VINCENT.

Vincent, Vincent Van Gogh, Stok, emmanuel Proust éditions, 8/10, peintre, biographie, 01/2015Vincent, Vincent Van Gogh, Stok, emmanuel Proust éditions, 8/10, peintre, biographie, 01/2015Dessin & scénario : Barbara Stock

Sortie : 28/01/2015

Edition EP (Emmanuel Proust)

144 pages – cartonné

Histoire, Vincent Van Gogh, peinture.

 

 

 

Résumé (de l’éditeur) : Arles dans le sud de la France, XIXe siècle. Vincent, peintre méconnu et tourmenté, a l’ambition de créer une résidence d’artistes où les peintres pourraient s’exprimer librement. Mais son grand projet se voit réduit à néant par les attaques sournoises de la maladie. Confus et désorienté, le jeune artiste ira jusqu’à se couper l’oreille dans une crise de démence ! Pourtant, la folie créatrice deviendra génie…

Vincent, Vincent Van Gogh, Stok, emmanuel Proust éditions, 8/10, peintre, biographie, 01/2015

 

«Quand on a une ambition, mieux vaut ne pas compter sur la reconnaissance du plus grand nombre. Y a longtemps que je l’ai appris.»

 

 

Mon avis : Attention, voici un album qui sort des sentiers battus ! Pour aimer ce livre, il va falloir mettre de côté vos idées bien établies et faire preuve d’ouverture d’esprit.

Vincent, Vincent Van Gogh, Stok, emmanuel Proust éditions, 8/10, peintre, biographie, 01/2015

Ce roman graphique est publié en collaboration avec le Van Gogh Museum d’Amsterdam. Il est soutenu  par le Nederlands Letterenfonds dutch foundation for literature (en Français, le Fonds hollandais pour la littérature) et le service culturel de l’ambassade de Hollande. Bref, si les hollandais mettent de l’argent, c’est que cela en vaut la peine et qu’ils attendent un retour sur investissements…Passez par chez nous pour visiter le musée Van Gogh et dépenser vos euros. Quoi de plus normal en somme, d’autant plus qu’Amsterdam est une très jolie ville à visiter.

.Vincent, Vincent Van Gogh, Stok, emmanuel Proust éditions, 8/10, peintre, biographie, 01/2015Vincent, Vincent Van Gogh, Stok, emmanuel Proust éditions, 8/10, peintre, biographie, 01/2015

 

Barbara Stok en photo et en dessin, vue par elle-même…

 

Barbara Stok est une auteure hollandaise née en 1970 et très connue aux Pays –Bas pour ses romans graphiques autobiographiques. A ce jour, elle a publié huit ouvrages. Elle est aussi illustratrice pour les magazines. Il s’agit ici pour elle de son premier album publié en français.

Vincent, Vincent Van Gogh, Stok, emmanuel Proust éditions, 8/10, peintre, biographie, 01/2015

Reste maintenant à parler de l’album en lui-même. Barbara Stok nous parle uniquement d’une partie très limitée de la vie de Van Gogh mais une période importante, déterminante de sa vie, pour son travail d’artiste, pour trouver son style, sa « patte ». L’histoire est racontée par le prisme de sa correspondance avec son frère Théo qui le finance. Même si le scénario peut sembler à première vue basique, il est en réalité bien construit, alternant correspondance et description des rencontres et de la vie quotidienne de notre cher Vincent. On y décrit très bien le caractère spécial, lunatique, par moment même dément du peintre, et l’évolution de sa peinture, de sa santé mentale.

Vincent, Vincent Van Gogh, Stok, emmanuel Proust éditions, 8/10, peintre, biographie, 01/2015

Reste la partie la plus spectaculaire de l’album : le graphisme ! Cela va faire débat dans le Landerneau ! Certains vont parler de génie pictural, d’autres d’arnaque graphique totale. Le débat est ouvert. Mais, on ne peut pas reprocher Barbara Stok d’avoir un style bien particulier, voire même une certaine ressemblance graphique avec le style de Van Gogh. Des couleurs vives comme Vincent, un style basique, minimaliste, enfantin, digne d’une histoire de « playmobils » pour faire dans la caricature extrême. Mais le dessin est en conséquence dépouillé, clair et surtout très lisible. On pourrait croire à première vue que cette histoire est faite pour des enfants en bas-âge mais on en est loin car ce livre nous fait réfléchir au statut de l’artiste et à la place de l’art dans notre monde de tous les jours.

Vincent, Vincent Van Gogh, Stok, emmanuel Proust éditions, 8/10, peintre, biographie, 01/2015

Bref, déroutant mais aussi percutant. C’est ainsi que je pourrais définir cet album hors catégorie. L’album est traduit et publié dans de nombreux pays. Découverte !

 

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Dessin a08-3e78906.gif

 

a08-3e78906.gifMoyenne

 

 

Lien vers la page Facebook  de l’éditeur « Emmanuel Proust »: ICI.

Lien vers la page Facebook  de Barbara Stok : ICI.

Lien vers le site internet de Barbara Stok (anglais/néerlandais) : ICI.

 

 

Capitol.

