peu plus concerner par cette histoire fantastique …une de plus dans la masse de sorties actuelles  mais ces carnets sont vraiment  trop superficiels pour sortir du lot. Il y a moyen de trouver nettement mieux, c’est une certitude.
Scénario : 3/10
Dessin : 6/10
surprises.smileysmiley.com.4.gifGlobal.

SAMBA
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Sherman T6 : Le pardon Jeannie.

Sherman6.jpgSherman6p.jpgAuteurs : Desberg et Griffo
Editeur : le Lombard (troisième vague)
Sortie : 05/2012
End of the road.
C’est la fin du parcours que le mystérieux ennemi de Jay Sherman a prévu pour lui ! Il a perdu ses biens, sa maison et son fils, et la dernière sur la liste est Jeannie, sa fille. Jeannie qu’il n’a plus revue depuis la seconde Guerre Mondiale, après qu’elle a disparu au sein des services secrets, outrée par les malversations de Jay. Et pourtant, ce dernier n’avait agi que pour la protéger. Aura-t-elle compris ce dernier point ? Viendra-t-elle sauver un père repentant dont elle incarne le dernier espoir… ?

Les traces du passé.
Avec cet ultime tome 6, on va enfin savoir qui cherche des noises à notre héros aux tempes grisonnantes. Dès le début de cet album, j’ai eu la puce à l’oreille grâce aux éléments astucieusement  distillés par Stephen Desberg. Et il faut bien avouer que le dénouement est bien pensé et que vous êtes très fort si vous l’aviez deviné avant ce dernier album. Globalement, cette série s’est avérée agréable à suivre même si je ne suis pas enthousiasme à 100% non plus. Je n’ai pas trop apprécié les redites (punaise la scène du téléphone où on annonce à Jay qu’il va tout perdre, on la connait par cœur), ni le ping-pong « passé présent » un peu trop appuyé dans ce tome 6.J’ai eu l’impression d’être comme un boxeur qui reçoit une pluie de coups avec tous ces flashbacks. L’air de rien, le dessin de Griffo souffre aussi du délai très serré entre les différentes parutions. Un peu plus statique qu’à l’habitude, un peu moins de décors ou de peaufinage mais bon, ça reste néanmoins un trait enchanteur à suivre.
Voilà, au final une bonne BD qui ressemble à une série TV US qui ravira certainement un large public. J’ai été parfois un peu dur avec ce Sherman mais on est quand même vachement au dessus d’un scénario à la « Bartoll ».
Scénario : 7.5/10
Dessin : 8/10
7.5/10 Global.

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SAMBA.
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Ténèbres T3 Citadelle

Ténèbres (Soleil)3.jpgtenebres.jpgAuteurs : Iko et Bec.
Editeur : Soleil.
Sortie : 04/2012
Le pompier.
Les origines de Ioen nous sont enfin dévoilées. Sauvé in extremis par ses parents de la destruction de leur vaisseau spatial, alors qu’il n’était qu’un bébé, il fut recueilli par Enora et Killian.
Devenu un homme, il doit à présent affronter le feu des Créatures et restaurer la paix en ces terres de chaos… Sera-t-il l’élu dont parle la légende ?
Vive la mariée.
Certes, cette série n’a rien de révolutionnaire mais il faut avouer aussi que c’est vachement bien torché comme BD d’héroîc-fantasy. Christophe Bec a réussi à bien mélanger plusieurs ingrédients pour nous servir un plat principal des plus délicieux. Tout d’abords, la petite touche de science-fiction bien à propos pour nous expliquer les pouvoir de Ioen le sauveur .Ensuite la sobriété du monde médiéval confère à cet univers le sérieux indispensable à ce genre de récit .De nombreuses scènes épiques qui donnent l’occasion à Iko de nous montrer tout son talent avec des fresques époustouflantes. Une intrigue manichéenne pour la dose de mystère et le tour est joué, on est captivé  par cette grande épopée. Franchement, je suis partant d’office pour l’intégrale ou un coffret de ces ténèbres. Ce qui m’a frappé aussi, c’est la belle osmose entre le dessin flamboyant d’Iko et le récit de Bec, on sent tout de suite que Christophe Bec a mis son scénario au service du décorum d’Iko …..Une bien belle réussite.

