La marque du Chat

marqueduchat

Philippe Geluck rempile avec le tome 14 de son célébrissime Chat. J’ai lu tous ses albums (sauf les best-of, qui font un peu doublon) et je suppose que me connaissant, vous savez pourquoi. Sinon, voyez ici.

Certes, ce nouveau numéro recèle quelques belles trouvailles mais j’ai quand même trouvé que certains gags étaient un peu tirés par les cheveux, surtout les gags relatifs aux déplacements du Chat dans les cases de la BD. Un peu le système de "mise en abîme" : parler de la BD dans une BD. Idem pour les gags répétitifs avec la Vénus de Milo et le Penseur de Rodin. Un, c’est rigolo, mais à partir de 3 ou 4, cela commence à lasser.

Les 10 premiers tomes m’avaient vraiment arraché des éclats de rire mais depuis les quelques derniers, je dois admettre qu’à part un "ha-ha" de temps en temps, ils me provoquent un vague sourire, voire un ‘ah oui, OK’ mais ne me font plus franchement rigoler. Ceci dit, je pense être bien placé pour savoir que les jeux de mots sont capricieux et que ce qui amuse certains laissera d’autres de marbre (surtout avec Rodin ;)). Le tome 14 offre quelques belles pépites mais peut-être PG devrait-il attendre d’avoir plus de choix avant de publier un album car ses meilleures trouvailles sont un peu noyées dans le moyen, voire le très facile comme ‘Brad Pritt’ ou ‘Draculapin’.

Mais je ne lui jetterai pas la pierre car j’achèterai sans doute le suivant.

Ma cote : 7/10

Moriganes

Moriganes-1

Bonjour, j’accepte avec plaisir la proposition de blog associatif de Samba. Voici donc un billet en direct.

J’avais beaucoup aimé La complainte des landes perdues par Dufaux et Rosinski. Après avoir lu les 4 tomes à la bibliothèque, j’ai d’ailleurs acheté l’intégrale afin de pouvoir la relire à l’occasion.

Complainte

Rappel du synopsis de l’éditeur :

Sioban, princesse des Sudenne, affronte un terrible mage et tente de reconquérir l’honneur de sa famille. Nouvelle édition de cette intégrale qui nous conte l’ascension d’une jeune guerrière vertueuse. Le trait vigoureux de Rosinski nous procure des décors magnifiques, où les combats s’avèrent d’une violence impitoyable. Une saga scénarisée par Jean Dufaux, qui fait s’affronter la vertu d’une adolescente et les maléfices d’êtres machiavéliques. Un classique confirmé de l’heroïc-fantasy.
Cette nouvelle édition de l’intégrale comprend une vingtaine de pages de croquis originaux inédits et une nouvelle maquette de couverture.

J’ai beaucoup aimé cette collection. Le graphisme s’apparente, d’après moi, aux premiers Thorgal, donc avec des visages à géométrie variable, comme s’ils étaient en pâte à modeler soumis aux caprices de l’atmosphère…

L’histoire, en revanche, est pas mal du tout, avec juste ce qu’il faut de surnaturel pour lui conférer une ambiance un peu mystique. Je me suis surpris à m’intéresser vraiment au destin de Sioban.

Samba m’avait ensuite conseillé le tome 5, toujours de Dufaux mais dessiné par Delaby. Ce dernier est aussi le dessinateur de Murena et je dois dire que les planches sont vraiment magnifiques. Rosinski, dessinateur de Thorgal, avait déjà créé une superbe ambiance, mais Delaby ajoute vraiment une dimension quasi hyper-réaliste à l’histoire. Les visages sont de véritables portraits et la beauté des femmes y est sublimée. Regardez-les bien et voyez ce qu’elles dégagent.

Prélude à la Complainte des landes perdues, ce tome retrace l’épopée des Chevaliers du pardon et plus particulièrement de Seamus, fidèle protecteur de Sioban dans les 4 tomes précédents. Une Morigane, terrible sorcière, sème l’effroi dans les villages. Les chevaliers du pardon sont les seuls à pouvoir mettre fin à ses exactions. Ce sera l’occasion d’emmener le jeune Seamus à sa première mission. Mais l’étrange Mornoir, du fond de son puits, prédit qu’il trahira lorsqu’il aimera. Le mal sera-t-il dans l’amour ? Et les chevaliers parviendront-ils à débusquer la Morigane ? Peut-être, mais il faudra se défier des apparences.

Une BD somptueuse.

Ma cote : 8,5/10

Secrets bancaires 2.2,Le goût de l’argent.

secretsbancaires04secretsbancaires2_plaLe résumé.
Le cadavre de PATRICK PEREZ, tué par ELIE après l’attaque de son amie MARION par un des hommes de main de son ami, est découvert par SALVATORI. Persuadé que la victime est au cœur d’une opération de blanchiment d’argent, le juge d’instruction confie la suite de l’enquête au commissaire LAMBERT qu’il juge plus fiable que le vieux policier alcoolique. Son passeur perdu, THOMAS CHARVET demande à son cousin ETIENNE COMBE, notaire au bout du rouleau, de le remplacer. Alors que CHARVET passe du bon temps en Suisse, HÉLÈNE GLOAGUEN est interrogée par les policiers…


Mon avis.
En relisant ma critique du tome 2.1, je me rends compte que j’y suis allé un peu fort. Moi, qui n’aime pas trop les thrillers financiers, c’est sans ennuis que j’ai lu ce 2 ème volet de ce dyptique.Il faut dire que Richelle a eu la bonne idée de ne pas charger cette histoire de termes financiers incompréhensibles pour un néophyte comme moi. En plus, j’ai assez aimé les petits détails et l’aspect psychologique des différents protagonistes que l’on rencontre tout au long de  ce « gout de l’argent ». En plus, les retournements de situations sont souvent savoureux et collent plus à la réalité qu’à une série américaine où les fins limiers gagnent toujours.
Le dessin suit un peu la même doctrine, on est loin des strasses et paillettes .Le dessin réaliste de Dominique Hé rend la réalité moins belle que l’on voudrait, personnages grassouillets ou ridée par l’âge par exemple. On a aussi parfois droit a des scènes très crues, sans fioritures, la réalité nue si j’oserais dire.
Donc, pour un anti amateur du genre, une lecture qui est passé comme une lettre à la poste.

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Le site de Dominique Hé ICI.

 

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