CLos de Bourgogne – tome 1 – le monopole

clos de bourgogne,corbeyran,ruizgé,glénat,vins,vignobles,saga,610,062016clos de bourgogne,corbeyran,ruizgé,glénat,vins,vignobles,saga,610,062016Scénario : Eric Corbeyran

Dessin : Francisco Ruizgé

Éditeur : Glénat

48 pages

date de sortie : juin 2016

genre : saga viticole

 

 

Paul Bernodet est l’heureux propriétaire du Clos du pré pentu, un domaine viticole réputé et très apprécié de la région Bourgogne. Un jour, pour une mystérieuse raison, Paul décide de tout plaquer et de vendre ses terres et ses biens. Géraldine Leroy-Barreyre, journaliste spécialisée, s’entretient avec lui pour connaître les dessous de cette surprenante décision. Paul promet de tout lui révéler si, en échange de ses confessions, elle enquête pour lui sur une histoire vieille de trente ans…

 

« C’est à vous qu’il faut mettre une muselière ! Vous avez un palais désastreux et une langue de vipère ! Votre incompétence n’a d’égale que votre étroitesse d’esprit ! »

 

A l’opposé des grands vignobles Bordelais, Corbeyran nous emmène à la découverte des petites parcelles Bourguignonnes qui recèlent de trésors liquides. Dans une histoire aux accents d’une dramaturgie sentimentale un peu éculés, Eric Corbeyran nous tisse une intrigue qui se laisse déguster tranquillement avec son lot de petits rebondissements. S’agissant là d’un one shot, on ne peut pas parler vraiment d’une saga familiale, mais y retrouve, outre la jolie journaliste qui sévit dans les autres séries viticoles du sieur Corbeyran, les ingrédients qui en font le succès : amitiés, haines, trahisons, coups bas … Une trame des plus classiques, bien menée, bien mise en scène pour une enquête dans un environnement plutôt agréable qui vous apprendra peut-être deux ou trois petites choses sur le milieu viticole en Bourgogne.

Pour le dessin, c’est l’Espagnol Francisco Ruizgé qui s’y colle. Déjà à l’œuvre sur la série Bodégas mettant en relief les vins espagnols, il nous livre ici un dessin réaliste de facture très classique. Les décors sont soignés, à la différence des personnages qui manquent parfois de précisions et de finesse.

Au final, cet album qui sent bon le terroir se lit comme on boit un cru moyen : aimable et gouleyant sur le coup, mais qui ne reste pas longtemps en bouche.

 

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Loubrun

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Etunwan : celui qui regarde

etunwan,murat,futuropolis,western,indiens,photographie,910,062016etunwan,murat,futuropolis,western,indiens,photographie,910,062016Scénario et dessin : Thierry Murat

Éditeur : Futuropolis

date de sortie : juin 2016

156 pages

genre : western intimiste

 

 

 

Pittsburg, États-Unis, 1867. Joseph Wallace est photographe portraitiste et vit paisiblement et confortablement de sa passion mais sans pouvoir y apporter de fantaisie artistique. Il éprouve le besoin d’apporter de la grandeur à son art et s’engage alors à suivre une expédition dans les rocheuses, financée par le gouvernement et dirigée par le docteur Walter. Le but est d’explorer et de cartographier de nouvelles zones afin de découvrir si de nouveaux gisements d’or ou de charbon sont exploitables. Sa rencontre avec les Indiens Oglalas va modifier profondément le sens de son expédition et va bouleverser sa vie. Le voyage prendra une tournure initiatique et intimiste. Il appréhendera l’existence d’une manière plus humaniste et n’aura de cesse de mettre son art au service de l’être humain non pas pour simplement le montrer, mais pour le sublimer. Il devient alors Etunwan, « celui qui regarde ».

 

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Thierry Murat est de ces auteurs qui sortent du lot. D’abord par ce que l’on voit en premier : son graphisme. Unique et identifiable entre tous, il est d’une puissance évocatrice quasi envoutante où l’épure et le contraste se font la part belle dans de grandes cases qui vous invitent à prendre votre temps. Le trait de Murat force à la contemplation et oblige le lecteur à ralentir son rythme de lecture. Il peut alors prendre à son compte le voyage initiatique du personnage et s’extraire du monde pendant la lecture des 160 pages de ce beau western intimiste. Et c’est là la deuxième marque de fabrique de Thierry Murat. Une narration fluide au service de récits intenses, des personnages profonds et authentiques qui souvent forcent l’admiration et vous font voyager hors du temps.