 

Vincent, Vincent Van Gogh, Stok, emmanuel Proust éditions, 8/10, peintre, biographie, 01/2015

 

 

CARLISLE – Tome 2: Retour aux sources.

Carlisle, Chevais-Deighton, Seigneuret, 7/10, aventure, Histoire, Etats-Unis, Indiens, 01/2015Carlisle, Chevais-Deighton, Seigneuret, 7/10, aventure, Histoire, Etats-Unis, Indiens, 01/2015Dessin : Seigneuret – Scénario : Edouard Chevais-Deighton

Sortie : 28/01/2015

Edition Grand Angle

48 pages – cartonné

Aventure, Histoire, Etats-Unis, Indiens

 

 

Résumé (de l’éditeur) : 1904, à l’école de Carlisle, destinée à l’acculturation des jeunes Indiens, le directeur Pratt confie au professeur Jonas l’organisation d’un voyage à New York pour une vingtaine d’élèves indiens. L’occasion d’impressionner la bonne société par le niveau d’érudition de ces enfants afin de solliciter leur générosité. C’est ainsi que les élèves vont découvrir une métropole et juger de la puissance de l’homme blanc à travers le gigantisme de la ville… Contraint de rentrer à Carlisle, Jonas préfère la piste au train. L’occasion pour ses élèves de retrouver les réflexes d’autrefois dans une nature hostile, ce qui suscite l’admiration du professeur et des doutes quant au bien-fondé de leur intégration. D’autant plus qu’il se rapproche de la jeune indienne Elisabeth. De retour à l’école, les choses se précipitent. Jonas se heurte à Pratt et s’éloigne de son épouse Mary. Le soir où Elisabeth s’offre à lui et qu’ils sont surpris par le major Mercy qui croit tenir alors sa vengeance, le drame s’avère inévitable…

Carlisle, Chevais-Deighton, Seigneuret, 7/10, aventure, Histoire, Etats-Unis, Indiens, 01/2015

 

«Tuer le sauvage pour sauver l’homme.»

 

 

Carlisle, Chevais-Deighton, Seigneuret, 7/10, aventure, Histoire, Etats-Unis, Indiens, 01/2015Mon avis : Je pensais avoir fait une chronique sur le tome 1 de ce diptyque, ce n’est pas le cas. J’avais acheté cet album lors d’une séance de dédicace. Je ne connaissais pas vraiment Seigneuret et j’avais pu discuter quelque peu avec l’auteur sur la genèse de l’album. Je vais donc rattraper ce manque en vous parlant des deux albums. D’abord, il faut savoir que cette BD s’inspire de faits réels. Cette école de Carlisle a réellement existé. Cela partait au départ d’une idée généreuse à savoir donner une instruction aux jeunes indiens qui étaient délaissés dans leurs réserves. Le problème, c’est qu’il y a eu une dérive par rapport à l’idée de départ. C’est devenu une école où il fallait inculquer aux indiens les modes de vie des blancs et détruire les racines indiennes, les us et coutumes de ces jeunes peaux rouges. Et parfois, c’était radical. Un dossier en fin du premier tome rappelle ce cadre historique.

Dans le deuxième tome, on retrouve Jonas, le jeune professeur, qui va s’opposer aux pratiques de l’école qu’il réprouve de plus en plus. C’est arrivé à un tel point que ses choix vont bouleverser sa vie et qu’il va se battre corps et âme pour la défense des droits des indiens, au point de devenir un des leurs.

Carlisle, Chevais-Deighton, Seigneuret, 7/10, aventure, Histoire, Etats-Unis, Indiens, 01/2015

Au niveau du dessin, Seigneuret assure dans un style réaliste mais j’ai trouvé que les personnages sont un peu figés au niveau des expressions du visage et des attitudes. Les décors et les détails manquent par moment. J’ai l’impression de ne pas avoir retrouvé une certaine  fluidité du premier tome.

Est-ce dû au scénario qui est un peu plus alambiqué, aux retournements de situation qui se succèdent au cours de ce second tome ? Il n’empêche que je suis un peu resté sur ma faim en fermant ce second tome, alors que j’avais bien apprécié le premier et que je me réjouissais de lire la suite. En réalité, je réalise que la base historique m’a passionné mais que la fiction qui en découle m’a un peu déçu. La trame de l’histoire est en fin de compte conventionnelle pour un sujet qui au départ ne l’est pas du tout. La fin du scénario aurait dû être approfondie. Il manque l’idée qui fait mouche, c’est un peu léger.

Carlisle, Chevais-Deighton, Seigneuret, 7/10, aventure, Histoire, Etats-Unis, Indiens, 01/2015

En conclusion, un diptyque au traitement fort conventionnel pour un sujet qui ne l’est pas… . Je pense qu’il s’agit un peu d’une occasion manquée pour un sujet digne d’intérêt et qui a peu été traité dans la bande dessinée.

 

 

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a07-3e78901.gifDessin

 

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Lien vers la fiche technique de « Carlisle » sur le site de « Grand angle »: ICI.

 

 

 

Capitol.

 

Carlisle, Chevais-Deighton, Seigneuret, 7/10, aventure, Histoire, Etats-Unis, Indiens, 01/2015

 

L’ÎLE AUX FEMMES.