Scénario : 8/10
Dessin : 9.5/10
8.5/10 Global.

SAMBA.

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Conquistador Tome 1

Conquistador (Glénat)1.jpgConquistador (Glénat)1p.jpgAuteurs : Xavier et Dufaux.
Editeur :Glénat.
Sortie :04/2012

L’expédition de Pánfilo de Narváez

Depuis leur débarquement en Amérique, Hernán Cortés et son armée sont considérés comme des divinités par l’empereur aztèque Moctezuma. Cela fait bien longtemps que Cortés œuvre davantage pour son compte que pour la lointaine couronne d’Espagne… Tandis qu’il part à la rencontre d’une expédition punitive montée pour lui rappeler son allégeance, Cortés missionne un groupe hétéroclite, mêlant soldats et mercenaires, afin de voler l’inestimable trésor de Moctezuma.
Parmi eux, le loyal soldat Hernando Royo… Le groupe d’aventuriers sera bientôt décimé par une mystérieuse entité qui les poursuit dans la jungle. Créature mythique ou tueurs tout ce qu’il y a de plus humains ? On ne s’attaque pas impunément aux ancestrales et puissantes légendes aztèques…
La rébellion aztèque

Fini le sable, le soleil pesant et le vénéré X3, bonjour la jungle, la moiteur et Txlaka. Changement de décor donc pour les auteurs de CROISADE, nous voilà en plein empire aztèque à la recherche d’un trésor fabuleux. L’immersion est totale et très prenante (la page est 4 est une pure merveille) grâce au dessin de l’excellent Philippe Xavier. On retrouve bien entendu son cadrage moderne et son sens du « cinéma » qui rendent l’ensemble très dynamique. Une mention spéciale aux gueules pas possibles qu’il arrive à nous concocter .Oczu, le prête aztèque, ferait même peur à Dracula tellement il est inquiétant .Coté illustration, il n’y a donc aucun soucis à avoir .Pour le scénario, c’est du Jean Dufaux tout craché. Une entité maléfique ronde, s’immisce, surveille et plane sur ce tome comme pourrait le faire un Djinn ou le Qua’dj .  Pas d’étonnement  non plus avec la composition du groupe de « voleurs ». A coté du soldat, nous avons la brute épaisse de service, le petit futé de circonstance et la bonnasse de concours (quel cul d’ailleurs !) pour assumer les clichés. Bref, pas vraiment de surprise  à la lecture de ce début de diptyque mais aussi pas de mauvaise car l’ensemble est plaisant à suivre et on attend la fin avec impatience (prévu pour novembre 2012).
Dessin : 9/10
Scénario : 7/10
surprises.smileysmiley.com.8.2.gif Global.

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BARON ROUGE – Tome 1: Le bal des mitrailleuses.

Couv_160477.jpgPlancheS_33132.jpgDessin :Carlos Puerta- Scénario : Pierre Veys

Editions Zéphir BD

Sortie : 04/2012

48 pages

Prix conseillé : 14,00 €

ISBN : 9782361180478

Aviation, Histoire

 

Résumé (de l’éditeur: Le Baron Rouge est un tueur né. Elevé dans la tradition militaire, il rêve de passer les ennemis de l’Allemagne au fil de l’épée. L’aviation va lui permettre de réaliser ses ambitions. Le jeune homme va devenir un as et décimer les rangs des aviateurs alliés.  Ses débuts coïncident avec les premiers combats aériens de l’histoire. Ce sont de véritables batailles de dinosaures volants que vont se livrer ces pilotes avides de victoires.
Il n’existe aucune tactique de combat, ni aucune expérience. Aucune règle. Tout est à découvrir à bord de ces engins improbables qui survolent la guerre de 14-18.

 

 

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Mon avis : Voici une nouvelle série de Carlos Puerta et Pierre Veys chez Zéphir BD! Nouvelle série, nouvel éditeur (Zéphir BD est spécialisé « aviation »).Sur SambaBD, on a adoré les trois premiers tomes d’Adamson, la série des mêmes auteurs. Que va devenir cette série ? Pas de réponse à ce jour alors que le récit est loin d’être fini…Un peu frustrant…

Reste la nouvelle série. Elle va nous conter la vie  du baron rouge, Manfred Von Richthofen, l’as de l’aviation allemande pendant la première guerre mondiale.

