« Cuervos »

cuervos.jpgCuervos4.jpg« Cuervos », de Richard Marazano et Michel Durand, série complète en quatre tomes parue aux éditions Glénat (2003/2006).
 

Résumé :
Joan, âgé de quelques années à peine, erre dans un bidonville à Medellin, Colombie. Vivant de petits trafics pour pouvoir survivre, souffrant de l’absence d’une véritable famille, il est bientôt approché par un homme bien sapé qui lui propose un marché. Entre cet homme au revolver si attirant et un autre qui lui voudrait aider Joan, un choix va s’imposer. Il ne sera pas sans conséquences, et ce pour tous les protagonistes de cette histoire d’ascension et de chute. Celle d’un gosse perdu entre rêves, cauchemars et réalité. Une descente aux enfers sous acide.
 

Mon avis :
Retour momentané aux chroniques pour le poète de service. Et pour l’occasion, une bande dessinée relue le temps d’un emprunt à la bibliothèque flambant neuve du boulot.
« Cuervos », c’est un peu le croisement entre Scarface (avec Al Pacino) et tous ces films plus ou moins récents mettant en scène des cartels, barons de la drogue, etc. Bien documenté, nerveux, noir, le scénario de Richard Marazano ne laisse aucun répit.
Le tome un, « Le contrat », laisse entrevoir une mince possibilité de repentir, mais non : l’homme reste un loup (ou plutôt un « cuervo », corbeau) et c’est cet aspect qui domine tout au long du récit. A l’image de cette « montre message » offerte à Joan au tout début de son ascension et qui va lui retomber sur la figure vers la fin de sa vie…
Parce que rien ne change pour les dealers, sicaires et autres tueurs, excepté les têtes qui les gouvernent. La dure loi des cartels. Ou la dure loi tout court qui règne à Medellin !…
La lecture est donc intense, bien soutenue par Michel Durand qui possède une belle maîtrise du cadrage, limite novatrice. Son style lui me paraît assez proche du croquis : peu de détails (excepté les décors de Medellin, saisissants avec ce beau bleu nocturne !) et des visages taillés au couteau. Cuervos va vite, très vite. Malgré, il faut le noter, une petite baisse de rythme dans le troisième tome, plus « magouilles et politique », enfin c’est mon avis.
 

Ma note :
1er tome : 8/10
2ème : 7,5/10
3ème : 6/10
4ème : 8/10 (du même niveau que le 1er pour moi)
Soit 7,3 de moyenne. J’arrondis à 8 car malgré sa noirceur et son désenchantement clair cette série vaut la peine d’être lue.
Attention : certaines scènes sont très crues, très réalistes. Voir un petit enfant manier des revolvers comme des jouets est choquant, mais c’est le parti pris des auteurs de ne faire aucune concession dans leur oeuvre.
 

A noter aussi qu’une petite intégrale est sortie, mais j’en déconseillerais la lecture, sauf si vous possédez des lunettes 3D (rires) : vraiment difficile à lire et on passe à côté de plein de choses. Allez, on va demander au réal’ d’Avatar et de Titanic d’arranger çà !…
 

Nicolas

Cuervos1.jpg

5 commentaires sur “« Cuervos »

  1. Pas lu pour ma part, il faut dire qu’un des deux auteurs me donne de l’urticaire.

  2. Ah? Pourtant une très bonne série. Mais ce serait bien qu’un jour ils nous sortent une intégrale un peu plus grande!

  3. Ai lu en son temps les tome 1 : enthousiaste. Puis le tome 2 et 3 ou le scénario s’effondre doucement mais surement …. Pas pu aller jusqu’au 4 ! Dommage, cela partait si bien ! Bref je n’aurai pas mieux donné comme note. Merci Nicolas.

  4. Je suis d’accord avec toi: le tome 1, à mon avis, est le meilleur. Le contraste violence extrême/enfance y est pour bcp et j’ai trouvé cet album particulièrement poignant. A partir du 2, les personnages ont vieilli et la trame rappelle un peu Scarface. J’ai trouvé pour ma part que le scénario tenait la route 😉

  5. Lu et bien aimé cette série :-)))) C’est très noir et violent.

Les commentaires sont fermés.

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