L'île aux femmes, Zanzim, Glénat, 8/10, Aventure, féminisme, humour, 01/2015L'île aux femmes, Zanzim, Glénat, 8/10, Aventure, féminisme, humour, 01/2015Dessin & scénario : Zanzim

Sortie : 14/01/2015

Edition Glénat

80 pages – cartonné

Aventure, féminisme, humour.

 

 

 

Résumé (de l’éditeur) : Céleste Bompard est un « Coq en l’air », un as de la voltige. Ses prouesses lui valent un large succès auprès de la gent féminine. Il aligne les conquêtes. Engagé alors que la Grande Guerre éclate, il est chargé de transporter les lettres que les soldats du front écrivent à leurs femmes. Mais lors d’une mission, Céleste est victime d’un tir ennemi et son biplan se crashe sur une île mystérieuse. Obligé de survivre dans cet endroit visiblement désert, il trompe son ennui en lisant les lettres que les poilus destinent à leurs femmes. Un jour, en parcourant les lieux, il découvre un jardin d’Éden entièrement peuplé de femmes ! De véritables amazones, aussi belles que redoutables, qui ne tardent pas à le capturer pour remplacer leur  » reproducteur  » actuel. Alors qu’il avait l’habitude de mener la danse avec les femmes, voilà que Céleste est devenu leur esclave !

L'île aux femmes, Zanzim, Glénat, 8/10, Aventure, féminisme, humour, 01/2015

 

«Pour les unes, c’est un homme à femmes, pour les autres, c’est un homme infâme.»

 

Mon avis : Il s’agit de la sortie mise en vedette par l’éditeur sur son site internet pour ce mois de janvier 2015.L’album a obtenu la mention de la « BD RTL du mois ». Il y a pire comme départ pour un album dans les librairies…

Zamzin, alias Frédric Leutelier,  est un dessinateur français qui a déjà travaillé avec l’Association pour le collectif « Comics 2000 ». Il a publié divers ouvrages chez divers éditeurs avec le scénariste-coloriste Hubert dont  « Ma vie posthume » chez Glénat. Si je vous parle d’Hubert, ce n’est pas un hasard. Les deux hommes ont déjà pas mal collaboré. Pour rappel Hubert est le scénariste de travaux des Karascoët à savoir « Miss Pas touche » et « Beauté », deux séries qui ont remporté des jolis succès en libraire.

L'île aux femmes, Zanzim, Glénat, 8/10, Aventure, féminisme, humour, 01/2015

Quand j’ai ouvert l’album la première fois, juste pour le feuilleter et voir la qualité du dessin, j’ai de suite pensé au dessin de « Miss Pas Touche ». Un style reconnaissable, une marque de fabrique qui saute aux yeux. C’est troublant d’autant plus que le dénominateur commun est Hubert, un scénariste ! Ce dessin est dans un style dépouillé, à la limite de l’enfantin par moment mais assez précis que pour nous faire oublier ce manque de détail dans le trait, dans les décors. Ce n’est pas de la ligne claire mais je dirai plutôt que c’est de « la ligne Hubert ». Cependant, la magie opère et le lecteur que je suis a vite été emporté. La lecture est facile et  le graphisme n’est pas un handicap que du contraire.

L'île aux femmes, Zanzim, Glénat, 8/10, Aventure, féminisme, humour, 01/2015

Reste le scénario d’Hubert. Encore une fois, un petit bijou. L’histoire est légère, bien bâtie et originale, remplie d’humour. Le cocktail idéal pour passer un bon moment de lecture. L’album comporte 80 pages. Donc, l’album n’est pas envoyé en un quart d’heure. Mais l’histoire est tellement prenante que je n’ai pas levé les yeux hors de cette BD avant d’arriver à la fin de la dernière planche. L’histoire est celle d’un pilote d’avion pendant la première guerre mondiale. C’est un tombeur qui profite à plein de son statut de pilote d’avion acrobate.

Il tombe les filles, passe de l’une à l’autre sans ménagement. Jusqu’au jour où son avion est abattu et se retrouve sur une île peuplées exclusivement de femmes. Il est fait prisonnier et doit faire le ménage, les basses besognes. En plus, il devient rapidement « le reproducteur attitré » de l’île, ce qui n’est pas une mince affaire vu le nombre de femmes…Au-delà de la franche rigolade, le scénario nous fait réfléchir sur le féminisme, le machisme, dans notre société. Notre héros (ou zéro selon le point de vue) se retrouve dans une société à l’envers où c’est les femmes qui ont tout à dire et où les rares hommes sont des esclaves, des moins que rien.

L'île aux femmes, Zanzim, Glénat, 8/10, Aventure, féminisme, humour, 01/2015

Je vous laisse découvrir la fin de l’histoire. Cette histoire nous livre une certaine morale qui se termine en clin d’œil. Une belle fable qui n’est pas sans nous délivrer des messages sur notre société actuelle. Vraiment une belle surprise !

 

 

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a07-3e78901.gifDessin

 

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Lien vers la fiche technique de « L’île aux femmes » sur le site de Glénat: ICI.

 

Capitol.