Alors, que penser de cette série ?

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C’est d’abord une mise en bouche. Très court ce premier tome mais on peut déjà entrevoir ce que va être la suite. Le dessin est toujours aussi somptueux dans le plus pur style d’Adamson. C’est presque photographique, comme l’est la qualité du papier employé pour ce volume. Au niveau du scénario, on va apprendre à connaître un héros qui est plus connu pour son palmarès que pour sa psychologie. Et c’est sur ce plan d’approche que cette série va être intéressante. Pourquoi cet homme va-t-il être un as de l’aviation ? Avait-il des prédispositions ? Les auteurs vont nous montrer que son caractère et son éducation sont les éléments fondateurs de sa légende. Pas toujours très reluisant au niveau des qualités humaines… Nous avons droit à un début de portrait sans concessions !

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C’est fort descriptif et avec peu de dialogue. Mais c’est avant tout un roman graphique qui laisse place aux combats aériens. Baron rouge va trouver rapidement son public auprès des amateurs d’aviation et de l’histoire de la première guerre mondiale. Pour ma part, j’ai bien aimé même si, encore une fois, ce fut trop vite lu… 

 

Graphisme :   9,0/10

Scénario :     8,0/10

Moyenne :     8,5/10

 

Capitol.

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12-La douce.

douce.jpgdouce p.jpgAuteur : François Schuiten.
Editeur : Casterman.
Sortie : 04/2012

Un train d’enfer.
À cinquante ans passés, Léon Van Bel, machiniste-mécanicien proche de la retraite, s’accroche passionnément à son métier de cheminot, et à la machine qui l’incarne : la 12.004, somptueuse loco à vapeur de plus de vingt mètres de long, avec laquelle il a déjà fait quatre fois le tour de la terre et qu’il surnomme affectueusement « la Douce ». Mais au fond, il ne se fait guère d’illusions. Dans ce monde qui pourrait être le nôtre, les transports ferroviaires traditionnels seront très bientôt détrônés par le téléphérique, et Van Bel irrémédiablement mis au rancart, sacrifié comme sa machine aux exigences de la modernité. Pour protéger la loco du dépeçage, le vieux cheminot révolté tente, en vain, de voler la Douce
Communication ferroviaire.
Le train Schuiten  en provenance de Casterman est annoncé voie une .Les passagers sont priés de lancer l’application «  Webcam » sur leur PC .Le problème c’est que ma Webcam intégrée m’a laissé sur le quai. Je n’ai donc pas su prendre le train en marche  avec cette innovation de réalité augmentée. Mais rentrons  plutôt en gare pour l’histoire.
Malgré que François Schuiten joue au soliste avec cette douce locomotive, on pourrait facilement se croire dans les cités obscures. Les bâtiments sont simplement ici remplacés par une antique machine à vapeur. Mais assurément une machine en avance sur son temps quand on regarde son carrossage digne d’un express actuel. Les habitués du style « Schuiten » ne seront pas surpris du contenu, ni de l’ambiance onirique qui y règne. Un peu de nostalgie par ici, de la  défense du patrimoine par là et de la transmission d’un savoir pour conclure, la recette est connue mais on se laisse chaque fois emporter par cette invitation au voyage pour un monde intemporel mais si proche du notre. Il faut avouer que lire un « Schuiten » est toujours une sorte d’expérience, je ne suis pas sûr d’avoir tout capté à cette fable industrielle  mais ma lecture est allée bon train sans aucun retard à l’horaire prévu. Je ne vous conseille pas un train d’enfer mais bien un train de sénateur pour admirer le dessin en N&B de l’architecte belge. Je dis souvent  qu’avec ses ombrages caractéristiques, Schuiten donne des couleurs au noir et blanc.
Petit bémol néanmoins, ce n’est pas une histoire qui m’a transporté au nirvana, certaines « Cités obscures » étaient encore plus intrigantes ou captivantes. Mais bon au train où vont les éditions du 9e art, ce n’est déjà pas si mal.
Dessin : 9/10
Scénario : 7/10
7.5/10 Global.

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