LES GOUTTES DE DIEU – Tome 10 à 16.

115983_c.jpgPlancheA_115983.jpgDessin : Shu Okimoto – Scénario : Tadashi Agi

Editions Glenat

Sortie du tome 16: le  01/11/2010

Prix conseillé : 8,99 €

Genre : Manga Seinen

 

 

Résumé (de l’éditeur)  La quête du troisième apôtre commence. Cette fois-ci, son énigme concerne directement feu Yukata Kanzaki : le mystérieux vin serait lié à l’un de ses souvenirs d’enfance. Un nouvel indice laissé par M. Robert lance Shizuku sur la piste de Kurokawa, célébrissime réalisateur de cinéma, dont il parvient à s’attirer la sympathie. Ce dernier requiert son aide pour filmer une séquence particulièrement délicate dans laquelle l’actrice principale doit pleurer lors d’une dégustation…

 

Mon avis : La série évènement « les gouttes de Dieu » continue à attirer l’attention et à amener beaucoup de monde vers l’œnologie que ce soit au Japon, dans les pays asiatiques, mais aussi en Europe et même en France ! L’engouement pour le vin se fait sentir et cette série en est un des catalyseurs. J’ai déjà dit dans de précédentes chroniques tout le bien que je pensais de cette série et mon avis n’a pas changé. Je dirais même que mon avis s’est renforcé. Il s’agit d’une série à la fois pédagogique et bien documentée sur le monde du vin. Pas besoin de se mettre en veston cravate pour lire cette série à rallonges. On pourrait croire aussi qu’à la longue, la série s’essouffle et endort le lecteur. Loin de là…Le scénario est magnifiquement mené et se permet de digresser plus qu’à son tour vers des sujets annexes mais toujours ciblés « œnologie ». C’est du grand art et l’attention du lecteur est toujours mise en éveil. Autre trait remarquable du scénario, c’est de montrer l’évolution psychologique des personnages, la façon dont ils vont mûrir dans leur quête des « douze apôtres », douze grands vins. Le dessin est excellent et a pour principale qualité de bien décrire l’imaginaire de l’œnologue lorsqu’il goutte un vin. Certaines planches sont de vrais tableaux. En fin de chaque volume, un appendice « œnologie pratique » présente aux lecteurs des vins à découvrir après la lecture.

Si vous aimez le vin ou si vous désirez lire une série manga bien réalisée, cette série est pour vous.

 

7,5/10

 

Capitol.

 

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INDIA DREAMS – Tome 6: D’un monde à l’autre.

Couv_117145.jpgPlancheA_117145.jpgDessin : Jean François Charles – Scénario : Maryse Charles

Editions Casterman

Sortie le  03/11/2010

Prix conseillé : 13,00 €

Genre : Aventures/Histoire

 

Résumé (de l’éditeur)  Angleterre, fin du 19e siècle. Londres, un paquebot quitte la métropole à destination de Calcutta. Pour la plupart des passagers dont c’est le premier voyage au Raj, les Indes apparaissent à la fois fascinantes et effrayantes. Le peu qu’ils en connaissent provient de récits, d’aquarelles, de la vie sur le sous-continent reconstituée dans la mère patrie par les nababs nostalgiques de cet autre monde. Parmi ces passagers se trouvent le professeur Sybellius, pour qui ce départ est la seule chance d’échapper à un scandale et aux rigueurs de l’époque victorienne ; le juge Arthur Byle, nommé à la Cour Suprême de Calcutta et qui embarque avec toute sa famille ; un militaire voulant réhabiliter son père, ancien officier dans l’armée des Indes ; une jeune femme, Virginia Moore, accusée d’un horrible meurtre et ayant réussi à embarquer sous une fausse identité. Sur ses pas, le terrible et déterminé enquêteur Abott Pimlicott, bien décidé à la poursuivre jusqu’au bout du monde.