 

L'île aux femmes, Zanzim, Glénat, 8/10, Aventure, féminisme, humour, 01/2015

 

Angoulême reçoit Jirô Taniguchi.

 

Taniguchi, Angoulême, Casterman, Sakka,Ecritures, 01/2015

La 42e édition du Festival d’Angoulême reçoit Jirô Taniguchi et lui consacre une grande exposition. Il s’agit d’une consécration pour le mangaka préféré de la francophonie.

Taniguchi, Angoulême, Casterman, Sakka,Ecritures, 01/2015Il est né en 1947 et débute dans la bande dessinée en 1970 avec « Un été desséché ». L’intérêt de Taniguchi pour la bande dessinée européenne date de la fin des années ’70. Il découvre dans une librairie de Tokyo de livres importés les travaux de Bilal, Giraud, Micheluzzi, Crepax, Giardino,…

 La première visite de Taniguchi date de 1991 au sein d’une délégation d’auteurs et d’éditeurs japonais invitée par le festival. Il a été prix du meilleur scénario en 2003 pour « Quartier Lointain ». En 2015, les éditions Casterman profitent de l’occasion pour célébrer le vingtième anniversaire de la parution de « L’Homme qui marche », premier ouvrage de l’auteur paru en langue française. Cet album est  maintenant proposé dans une nouvelle édition, largement enrichie.

Suivra ensuite le « Chien Blanco » et « Le journal de mon père ». Il est reconnu par les auteurs de bandes dessinées et par un public limité de connaisseurs. La reconnaissance du grand public se fait attendre.

Taniguchi, Angoulême, Casterman, Sakka,Ecritures, 01/2015Au début des années 2000, Casterman publie les deux tomes de « Quartier Lointain » dans la nouvelle collection « Ecritures ».Cet album est transposé en sens de lecture occidental, un travail colossal. C’est l’album de Taniguchi le plus lu en langue française. « Quartier Lointain » est adapté au cinéma par Sam Gabarski. Cet album a été vendu à ce jour à plus de 300.000 exemplaires. C’est la reconnaissance du grand public.

Casterman publie l’œuvre de Taniguchi dans toute sa diversité. La collection Sakka, créée en 2004, accueille les mangas de l’auteur qui font la part belle aux grands espaces, à l’aventure, à l’action (Sky Hawk, Les enquêtes du Limier, Les contrées sauvages,…) La collection « Ecritures » publie ses récits plus intimistes et familiaux (Les années douces, Un zoo en hiver, Furari,…). Ce sont ces derniers avec « Quartier Lointain » qui ont apportés la notoriété à l’auteur. Mais Taniguchi fait preuve d’une richesse et d’une générosité authentique. Du western au polar,  de l’ode à la nature de Jack London à l’hommage aux grands maîtres de la bande dessinée franco-belge, ces récits témoignent de la richesse de sa carrière, d’une curiosité insatiable et d’un immense talent de dessinateur et de raconteur d’histoires.

 

Traduit en de nombreuses langues, il reste cependant un paradoxe. Il est aujourd’hui moins célèbre au Japon que dans le monde francophone. Son style a un côté « ligne claire » qui le rend immédiatement  familier pour nous.

Si vous voulez en savoir plus sur l’auteur, Samba BD  vous conseille un livre intitulé « L’homme qui dessine » ( paru en 2012), un livre d’entretiens avec Benoît Peeters.

 

Taniguchi, Angoulême, Casterman, Sakka,Ecritures, 01/2015

 

 

YALLAH BYE.

Yallah Bye, Park, Safieddine, Le Lombard, 7/10, Liban, documentaire, roman graphique, Historique, 01/2015Yallah Bye, Park, Safieddine, Le Lombard, 7/10, Liban, documentaire, roman graphique, Historique, 01/2015Dessin : Kyungeun Park – Scénario : Joseph Safieddine

Sortie : 16/01/2015

Edition Le Lombard

168 pages – cartonné

Roman graphique, Liban, documentaire, Histoire.

 

Résumé (de l’éditeur) : Comme tous les étés, Mustapha emmène sa famille dans son pays d’origine, le Liban. Retrouvailles amicales et soleil au programme. Mais nous sommes en 2006, à Tyr, dans le Sud du pays, et les bombes lâchées par Israël, au nom de la lutte contre le Hezbollah, ont tôt fait de transformer ces vacances en cauchemar… 24 ans plus tôt, dans une situation similaire, Mustapha s’était exilé en France. Que fera-t-il, cette fois-ci, entre impuissance et culpabilité… ?

Yallah Bye, Park, Safieddine, Le Lombard, 7/10, Liban, documentaire, roman graphique, Historique, 01/2015

 

«Ma famille est française et mérite la protection de son pays. La république ne peut abandonner des membres de sa communauté à l’arbitraire et à l’horreur de la guerre.»

 

Mon avis : Un bandeau rouge traverse le bas de la couverture : « Juillet 2006. Les bombes déchirent le Liban et soudent une famille. » L’album a deux sponsors additionnels à savoir Amnesty international et le Courrier international. Il a été sélectionné au festival international des scénaristes de Valence 2013 ! L’album est volumineux, l’impression est de qualité.