Etunwan, celui-qui-regarde, vous emmènera loin, au cœur des tribus indiennes avant que celles-ci elles ne soient exterminées par cette société américaine avide de richesse et de puissance de la fin du XIXe siècle.

Etunwan, celui-qui-regarde, c’est un grand et beau voyage initiatique à côté du quel il serait dommage de passer.

 

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Loubrun

 

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Deux bandits

deux bandits,danilo beyruth,ep éditions,western,brésil,caatinga,sertao,vengeance,violence,810,062016deux bandits,danilo beyruth,ep éditions,western,brésil,caatinga,sertao,vengeance,violence,810,062016Scénario et dessin : Danilo Beyruth

Éditeur : EP éditions

96 pages

date de sortie : juin 2016

genre : western

 

 

 

 

Dans le Sertão sec et aride du Brésil, La Teigne et Crâne-de-boeuf sont les deux seuls rescapés d’une bande de bandits tombée dans un piège tendu par le lieutenant Honorio. La blessure de La Teigne le fait délirer et il voit son ancien chef lui demander de le libérer. Quand il retrouve Crâne et que celui-ci lui apprend que ses anciens comparses ont été décapités par Honorio et que ce dernier a pour objectif de rapporter les têtes à la capitale, il comprend le sens de la vision qu’il a eue. Les deux bandits se font alors un devoir de récupérer les têtes de leurs camarades et de mettre fin aux agissements du cruel lieutenant. Animés chacun par leurs propres motivations, ils mettront sur pied un plan pour venger leurs anciens complices.

 

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Sous un soleil de plomb, Danilo Beyruth nous propose un western brésilien aux accents Italiens. Il s’inspire fortement d’une construction cinématographique typée, voire stéréotypée, en incluant tous les codes qui ont fait le succès des film de Léone entre autres. Des plans larges et panoramiques, parfois sur des doubles pages pour introduire les chapitres, des ambiances baignées de soleil, de chaleur et de sueur, des trognes de bandits taillées au burin et des dialogues à l’économie. Ajoutez à ça une petite touche Tarantinesque avec quelques scènes bien gores et bien sanguinolentes, et on a un western à la fois atypique et classique. L’histoire est tout ce qu’il y a de plus simple : une vengeance, un règlement de compte, une petite soif d’or, racontée de manière linéaire, sans fioritures et sans surprises. Mais c’est rudement efficace et les 96 pages de ce one-shot se laissent avaler d’une traite jusqu’au final au décor original de ce village peuplé de faibles paysans accrochés à la soutane du curé et tentant vainement de lutter contre l’invasion des dunes de sable. L’auteur nous gratifie d’un final dantesque où l’on peut y déceler une petite métaphore amusante : tu es poussière et tu redeviendras poussière et Dame Nature aura raison de tous…

Voilà un western violent au graphisme flamboyant que je recommande aux amateurs du genre.

 

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Loubrun

 

Harrow county – tome 1 – spectres innombrables

Harrow county.jpgHarrow county_pl.jpgScénario : Cullen Bunn

Dessin : Tyler Crook

Éditeur : Glénat Comics

99 pages

date de sortie : juin 2016

genre : fantastique, horreur

 

 

 

Dans la petite bourgade du sud des États-Unis de Harrow County, Emmy a toujours su au fond d’elle que les bois qui entourent sa maison étaient peuplés de fantômes, gobelins et autres zombies. Mais le jour de son dix-huitième anniversaire, elle va découvrir qu’elle est connectée à ce lieu, et aux monstres qu’il renferme, d’une façon qu’elle n’aurait jamais imaginée… Peu à peu, elle sent d’étranges pouvoirs naître en elle. Est-elle prête à affronter tous les mystères de Harrow County ?