 

Mon avis : Une mise au point tout d’abord. Ce tome 6 est en réalité le premier tome du deuxième cycle. C’est donc une nouvelle histoire qui débute, antérieure dans le temps au premier cycle. Il n’est donc pas obligatoire d’avoir lu les cinq premiers tomes. Le premier cycle vaut cependant qu’on s’y attarde car d’excellente facture mais ce n’est pas le propos ici.

Jean-François et Maryse Charles nous ont habitué  à sortir des BDs de très grandes qualités et cet album ne déroge pas à la tendance générale de la production des époux Charles. On pourrait cependant se demander comment il est possible de produire autant en si peu de temps. (Africa dreams, Ella Mahé,…). Cet album se déroule pour la grande majorité à Londres et explique par le détail la trajectoire des personnages principaux qui vont embarquer sur le Mystic India, le bateau qui va les amener en Indes. C’est surtout une description de la société londonienne du 19e siècle. Les Indes ne sont vues que via le filtre très réducteur des livres de voyage, dessins, et caricatures colportées dans la société bien pensante. On ne sait si la promotion d’un poste à Calcutta peut être considéré comme un avancement ou comme une malédiction. Quoiqu’il en soit, c’est un voyage qui risque d’être initiatique pour les différents personnages, tous très différents les uns des autres. Le dessin de Jean-François Charles, tout en couleurs directes est magnifique. De plus une plaquette, un carnet de croquis, est livré avec la première édition de l’album. On peut y découvrir la force du trait du dessinateur. Le scénario de Maryse Charles est une mise en place des personnages. L’histoire, même si on passe d’un personnage à l’autre, est très linéaire et agréable à lire.

En conclusion, C’est une bonne occasion de plonger dans l’univers des Charles avec cet « India Dreams ».Ce sont de vrais conteurs. C’est une très bonne entrée en matière et qui donne envie de lire la suite. Excellent.

 

8/10

 

Capitol.

 

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LA ZONE – Tome 2: Résistances

Couv_118045.jpgPlancheA_118045.jpgDessin et  scénario : Eric Stalner

Editions Glenat

Sortie le  01/12/2010

Prix conseillé : 13,50 €

Genre : Anticipation

 

Résumé (de l’éditeur)  Depuis 2019, 95% de la population britannique ont disparu… En 2067, Lawrence et la jeune Keira vivent dans un village relativement calme de la Zone. Keira s’est enfuie pour voir le monde et se sentant responsable, Lawrence est parti à sa recherche. Mais la Zone n’épargne personne : la jeune fille est enlevée par un homme visiblement plus civilisé que les habituels zonards… Lawrence retourne alors chercher de l’aide à la grande bibliothèque d’Édimbourg où il a vécu il y a longtemps. Avec l’aide de ses anciens compagnons, il part à la poursuite de la jeune fille et de l’homme qui la détient. C’est en réalité l’employé d’une multinationale de l’extérieur, qui a acheté la Zone et s’apprête à en disposer à sa guise. Et notamment des femmes qui sont encore fertiles, contrairement à celles de l’extérieur…

 

Mon avis : Après la lecture du premier tome, j’avais un avis plutôt positif sur la série. La preuve, c’est que j’ai acheté le deuxième tome. Mais plutôt que de confirmer ma première impression, je reste franchement sur ma fin. J’ai eu l’impression que déjà l’histoire tourne en rond. Il y a bien eu quelques péripéties mais rien de bien excitant. Le dessin reste excellent et c’est, je crois, l’élément principal qui m’a fait acheter le premier tome. Pour le scénario, par contre, je demande à voir le tome 3 pour me décider définitivement sur la qualité de la série. Mais je reste très méfiant et sur la réserve. Le pitch général laissait présager beaucoup de possibilités de développement mais quand on va dans le détail, cela manque de pêche, de panache. C’est un peu brouillon en fin de compte. C’est trop plat à mon goût, j’aurais voulu être surpris par des innovations scénaristiques. Laissons à cette série une dernière chance …

 

6,5/10

 

Capitol.