Kyungeun Park est coréen. Il a travaillé dans un studio de dessin animé en Corée avant de venir faire des études complémentaires en France à Lyon et Strasbourg. Il empoche le prix « Jeunes Talents » à Angoulême en 2007.Il publie « Le roi banal » en 2009 chez Casterman puis « Moi en mieux » en 2012.

Yallah Bye, Park, Safieddine, Le Lombard, 7/10, Liban, documentaire, roman graphique, Historique, 01/2015

 

Joseph Safieddine  est né en France d’une famille franco-libanaise et vit entre Beyrouth, Tyr et Paris. Yallah Bye est donc un peu (beaucoup) son histoire et celle de sa famille, même si l’histoire est romancée .Il est scénariste de BD depuis 2010 et a déjà quelques albums à son palmarès tels que « Les lumière et Tyr » et « Je n’ai jamais connu la guerre » sur le Liban. On retrouve aussi sur d’autres thèmes des albums tels que « Paco », « Le monstre », « L’homme sans rêve » et « Autres Gens ».

Yallah Bye, Park, Safieddine, Le Lombard, 7/10, Liban, documentaire, roman graphique, Historique, 01/2015

Le pitch ? Gabriel El Chatawi a 20 ans et est resté en France alors que son père Mustafa et tout le reste de sa famille sont partis au Liban pour les vacances, sur les terres de leurs origines. C’est justement le moment choisi par Israël pour entrer en guerre contre le Hezbollah. Au départ, Mustafa prend les événements comme mineurs. Cela va vite se tasser, comme toujours! Son épouse désire se replier directement sur Beyrouth pour être proche de la protection de l’ambassade de France. Mais la situation se dégrade, les routes sont coupées. Ils sont pris au piège et les esprits s’échauffent au fur et à mesure que les bombardements s’intensifient. C’est la guerre…

Yallah Bye, Park, Safieddine, Le Lombard, 7/10, Liban, documentaire, roman graphique, Historique, 01/2015

Joseph Safieddine nous décrit par le détail le cheminement mental des personnes en présence et plus on avance dans le récit, plus cela devient tendu. Certains craquent mais les gens restent solidaires au-delà des croyances, qu’ils soient chrétiens ou musulmans. Pendant ce temps, Gabriel est toujours en France et se fait du mauvais sang pour sa famille. Il suit les actualités à la télévision et ce n’est pas réjouissant…

Yallah Bye, Park, Safieddine, Le Lombard, 7/10, Liban, documentaire, roman graphique, Historique, 01/2015

Il s’agit d’une chronique d’une famille coincée au Liban pendant le conflit tiraillée entre ses racines libanaises et sa vie en France. C’est très bien raconté et cela donne une idée précise de la vie des civils impliqués malgré eux par les belligérants dans un conflit qui les dépasse un peu. C’est cette dimension humaine du conflit qui est très intéressante dans cette BD. L’album fait 168 pages. Donc, il demande un minimum d’implication à la lecture mais c’est bien développé avec des flashes-back sur la jeunesse de Mustafa, sur d’autres événements du même type qui l’on poussé à partir en France…

Le dessin de Park est à mi-chemin entre le dessin réaliste et le franco-belge classique. Ce type de dessin permet de garder une certaine distance avec la réalité des faits tragiques et de permettre une lecture facile et enlevée. Il peut ainsi se focaliser sur certains détails (faciès et attitudes de certains personnages, décors,…) plus fouillés.

Yallah Bye, Park, Safieddine, Le Lombard, 7/10, Liban, documentaire, roman graphique, Historique, 01/2015

A noter qu’en fin d’album, un petit cahier explique l’histoire et la situation actuelle du Liban. On y voit également des photos de famille du scénariste et les impressions du dessinateur lors de son voyage de repérage en vue de la réalisation de l’album. Le cahier se termine par une page écrite par Amnesty international qui explique son point de vue sur l’album et les événements du Liban.

Ce livre m’a touché par son aspect humain, par sa façon de raconter la vie des gens lors de la survenance d’un conflit armé avec ses incertitudes et ses craintes. Cet album a beaucoup de qualités et vaut la peine qu’on s’y attarde.

 

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a07-3e78901.gifDessin 

 

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Lien vers la fiche technique de « Yallah Bye» sur le site du Lombard: ICI.

 

Capitol.

 

Yallah Bye, Park, Safieddine, Le Lombard, 7/10, Liban, documentaire, roman graphique, Historique, 01/2015

 

IL ETAIT UNE FOIS FLUIDE GLACIAL.

 

Fluide Glacial, Il était une fois Fluide Glacial, Gotlib, 01/2015

 

Version album : 192 pages – Sortie : 21/01/2015

Version Hors-série presse : 100 pages-

en kiosque jusqu’au 20 mars 2015.

Humour.

 

«Fluide Glacial, le journal enfin inscrit au patrimoine mondial de l’humour!»