Désignée meilleure série de l’année 2015 par le légendaire Mike Mignola, Harrow County est la quête initiatique d’une jeune fille dans une société nimbée de surnaturel. Un récit onirique très « southern gothic », réalisé par Cullen Bunn (créateur du hit The Sixth Gun) et illustrée par l’envoûtant Tyler Crook (B.P.R.D.).

 

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Le genre horrifique n’est pas des plus facile à traiter en BD. On tombe soit dans le ridicule, soit dans le fantastique qui tourne au gore, soit tout simplement dans une histoire où les effets ne fonctionnent pas. Un peu comme dans ces films d’horreur où l’on rigole dès qu’on voit apparaitre le monstre, ou encore quand une musique tente de placer une ambiance un peu trop prévisible.

En BD, on se fait soit même sa petite musique d’épouvante et le scénario doit être drôlement bien ficelé pour produire l’effet voulu parce qu’un dessin n’arrivera quasiment jamais à nous foutre les jetons. L’auteur Japonais Junji Ito (Le Tunnel) est très fort dans ce registre et les américains ne sont pas en reste avec notamment Rachel Rising de Terry Moore, Fatale d’Ed Brubaker ou encore les fameux Tales from the crypt des années 50, que les éditions Akileos ont eu la bonne idée de rééditer en intégrales.

 

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Avec Harrow County, on n’échappe pas totalement aux clichés du récit d’horreur, mais comme Cullen Bunn ne cherche pas à en faire des tonnes pour impressionner le lecteur, sa narration fonctionne à merveille. Il nous entraine dans une chasse aux sorcières surprenante et inquiétante en faisant planer une drôle d’ombre sur le village de Harrow county et de ses habitants. L’histoire est assez simple, mais il y a de très bonnes idées qui produisent leur petit effet avec une grande efficacité.

Comme pour le scénario, Tyler Crook ne cherche pas à en faire des tonnes. Grâce à un dessin réaliste simple et une colorisation très maitrisée il rend crédible les scènes fantastiques qui coulent de source dans ce récit à la narration fluide.

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Ce bon premier volume nous montre la noirceur qui règne dans le cœur de certains homme et la jeune Emmy qui prend de l’envergure et gagne en puissance. J’attends avec impatience la suite de cette histoire et suis curieux de voir comment tout cela va tourner et comment les auteurs vont réussir encore à nous faire frissonner d’angoisse.

 

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Loubrun

 

 

Les naufragés du métropolitain – Tome 2 – station assassins

les naufragés du metropolitain, ordas, berr, grand angle, bamboo, policier, paris, inondation, 1910, braquage, 6/10, 06/2016les naufragés du metropolitain, ordas, berr, grand angle, bamboo, policier, paris, inondation, 1910, braquage, 6/10, 06/2016Scénario : Patrice Ordas

Dessin : Nathalie Berr

Éditeur : Bamboo (Grand Angle)

48 pages

date de sortie : juin 2016

genre : policier, aventure

 

 

 

Cet hiver 1910, la place Vendôme, à Paris, est sous les eaux. Les cinq croix, commandées pour ses enfants par le tsar de Russie au joaillier Verne, ont été dérobées par le Fennec, apache notoire introduit dans la place par l’apprenti Valentin. Mais le Fennec est surveillé depuis longtemps par l’inspecteur Delaroche, un as de ce qui deviendra la « Brigade du Tigre ».

 

« Caltez jeunesse, faut qu’on cause avec le poulbot ! Et prévenez Zoizeau qu’on la demande en coulisse. »

 

Suite et fin de ce diptyque où il ne fait pas bon être aquaphobe et/ou claustrophobe. L’action se déroule dans le Paris inondé de 1910, et il pleut pendant toute l’histoire. J’ai reçu cet album après les fortes pluies et grosses inondations que nous avons subi en ce printemps 2016, et curieusement je l’ai quelque peu oublié sur ma pile à lire !