 

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LARGO WINCH -IMAGES EN MARGE 1990-2010

Couv_118616.jpgDessin : Philippe Francq –   scénario : Jean Van Hamme

Editions Dupuis

Sortie le  26/11/2010

Prix conseillé : 28 €

Genre : aventures

 

Résumé (de l’éditeur)  Vingt ans d’ex-libris, frontispices, croquis et dessins nous racontent la légende Largo Winch. Véritable phénomène de la bande dessinée, Largo Winch a rejoint le club des héros mythiques du 9ème art, ceux dont le nom évoque à lui seul un univers de référence connu de tous. L’aventurier milliardaire le plus populaire de la BD se dévoile dans ce beau recueil truffé d’inédits.

 

Mon avis : Magnifique album édité par les éditions Dupuis ! Pour fêter les 20 ans de Largo Winch, Dupuis sort une magnifique compilation de tous les travaux graphiques annexes à la BD de Philippe Francq, dans le cadre de la série. Vous pouvez donc admirer des ex-libris, des affiches, des projets de publicité, etc…

Cet album permet de mettre en lumière le travail graphique du dessinateur de Largo Winch et la colorisation spéciale, spécifique à la série.

Quant à Jean Van Hamme, il se fend d’une introduction où il explique sa relation avec Philippe Francq.

Un magnifique livre d’art que les inconditionnels se procureront. Seul bémol, c’est le prix.

Je vous rassure, beau mais pas indispensable…

 

7/10

 

Capitol.

 

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ALDO REMY – Tome 3: La rage au coeur.

Couv_114856.jpgPlancheA_114856.jpgDessin et  scénario : Tibet

Editions le gang

Sortie le  01/09/2010

Prix conseillé : 18 €

Genre : policier/aventures

 

Résumé (de l’éditeur) Aldo Rémy est un brave gars qui a souffert d’amnésie. Il en a profité pour se reconstruire une vie plus sympa que celle d’origine. Par exemple, il vit avec la jolie Manon avec qui il doit passer des vacances dans une maison prêtée par un ami. C’est là que les choses se compliquent. A peine arrivés, ils découvrent un squatteur sort en fanfare en assenant un coup de bâton dans la tronche du pauvre Aldo. Malgré cela, ils retapent la baraque et passent de bons moments. Quand Edmond, un ami, les emmène en ville, ils ne pensent qu’à l’excellente soirée qu’ils vont vivre. Seulement Manon a noté qu’une des mendiantes changeait de bébé entre deux passages. Elle décide de mener l’enquête, ce qui l’embarquera dans une drôle d’embrouille.

 

Mon avis : C’est la dernière série en date de Tibet. Son éditeur historique, le Lombard, avait refusé la série, estimant qu’elle risquait de casser l’image de Tibet. Après 55 ans de métier, Tibet avait encore envie d’innover. Il se tourne alors vers Glenat qui va publier cette nouvelle série. Les résultats des ventes n’étant pas extraordinaires, l’éditeur va arrêter les frais après les deux premiers tomes. Sans éditeur, Tibet faire confiance à un petit éditeur, le gang, pour sortir ce troisième tome. Entre-temps, Tibet décède. Il s’agit donc d’un album posthume dont le premier tirage est  tiré à 3000 exemplaires. En fin d’album, un carnet de dessins « hommage à Tibet » complète l’ouvrage.

Voilà pour  ce qui concerne la genèse de l’album. Reste maintenant la critique. Je dois bien avouer que je n’ai pas lu les deux premiers tomes mais cela n’empêche pas de comprendre l’histoire et de se faire une idée précise du travail de Tibet. Tout d’abord, Tibet s’occupe seul du dessin et du scénario. Pas d’André Paul Duchateau mais ce n’est pas une nouveauté pour Tibet puisqu’il a déjà travaillé de cette façon sur la série « Chick Bill ». Il garde le même style de dessin que sur Ric Hochet (appelé par certains « semi réaliste »).Le récit est raconté à la première personne, c’est Aldo Remy qui raconte. Et on ne peut pas dire que c’est langue de bois. C’est direct, c’est moderne. Le personnage principal est un peu « brut de coffrage », son langage n’est pas très châtié. Sa copine Manon est plus nue qu’habillée (Elle fait le ménage avec un petit tablier,…rien que le tablier)…Le ton est donné. Plus rien à voir avec l’amour platonique entre Ric Hochet et Nadine…La trame de l’histoire est plutôt dramatique mais le traitement du sujet met une touche de dérision, le cocasse est de bon aloi. Cela donne un album décalé et tout à fait différent de ce que faisait habituellement Tibet.