 

Communiqué de Fluide Glacial : Tout le monde a lu, lit ou lira Fluide Glacial. Depuis 1975, plus de 70 millions d’exemplaires du magazine créé par Gotlib ont fait le bonheur des français férus de gaudriole. En 192 pages (100 pages pour la version magazine), il était une fois Fluide Glacial retrace l’histoire du titre, des origines jusqu’à nos jours, avec des documents rares et inédits, une sélection de contributions les plus drôles : Pierre et le loup une Bd dessinée à 20 mains, roman photo d’anthologie, pépites oubliées (Will Eisner, Harvey Kurtzman), célèbres marges et rubriques cultes, dessins qui ont défrayés la chronique, anecdotes sur les mémorables fêtes de bouclage… Du pur concentré d’umour et bandessinées et une visite privée dans les coulisses d’un des plus grands journaux d’Humour !

Il était une fois Fluide Glacial rend un hommage solennel et national à tous les grognards de Gotlib qui se battent sans relâche contre la morosité. Parmi eux, il y a les fidèles de la première heure : le Maréchal Solé, les Généraux Binet, Goossens, Edika, Hugot, puis les Cadets  Lefred Thouron, Larcenet, Tronchet, Dupuis et Berberian, Blutch, et les jeunes recrues, Riad Sattouf, Guillaume Bouzard, Pixel Vengeur, Monsieur Le Chien, Terreur Graphique, sans compter ceux qui sont tombés au combat, Franquin, Lelong, Moerell, Igual, Dylan Pelot…

Chacun des 100 auteurs des plus emblématiques bénéficie pour l’occasion de la mobilisation de tous les rédacteurs de Fluide Glacial : Léandri , Frémion, Haudiquet, Fioretto, Casoar, Bernstein, Pelot, Lindingre, Gégé, et bien sûr Marcel Gotlib himself, qui vous livrent en exclusivité mondiale cette galerie de portraits à gros nez.

Fluide Glacial, Il était une fois Fluide Glacial, Gotlib, 01/2015

 

Mon avis : N’ayant pas reçu ni le hors-série, ni l’album, il m’est impossible de vous donner un avis objectif sur cette publication qui célèbre les 40 ans de Fluide Glacial. Ceci étant dit, quand on connait Marcel Gotlib et sa bande, cela ne doit pas être triste. Au moment où on parle beaucoup de Charlie Hebdo, Fluide Glacial représente aussi une autre facette de l’humour français, moins conflictuel et provoquant mais tout aussi poil à gratter.

 

A noter également que pour son 40e anniversaire, Fluide Glacial va rééditer, tout au long de l’année 2015, 12 albums majeurs de son catalogue dans une édition de luxe et limitée. Chaque album de 56 pages aura en bonus 8 pages d’interviews et de matériels inédits.

Voici le programme des parutions :

Fluide Glacial, Il était une fois Fluide Glacial, Gotlib, 01/2015

 

Capitol.

 

LE VOYAGE IMPROBABLE – Première partie.

Le voyage improbable, Turf, Delcourt, 7/10,aventure, humour, science-fiction, 10/2014 Le voyage improbable, Turf, Delcourt, 7/10,aventure, humour, science-fiction, 10/2014 Dessin & scénario : Turf

Sortie : 01/10/2014

Edition Delcourt

48 pages – cartonné

Aventure, humour, science-fiction.

 

 

 

Résumé (de l’éditeur) : Alors que des fouilles paléontologiques sont entreprises au pied d’un phare, un gisement de gaz naturel explose suite au malencontreux allumage d’un cigare. L’édifice se trouve propulsé avec une partie de son socle rocheux vers l’espace infini. À son bord, deux scientifiques, un escroc, trois étudiantes et un gardien de phare, partis pour un voyage imprévu et mouvementé.

Le voyage improbable, Turf, Delcourt, 7/10,aventure, humour, science-fiction, 10/2014

 

«Ah ! Vous êtes encore un de ces sinistres gratte-papier qui pose ses vilaines fesses dans le triste bureau poussiéreux d’un muséum miteux et ne va jamais sur le terrain.»

 

Mon avis : L’éditeur annonce directement la donne en couverture avec la mention : « Par l’auteur de la nef des fous ». C’est en effet la référence de Turf ! Entretemps, il nous avait divertis avec une histoire en deux tomes appelée « la magasin sexuel ». L’idée de départ était très bonne mais au fil de l’histoire, j’avais trouvé le scénario un peu mièvre et peu novateur.

Le voyage improbable, Turf, Delcourt, 7/10,aventure, humour, science-fiction, 10/2014

Turf repart donc sur des nouvelles bases, dans une nouvelle histoire autour d’un phare envoyé tel une fusée dans l’espace. Les passagers involontaires de l’aventure sont le vieux gardien misanthrope, deux scientifiques, trois étudiantes et un pseudo professeur, plutôt escroc. Une poche de gaz explose et tout ce petit monde est envoyé vers la stratosphère…Ce phare est devenu une sorte de radeau de la méduse des temps modernes.

Le voyage improbable, Turf, Delcourt, 7/10,aventure, humour, science-fiction, 10/2014

La situation est cocasse. C’est une sorte de huis clos de l’espace qui se fait rencontrer des gens improbables, complètement à l’opposé les uns des autres, qui ne se seraient probablement pas rencontré en d’autres circonstances. D’où, l’importance du vivre ensemble, et cela ne semble pas gagné ! Turf nous dresse un vrai vaudeville avec des scènes diverses, souvent bien amenées comme celle de l’escalier, du perroquet qui crie sans arrêt : « bandes d’abrutis », de la capsule spatiale, et j’en passe…J’ai surtout apprécié certains dialogues qui sont très second degré et qui valent par moment leur pesant d’or.