Ces deux albums sont curieux car on tombe indéniablement sous le charme du beau dessin de Nathalie Berr, même si les ambiances pluvieuses qu’elle met en place me paraissent un peu trop propres. Mais peu importe, car son trait rond et vif donne véritablement vie aux personnages d’autant qu’elle leur donne de vraies expressions qui prennent encore plus de sens avec les dialogues de Patrice Ordas ciselés à l’argot parisien des malfrats du début du Xxème siècle. La curiosité vient du scénario qui semble n’avoir qu’un rapport très lointain avec le titre de la série et le fond historique dans lequel se déroule l’intrigue. Le Paris inondé de 1910 sert de décor plus que toile de fond à cette histoire de casse de facture assez classique. Il n’est finalement que prétexte à ajouter un peu de piquant à l’histoire et l’auteur se garde bien de rentrer dans les détails de cette inondation historique.

Mais, les planches sont belles, l’intrigue reste plaisante à lire, les personnages ne manquent pas de relief, les dialogues sont soignés aux p’tits oignons, ce qui nous donne au final un album agréable dont la fin pourra même vous surprendre.

 

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Loubrun

 

 

Durango – tome 17 – Jessie

durango, swolfs, iko, soleil, western, 7/10, 06/2016durango, swolfs, iko, soleil, western, 7/10, 06/2016Scénario : Yves Swolfs

Dessin : Iko

Éditeur : Soleil

48 pages

date de sortie : juin 2016

genre : western

 

 

 

Après un affrontement mouvementé en Californie, Durango part soigner ses blessures auprès de son vieil ami, le shérif Larry Haynes, dans la paisible ville de Hancock…
Le répit est hélas de courte durée, car un important transport de fonds est attaqué et les coupables restent introuvables, de même que le magot qu’ils ont volé ! Au même moment, la jeune Jessie débarque en ville et cherche des noises à Maxwell, le tenant du saloon local…

 

 » tu sais quoi grand père … je crois que vous cherchez quelque chose de bien précis… que vous n’avez pas trouvé, même si le pauvre bougre dont la tête orne ton entrée t’a indiqué le bon endroit. Et ce que tu cherches… m’appartient ! « 

 

Créée au début des années 80 par Yves Swolfs, la série Durango est devenue un classique du western en bande dessinée. Pourtant, depuis ses débuts elle à connu pas moins de cinq éditeurs ce qui est souvent le meilleurs moyen pour perdre son public. Mais le public a toujours suivi les aventures de ce loup solitaire, seul justicier de l’ouest à utiliser un flingue de confection allemande, le fameux Mauser C96. Comme son héros, Yves Swolfs a joué au loup solitaire en assurant scénario et dessin jusqu’au tome 13 sorti en 1998. Huit ans plus tard, Durango a repris son mythique Mauser avec cette fois-ci Thierry Girod aux pinceaux, pour trois volumes. Cette longue absence aura sans doute eu raison de certains aficionados de la série, dont votre serviteur. Mais Durango a la couenne coriace, et 4 ans après de dernier album dessiné par Girod, le voilà sous de nouveaux traits dessinés par Iko, dont on peut aussi découvrir le travail dans la série d’héroïc Fantasy Ténèbres.

durango, swolfs, iko, soleil, western, 7/10, 06/2016

Je vais très vite passer sur l’intrigue qui est d’un classicisme déconcertant mais néanmoins jubilatoire. Car c’est ça Durango, et on en demande pas tellement plus après tout. Une histoire simple, ou il est souvent question de vengeance, de justicier, de magot, dans la plus pure lignée des western-spaghetti de la grande époque des années 60 et 70. La ressemblance est plus qu’assumée puisque le personnage créé par Swolfs est directement inspiré du rôle interprété par Jean-louis Trintignant dans le Grand Silence de Sergio Corbucci. D’ailleurs, depuis ses débuts, la série fait la part belle aux références, qu’elles viennent du cinéma ou même de la BD. Dans les albums de Durango, on peut y croiser aussi bien Clint Eastwood que Lucky Luke ou Blueberry. La tradition est ici respectée sous les traits notamment du méchant qui ressemble étrangement à Henry Fonda dans Il était une fois dans l’ouest, et qui de surcroit s’appelle ici aussi Franck. Le marshall prend quant à lui les traits de Timothy Olyphant, l’acteur interprétant le rôle du quincailler/shériff de la série TV Deadwood.