Une remise en cause d’un grand dessinateur qui n’a pas eu peur de s’exposer à un revers éditorial. Je dois bien avouer que j’ai plutôt acheté cet album par curiosité mais j’ai été agréablement surpris et plutôt séduit par l’audace. A découvrir.

 

7/10

 

Capitol.

 

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ARZAK l’arpenteur -Tome 1.

Couv_114382.jpg114382_pla.jpgDessin et scénario : Moebius

Editions Glenat

Sortie le  15/09/2010

Prix conseillé : 18 €

Genre : Science fiction, Fantastique

Résumé (de l’éditeur) : On ne connaît de lui que son visage brûlé par les vents du désert, sa grande cape et son chapeau en forme de cône. On sait qu’il chevauche un curieux volatile d’un blanc éclatant. Ensemble ils survolent un univers de fin du monde, aux perspectives désolées et stériles. Ils y croisent les lambeaux d’une civilisation engloutie. Ils traversent des situations absurdes, aux prises avec une faune et une flore tour à tour cocasses, inquiétantes et mortelles.

 

Mon avis : Attention chef d’œuvre ! La première attention va au livre lui-même. Plus grand que la moyenne (250 X 350mm), cet album de 72 pages est un bien bel objet. Les pages intérieures en papier glacé et grand format donnent la pleine mesure au dessin de Moebius, « la » référence en matière de Science-fiction, un homme qui a même influencé le cinéma à Hollywood (Bladerunner,…).Seul bémol, le prix :18 euros mais c’est une belle réalisation graphique et puis c’est du Moebius… En 1977, Moebius, alias Jean Giraud, avait sorti un livre intitulé « Arzach ». Pour des raisons de droits probablement, il modifie l’orthographe pour le publier chez « Moebius productions ». Mais personne n’est dupe, c’est bien le même personnage et le même contexte. On ne savait rien d’Arzach. Trente trois ans plus tard, l’auteur se donne trois tomes pour nous en faire savoir plus à son sujet.

Alors que Moebius et Jean Giraud sont la même personne, en réalité ce sont deux univers graphiques totalement différents. Moebius a un style graphique plus simple et plus épuré et très abouti. C’est presque la perfection du trait. La mise en perspective sur des grandes surfaces imprimées et le travail de mise en couleur minutieux parachève une grande œuvre. Le scénario est typique du style Science fiction dans lequel excelle Moebius. Les grandes cases sans dialogue ne sont pas rares et les dialogues sont plutôt brefs. Pas de longs monologues à la « Blake et Mortimer ».Cet album, ça se compulse, ça s’admire, ça se contemple, ça se déguste…C’est du ravissement à chaque page et cela se lit d’une traite. L’excellent cahier graphique en fin d’album décidera les derniers réticents. Assurément un des grands albums de l’année 2010.

 

9/10

 

Capitol.

 

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MAGASIN GENERAL -Tome 6: Ernest Latulippe.