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Au niveau du dessin, Turf est dans le style qu’on lui connaissait déjà dans le magasin sexuel. La construction des planches se fait en fonction du scénario et va de la construction classique à la planche déstructurée, en passant par la planche à une seule case. A noter que Turf s’occupe également des couleurs et s’en tire très bien.

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En conclusion, cela nous donne un album varié tant au niveau graphique que scénaristique. Même si le principe du voyage dans l’espace n’est pas des plus neufs, le traitement du sujet en lui-même est nettement plus innovant. Je me suis bien amusé à lire cet album même s’il n’y a rien de scientifique dans la démarche. Le thème est abordé par Turf avec humour et c’est cela le principal dans cette histoire, en attendant la suite.

  

a07-3e78901.gifScénario

 

a07-3e78901.gifDessin

 

a07-3e78901.gifMoyenne 

 

 

Lien vers la fiche technique de « Le voyage improbable » sur le site de Delcourt: ICI.

 

 

Capitol.

 

Le voyage improbable, Turf, Delcourt, 7/10,aventure, humour, science-fiction, 10/2014

 

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WAYNE SHELTON : Tome 12: No-return.

Wayne Shelton, No-return, Denayer, Van Hamme, Dargaud, 7/10, espionnage, aventure, thriller, 11/2014  Wayne Shelton, No-return, Denayer, Van Hamme, Dargaud, 7/10, espionnage, aventure, thriller, 11/2014  Dessin : Christian Denayer – Scénario : Jean Van Hamme

Sortie : 28/11/2014

Edition Dargaud

56 pages – cartonné

Aventure, espionnage, thriller.

 

 

Résumé (de l’éditeur) : Dans ce tome 12, Van Hamme et Denayer nous emmènent en Iran sur les pas du plus gentleman des mercenaires : Wayne Shelton ! Ce dernier n’a pas pu profiter longtemps de son argent. L’IRS est passé par là et il doit accepter une mission très dangereuse. Sur l’échiquier mondial de l’énergie nucléaire, Shelton risque de n’être qu’un pion dans les mains des services secrets américains et du Mossad israélien. Agents doubles et multiples trahisons, Van Hamme renoue avec les plus grands romans et films d’espionnage !

Wayne Shelton, No-return, Denayer, Van Hamme, Dargaud, 7/10, espionnage, aventure, thriller, 11/2014

 

«-Donc, Général, vous voulez monter un commando pour sortir le Dr Nassin d’Iran ? -Pas lui, Shelton, sa femme. Et pas un commando, vous seul. »

 

Mon avis : Encore une grosse sortie dont nous parlons avec un peu de retard. Wayne Shelton est une des rares séries dont Jean Van Hamme ne s’est pas débarrassé depuis ces dernières années. Pourquoi cette série ? Une longue amitié avec Denayer ? Un personnage principal atypique et un peu macho sur les bords auquel on s’attache et dont on peut se moquer et s’amuser ? Il faudrait peut-être poser la question à Jean-Van Hamme…

Wayne Shelton, No-return, Denayer, Van Hamme, Dargaud, 7/10, espionnage, aventure, thriller, 11/2014

Quoiqu’il en soit, c’est un condensé et aussi un large éventail, en un album, du métier et des ficelles du scénariste. Jean Van Hamme nous donne une leçon de scénario. Il ne nous évite rien et nous concocte une histoire qui a tous les atouts pour charmer un large public. Wayne Shelton est un « beau vieux », grisonnant, qui n’a rien perdu de son potentiel de séduction, qui se tape quelques « petites jeunes », vit sur un yacht qui n’a rien d’une embarcation de smicard. En plus, de temps en temps, il va au turbin, très bien payé, parfois foireux, pour sauver le monde! Et puis il revient l’air de rien en sifflotant pour profiter de la vie. C’est tellement caricatural que Van Hamme s’en amuse très certainement. N’est-ce pas la vie rêvée d’un scénariste à succès ? Et le lecteur lambda comme moi marche à fond dans le trip…

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En plus, comme tout bon scénariste qui se respecte, il enrobe l’histoire d’un fond historique et d’un arrière-plan de l’actualité. Ici, il s’agit de la crise iranienne et de la tentative de cet état de se doter de l’arme atomique, malgré la désapprobation du monde occidental et d’Israël. Bien vu ! Jean Van Hamme a écrit une préface qui explique en une petite page le contexte géopolitique en s’appuyant sur un livre du professeur de Politique internationale Jacques Rifflet.

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Le dessin de Christian Denayer est maîtrisé. La longue carrière et ses nombreuses réalisations plaident pour lui. La construction des pages est d’un classicisme affirmé et assumé. Bref, C’est une lecture fluide et un dessin agréable qui nous est proposé. Les couleurs sont de Bertrand Denoulet, à mi-chemin entre Largo Winch et Lady S.