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Iko est plutôt doué pour donner de sacrées tronches à ses personnages qui se trouvent être très expressifs. Il est également très doué pour créer un décorum précis fourmillant de détails. C’est même presque trop à tel point que les planches donnent une impression de surcharge ce qui nuit parfois à la lisibilité. En ajoutant à ça un encrage appuyé et une colorisation un peu trop vive, on se retrouve avec des scènes où les grands espaces que l’on aime voir dans les westerns se trouvent quelques peu écrasés par un foisonnement de détails. Dommage, parce que le dessin est loin d’être mauvais mais il se trouve mangé par la couleur.

C’est donc un retour plutôt réussi pour ce justicier incontournable de la BD, que j’aurai plaisir à retrouver pour d’autres aventures.

 

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Loubrun

 

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World war wolves – Tome 2 – Autrefois un homme, aujourd’hui un loup

world war wolves,istin,duarte,soleil comics,loups-garous,fantastique,horreur,virus,710,042016world war wolves,istin,duarte,soleil comics,loups-garous,fantastique,horreur,virus,710,042016Scénario : Jean-Luc Istin
Dessin : Kyko Duarte
Éditeur : Soleil Comics
97 pages
date de sortie : avril 2016
genre : fantastique

 

 

 

Alors qu’à Las Cruces, John Marshall enquête sur l’identité du lycanthrope qui massacre ses voisins, l’aveugle Jeremy Lester et la petite Sarah fuient Philadelphia pour Lancaster se demandant encore pourquoi les loups les ont épargnés. Quant à Malcom Spolding, ne supportant plus d’être l’esclave des loups de Riker’s Island, il échafaude un plan pour s’évader le jour où James Raven, le chef de l’une des plus puissante meutes d’Amérique, leur rend visite…

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Deuxième volet attendu de cette histoire où l’on voit une société américaine en déliquescence et en proie à la menace d’une armée de loups-garous. Dans un esprit de récit survivaliste à la Walking dead, Jean-Luc Istin nous propose trois histoires en une. Trois histoires aux personnages très différents qui vivront et affronteront chacun à leur manière le déclin de la société dans laquelle ils vivent. L’auteur fait évoluer les trois intrigues en parallèle et l’on attend avec impatience le moment où les destinées de chacun vont se croiser. La tension monte doucement et les rares démonstrations de la puissance de la nation Lycanthrope laissent présager d’un sombre avenir pour l’espèce humaine. A moins que l’un des trois personnages principaux ne recèle en lui la solution pour combattre l’ennemi…

 

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Les trois récits se succèdent les uns aux autres dans un rythme soutenu et l’on passe d’une situation tendue à l’autre sans avoir eu le temps de souffler. Le graphisme réaliste tout en nuances de gris, aux décors fouillés riches en détails, donne un dynamisme cinématographique au récit et contribue à la mise sous tension du lecteur.

C’est un bon deuxième tome, qui en appelle vite un troisième dans lequel, espérons-le, il devrait y avoir plus d’action menée par la horde de lycanthropes.

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Loubrun

 

 

voir le tome 1

Les chroniques courtes (102) – Poil de carotte – Nanny Mandy T1 – Stray Dog T2 – Abyss T3 – Lucio Perinotto Artbook 3

POIL DE CAROTTE

couv-poil-de-carotte-4fd555c.jpgScénario : Corbeyran
Dessin : Renaud Collard
Éditeur : Delcourt
48 pages
Genre : adaptation littéraire
(d’après Jules Renard)

 

C’est un bond dans l’enfance et les lectures d’élémentaire. Je me rappelle de ce Poil de Carotte en livre de poche qu’on avait plaint en fiche de lecture.
En BD, cela paraît beaucoup plus glauque… les expressions de Poil de Carotte donnent froid dans le dos.
Ce Gavroche en galoches a bien souffert durant son enfance et Folcoche peut se targuer de n’être que la seconde marâtre de la littérature française.