Couv_117401.jpgPlancheA_117401.jpgDessin et scénario : Loisel & Tripp

Editions Casterman

Sortie le  10/11/2010

Prix conseillé : 14,95 €

Genre : Aventures

 

Résumé (de l’éditeur) : En l’absence de Marie, dont personne ne sait si et quand elle reviendra de Montréal, Serge a pris la décision de s’occuper désormais de son commerce. C’est qu’il faut bien approvisionner Notre- Dame-des-Lacs, qui manque de tout depuis que son Magasin Général est tombé en déshérence. Malheureusement, ce n’est pas si simple. Les fournisseurs de Saint-Simon, qui n’accordaient leur confiance qu’à Marie, refusent de faire crédit à Serge. La tension monte au village, scindé en deux camps : ceux qui regrettent Marie (surtout les hommes) et ceux qui sont heureux qu’elle soit partie (surtout les femmes), ne lui pardonnant pas d’avoir « fauté ». Pendant ce temps, Marie s’amuse comme une folle à Montréal, sort et multiplie les amants. Mais elle est nostalgique du village…

 

Mon avis : On va croire que je me répète mais le tome 6 de cette saga, qui se déroule dans un petit village reculé du Québec, est du même niveau que ces cinq prédécesseurs. On pourrait pourtant croire qu’à force de tourner dans ce village, on va finir par s’en lasser…Mais pas du tout ! Il se passe toujours quelque chose à la Paroisse de Notre-Dame-des-lacs. Je pourrais reprendre mot pour mot ma chronique du tome 5. Rien n’a changé et les péripéties que vivent les villageois sont toujours aussi passionnantes. Les tournures de langage typiquement québécoises, les dialogues de derrière les fagots, des personnages à la fois justes et typés, font mouche à chaque fois et la lecture reste un ravissement. Même les canards ont du style dans cette BD ! Et puis, ce dessin à quatre mains est et reste extraordinaire, un vrai régal ! Je n’ai aucun reproche à faire à cette série !

Si vous n’avez pas encore plongé dans l’univers du Magasin général de Loisel et Tripp, il est plus que temps de vous y mettre. Il n’est pas encore trop tard, ne mourrez pas idiot ! Incontournable !

 

8,5/10

 

Capitol.

 

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LES ETERNELS – Tome 6: Le cercueil de glace

116232_c.jpgPlancheA_116232.jpgDessin : Félix Meynet- Scénario : Yann

Editions Dargaud

Sortie le  26/11/2010

Prix conseillé : 13,50 €

Genre : Aventures

 

Résumé (de l’éditeur) : La magnifique Uma, sur la piste d’un avion disparu dans une tempête de neige, se retrouve plongée au coeur du Grand Nord canadien. L’un des passagers de l’avion, un enfant, a visiblement survécu au crash, mais dans cet univers hostile, peuplé de loups et recouvert de neige, sa survie ne tient qu’à un fil.

 

Mon avis :

Oyez ! Oyez, bonne gens !…Sonnez tambours, trompettes ! Félix Meynet sort avec Yann le tome 6 de la série « Les éternels » qui est en réalité la suite de l’histoire du tome 5 ! Oui, je sais, cela devient très compliqué de suivre le fil conducteur dans le monde de la BD…Debout ! Amateurs de jolies pins up, cette série est faite pour vous !…La réputation de Meynet n’est plus à faire ! Une foule de chasseurs de dédicaces et autres revendeurs sur Ebay, avides de la bonne pin up sur papier BD, hantent déjà leurs lieux de rassemblement, qui à Angoulème, qui devant la porte de leur librairie préférée (non, Samba, il ne passera pas chez BDscope !), pour espérer recevoir des mains de ce génial dessinateur, après tirage au sort, achat d’un tirage de tête qui vous coûtera la peau des fesses et moult péripéties, « le » graal tant attendu qui deviendra « la » pièce ultime d’une collection, qu’on ne montre qu’aux aficionados, à un cercle très restreint et trié sur le volet de compagnons, d’admirateurs de ce « phare » de la littérature BD franco-belge. D’autres, enfin,  se dépêcherons d’en faire profiter le « vulgus pecus » via le world wide web, moyennant payement d’une somme sonnante et trébuchante. Mais avant de partir battre la campagne, de suivre le « Meynet on tour », pourquoi ne pas lire ce divin album ?…Le scénario de Yann nous avait laissé dans l’expectative et pendant presque six mois nous avons du patienter…Six mois ? Le tome 5 est sorti en mai 2010. J’aurai dit au départ un an…Eh oui, Meynet a dû travailler à marche forcée pour livrer son opus pour la fin de l’année. L’histoire de Yann  tient ses promesses et nous avons droit à quelques péripéties et rebondissements qui tiennent en haleine le cher lecteur…