Wayne Shelton, No-return, Denayer, Van Hamme, Dargaud, 7/10, espionnage, aventure, thriller, 11/2014

Ce livre est dans la lignée de la production  de Wayne Shelton. Bien dessiné, bien raconté mais surtout en prise directe avec l’actualité. Cela reste cependant un album destiné à la détente et le divertissement. Il ne faut rien y chercher de plus, même si c’est un album qui se tient et qui fait preuve d’un certain savoir-faire. Un bon Wayne Shelton, en somme !

 

a07-3e78901.gifScénario 

 

a07-3e78901.gifDessin

 

a07-3e78901.gifMoyenne 

 

Lien vers la fiche technique de Wayne Shelton, tome 12, sur le site de Dargaud: ICI.

 

Capitol.

 

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LADY S – Tome 10: ADN

Lady S, ADN, Aymond, Van Hamme, Dupuis, 8/10, Aventure, services secrets, thriller, 11/2014Lady S, ADN, Aymond, Van Hamme, Dupuis, 8/10, Aventure, services secrets, thriller, 11/2014Dessin & scénario : Philippe Aymond

Editeur : Dupuis

Sortie : 14/11/2014

48 pages – cartonné

Aventure, thriller, services secrets.

 

 

Résumé (de l’éditeur) : Shania, alias Lady S, a décidé de tourner la page et d’avoir, enfin, la vie normale à laquelle elle aspire. Pour rejoindre son père aux États-Unis, elle doit prouver par test ADN qu’elle est bien sa fille. Rien de plus simple en apparence : il lui suffit de le rejoindre à Berlin, où il séjourne le temps d’un colloque scientifique. Mais une révélation inattendue vient compliquer ses projets. Rattrapés une fois de plus par leur passé, Shania et Abel Rivkas vont se trouver au cœur d’une lutte secrète entre les services secrets américains et allemands.

Lady S, ADN, Aymond, Van Hamme, Dupuis, 8/10, Aventure, services secrets, thriller, 11/2014

«Hmm…Je vois. Votre silence a un prix, j’imagine ? Qu’est-ce que vous voulez ? »

 

Mon avis : Ce dixième tome de la série « Lady S » marque un tournant. Jean Van Hamme, notre maître à tous, tire sa révérence et laisse Aymond seul aux commandes de la série que ce soit au niveau du dessin mais aussi et surtout au niveau du scénario. Cependant, l’ombre de Jean Van Hamme n’est pas bien loin. J’en veux pour preuve le remerciement de Philippe Aymond en début d’album : « Un grand merci à Jean pour son aide précieuse dans l’élaboration de cet épisode ». L’oiseau va quitter le nid mais on lui apprend encore à voler…En effet, ce n’est pas toujours évident de construire un scénario compliqué à souhait, qui vous plonge dans les services secrets avec ses vérités et ses trahisons. C’est qu’il faut avoir une vue globale de la série, ne pas faire de faux pas, et rester en même temps créatif pour amener d’autres idées, de nouvelles situations. Bref, il faut amener de l’eau au moulin.

Lady S, ADN, Aymond, Van Hamme, Dupuis, 8/10, Aventure, services secrets, thriller, 11/2014

Il faut du grain à moudre. Aymond se tourne maintenant vers les origines de Shania qui veut régulariser sa situation, rentrer aux Usa et vivre une vie normale près de son père. Mais ce qu’elle va apprendre, et qu’elle ne connaissait pas, va compliquer très fortement la donne, d’autant plus que certains services secrets espèrent encore récupérer des informations et spéculer sur le passé de Lady S.

Lady S, ADN, Aymond, Van Hamme, Dupuis, 8/10, Aventure, services secrets, thriller, 11/2014

A propos du dessin, Philippe Aymond continue sur sa lancée des autres tomes de la série. Son dessin est clair, posé, presque parfait, sans fioritures,classique, mais aussi sans audace graphique. Qui lui reprocherait d’autant plus que dans ce défi, c’est le scénario qui a le plus d’importance ? Aymond sera-t-il à même de relever le défi de succéder à Jean Van Hamme ? Voilà le véritable enjeu de cet album !

Lady S, ADN, Aymond, Van Hamme, Dupuis, 8/10, Aventure, services secrets, thriller, 11/2014

On peut dire qu’au niveau de scénario, Aymond assure et garde le cap. Franchement, ce n’est qu’après avoir lu l’album que j’ai remarqué que le nom de Jean Van Hamme n’était plus repris sur la couverture. Je crois que c’est un indice positif pour Aymond. Reste à voir s’il va tenir la distance. Mais je suppose que si Van Hamme lui a laissé la maîtrise totale de la série, c’est qu’il savait à qui il a affaire… L’avenir nous le dira mais je pense que l’on peut être optimiste à ce sujet. La lecture est on ne peut plus sympathique. Fluide, un vrai plaisir de lecture, un bon moment de détente après une journée harassante.

Lady S, ADN, Aymond, Van Hamme, Dupuis, 8/10, Aventure, services secrets, thriller, 11/2014

 

 

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Lien vers la fiche technique du « Lady S – tome 10 : ADN »: ICI.

 

Capitol.

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