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a06-3e788fc.gifma note

 

Planante

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Lazarus – tome 4 – poison

lazarus,rucka,lark,glénat comics,thriller,guerre,anticipation, 910,052016lazarus,rucka,lark,glénat comics,thriller,guerre,anticipation, 910,052016Scénario : Greg Rucka

Dessin : Michael Lark

Éditeur : Glénat Comics

146 pages

date de sortie : mai 2016

genre : anticipation, thriller

 

 

Rien ne va plus ! Les familles toutes puissantes qui règnent sur le monde sont en guerre. Alors que Malcolm Carlyle est à l’agonie suite à un empoisonnement opéré par la famille Hock, son fils Stephen tente de le remplacer. Pas facile cependant de prendre la place et d’égaler le patriarche de la famille. Le fils n’a pas le même charisme que le père, et la situation devient vraiment critique notamment à Duluth qui est sur le point de tomber entre les mains de l’ennemi. Tandis que Forever est envoyée sur le terrain pour reprendre les choses en mains, luttes de pouvoir et intrigues perturbent sérieusement le sommet de la famille Carlyle.

 

« Je suis le commandant Forever Carlyle. Et à compter de maintenant, vous êtes à moi. Ensemble, nous allons sécuriser Duluth … et tuer jusqu’au dernier les connards de Hock que nous y trouverons »

 

Les volumes de Lazarus se suivent et se ressemblent par la qualité du scénario et du dessin qui à chaque fois sont bluffants ! Ce quatrième volume pousse d’un cran le curseur de la violence et met l’accent sur une action soutenue à travers la guerre que se livrent les deux familles Carlyle et Hock. En envoyant Forever en première ligne, les auteurs nous réservent par ailleurs quelques surprises et rebondissements dont ils ont le secret et qui ne manquent pas de clouer le lecteur au fond de son fauteuil !

Le rythme haletant et l’ambiance assez anxiogène des scènes de batailles sont entrecoupées de scènes d’intérieurs plus posées mais pas moins angoissantes. En effet, il n’y a pas de place pour la lumière dans ce récit ! De l’âme des personnages aux desseins des familles, tout n’est que noirceur et donne une vision assez effrayante de ce monde totalitaire qu’a imaginé Greg Rucka.

C’est pourtant avec toujours autant de jubilation et de frénésie que l’on suit l’évolution de cet univers si sombre et surtout de Forever, le personnage principal, sur qui nous avons visiblement encore moult choses à apprendre.

Une série indispensable qui nous surprend et nous tient en haleine à chaque nouveau volume et dont le graphisme sublime se bonifie d’un tome à l’autre.

 

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Loubrun

 

 

 

 

Ajin – tome 5

ajin, sakurai, miura, glénat manga, fantastique, ajin, sakurai, miura, glénat manga, fantastique, Scénario : Tsuina Miura

Dessin : Gamon Sakurai

Éditeur : Glénat Manga

191 pages

date de sortie : mai 2016

genre : seinen, fantastique

 

 

Sato tient ses promesses et fait régner la terreur à coup d’attentat sanglant au nom de la défense des droits des Ajin. Cela ne fait bien sûr qu’accentuer la crainte des humains à l’encontre des Ajin. Kei, qui avait trouvé refuge dans un village, est démasqué par les villageois et se voit contraint de prendre la fuite. Ces évènements le poussent à enfin prendre une décision et choisir son camp.

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Voilà une série qui prend une tournure à laquelle on ne s’attendait pas forcément, mais qui ne s’essouffle pas pour autant. Ça va vite, la violence va crescendo et les personnages prennent un peu plus d’épaisseur à chaque nouveau volume. Pour autant, cette violence n’est ni gratuite ni mise en exergue. Elle est présentée comme un moyen d’expression de personnages définis comme monstrueux et traqués par une société ultra formatée, parce qu’ils sont différents et que cette différence effraie. Elle est mise au service d’un récit fantastique qui nous renvoie un reflet de nos société et invite à une réflexion sur leur fonctionnement.

Ce cinquième volume se lit d’un souffle et maintient la série a un excellent niveau tant d’un point de vue narratif que graphique. Les auteurs font avancer l’intrigue et évoluer les personnages avec subtilité au milieu d’un déchainement de violence sans pour autant tomber dans un schéma manichéen trop facile. Et comme pour les 4 précédents volumes, on referme celui-ci avec de nouvelles questions qui nous viennent à l’esprit ! Heureusement que le rythme de parution des mangas est soutenu !

 

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Loubrun

 

A paraitre en juillet

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Après l’adaptation par le studio Polygon Pictures d’une trilogie de films d’animation, la série TV est à présent diffusée en streaming sur Netflix.

 

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