Mais il y a quand même quelque chose qui ne va pas, Yann ! Pourquoi avoir fait dérouler cette histoire dans le grand Nord, dans la neige ? Bonjour, manteaux de fourrure, passe montagne, moufles,…Les pins up se rhabillent….Ca va pas, ça !…Pourquoi ne pas avoir fait cette histoire sous l’équateur ? Heureusement, Meynet ne connaissant que son courage, va dévêtir Uma en fin d’album pour la bagarre finale…Même pas froid ! En plus, s’est plus facile pour se démener…Ouf, la série est sauve !…Oui, c’est bien un album de Meynet…

En conclusion, j’ai apprécié la lecture et le scénario mais j’ai trouvé le dessin de Meynet un peu moins accrocheur et moins abouti. Est-ce du à l’histoire qui s’y prête moins ? Oui, peut-être…A chacun de se faire son idée sur la question.

 

7,5/10

 

Capitol.

 

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BLAKE ET MORTIMER – La malédiction des trente deniers – tome 2

115948_c.jpg115948_pla.jpgDessin : Antoine Aubin- Scénario : Jean Van Hamme

Editions Blake et Mortimer

Sortie le  26/11/2010

Prix conseillé : 14,50 €

Genre : Aventures- fantastique

 

Résumé (de l’éditeur) : Voici presque 2000 ans, l’apôtre Judas vendit le Christ aux Romains pour trente deniers d’argent. Blake et Mortimer doivent les retrouver avant qu’ils ne fassent à nouveau couler le sang. En effet, l’ancien SS von Stahl est prêt à tout pour s’emparer des pièces maudites, convaincu que leur pouvoir maléfique lui permettra de régner sur le monde. Et pour ce faire, il s’adjoint les services d’Olrik après l’avoir fait évader de sa prison américaine. L’insaisissable « colonel », plus retors que jamais, est bien décidé à se venger de ses vieux adversaires.

 

Mon avis :

Le Soir même dans les salons feutrés du célèbre Centaur Club.Le professeur Samba lit son journal assis confortablement dans un fauteuil alors que le Capitaine Capitol arrive, revêtu de son duffle-coat..

Samba : Hello Capitol ! Alors, quoi de neuf, Old Chap ?

Capitol : Le temps ne s’arrange pas, il gèle toujours à pierre fendre et c’est le blizzard…Savez-vous que je viens  de terminer le dernier Blake et Mortimer- La malédiction des trente deniers- tome 2 ?

Samba : By jove, mais c’est bien sûr ! Parlez-moi vite de cette nouvelle perle de l’édition BD…

Capitol enlève son manteau et s’installe dans un fauteuil en face de Samba.

Arrive James, le majordome du Club.

James : Que puis-je servir à ces gentlemen ?

Samba : Un scotch Ale

Capitol : Un whisky sans soda et sans glace, comme d’habitude, James ! Thank you !

Samba : All right, allons-y Capitol !

Capitol : Well, ce qui m’a étonné en premier lieu, c’est le dessin qui est exceptionnel. On croit voir de l’E.P. Jacobs. Du vrai mimétisme. Antoine Aubin est un dessinateur peu connu mas il a fait un travail fantastique ! Bravo !

Samba : My goodness ! Cela démarre bien…Et le scénario ?

Capitol : C’est notre ami Jean Van Hamme qui s’y investit. Good Heavens ! Il connaît toutes les ficelles pour réussir un scénario bien charpenté !. En plus, il a bien intégré l’univers de Blake et Mortimer dans les moindres détails…C’est au final un scénario bien dans l’optique de la série, du beau travail de pro! Pas un chef d’œuvre mais un bon travail d’un artisan routinier.

Samba : The devil ! Et la lecture de cet album ? Globalement, qu’est ce que cela donne ?

Capitol : For heaven’s sake, cet album se lit facilement et va faire une fois de plus un malheur en librairie. Les inconditionnels se précipiteront dessus et on le trouvera plus qu’à son tour sous les sapins. Happy Christmas ! Ceci étant dit, ce n’est pas un coup de cœur mais une excellente BD. Cela vaut pour moi au moins un 7,5 sur 10.

Samba : Hurrah ! Voilà encore une affaire rondement menée, Capitol ! Et il termina sa bière.

Capitol : Je vous ai surpris ? Il avala d’une traite son whisky, 12 ans d’âge, cuvée Centaur Club…

Samba : Absolument pas ! Il n’y a pas beaucoup de lecteurs qui se plaindront d’avoir lu cet ouvrage même si le surmenage nous guette avec cette surproduction des éditeurs….C’est d’ailleurs un complot qu’il faudra bientôt tirer au clair, Capitol !

Venez, allons dîner et après nous ferons ensuite une petite partie de Whist….

Les deux compères quittent le salon pour aller dans la dinning room.

Capitol : Hello James ! Qu’avons-nous au menu ce soir ?

James : Des boulets frites sauce lapin à la Liégeoise,gentlemen. Le chef a estimé que cela changerait nos membres du roast-beef en croûte et du Kidney pie…

 

The End…

 

P.S. : Bientôt, sur ce même site, la suite des aventures du professeur Samba et du Capitaine Capitol…

 

7,5/10

 

Capitol.

 

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NICO – Tome 2: Opération Caraïbes.

Couv_114863.jpgPlancheA_114863.jpgDessin : Philippe Berthet- Scénario : Fred Duval

Editions Dargaud

Sortie le  22/10/2010

Prix conseillé : 13,50 €

Genre : Aventures

 

Résumé (de l’éditeur) : Depuis la découverte de deux soucoupes volantes sur les territoires russes et américains, la lutte pour la suprématie technologique entre les superpuissances s’intensifie. L’agent de la C. I. A. Nico et l’espion russe Fidel Castro s’allient pour empêcher Ike Eisenhower de lancer un missile sur le centre de recherche de Guantanamo qu’inaugure le président Kennedy. De son côté, l’agent Moog, père adoptif de Nico, cherche des preuves pour innocenter sa fille, accusée du meurtre du milliardaire Max Wonder, l’inventeur du disque laser. Pendant ce temps, la police est-allemande retrouve la mère de Nico.

 

Mon avis : Voici le tome 2 des aventures de Nico, la dernière série en date de Berthet et Duval. Rappelons qu’il s’agit d’une uchronie qui se déroule dans les années ’60.Que ce serait-il passé si la technologie des soucoupes volantes de Roswell avait été récupérée par les grandes puissances ? Voilà le point de départ du récit. Je dois bien avouer que j’ai des difficultés à rentrer dans la narration. C’est de la science fiction à rebours. Etrange…Beaucoup de clins d’œil à l’Histoire avec un grand H. Cela nous donne au final une espèce d’aventure à la sauce d’un James Bond féminin. Berthet excelle toujours pour dessiner de jolies héroïnes (ici Nico) dans des décors typés année ’60. Esthétisme pas mort…Son dessin épuré et sa fluidité dans la composition des cases et des planches restent ses atouts n°1 dans cet album. Je reste malgré tout sur ma réserve au niveau du scénario et je confirme mon impression du premier tome. Bonne BD mais pas exceptionnelle. A noter que Dargaud s’est donné de la peine pour sortir un bel album, je veux dire par là un bel objet, avec du papier épais et qui a de la classe.En plus un tirage plus limité est également sorti avec un cahier graphique du meilleur effet en fin d’album.

 

7/10

 

Capitol.

 

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