VASCO – Tome 26: La cité ensevelie.

Vasco, La cité ensevelie, Chaillet, Rousseau, Le lombard, 7/10, Aventures, Histoire, Moyen-Age, Vésuve, 03/2015Vasco, La cité ensevelie, Chaillet, Rousseau, Le lombard, 7/10, Aventures, Histoire, Moyen-Age, Vésuve, 03/2015Dessin & Scénario: Dominique Rousseau

D’après une idée originale de Gilles Chaillet

Sortie : 27/03/2015

Editeur : Le Lombard

48 pages – Cartonné

Aventure, Histoire, Moyen Age, Vésuve.

 

 

Résumé (de l’éditeur): Vasco, bien qu’ayant accepté la demande de son ami d’enfance, Niccolo dell’Aquila, de devenir percepteur d’impôts, ne peut se résoudre à contribuer à la misère de son pays natal. Il décide donc de quitter son ami dont il ne cautionne pas le comportement destructeur. Mais le mal est déjà fait et Niccolo se fait assassiner. Vasco décide alors de se lancer à la poursuite du tueur, ce qui le mènera à la cité ensevelie…

 

Vasco, La cité ensevelie, Chaillet, Rousseau, Le lombard, 7/10, Aventures, Histoire, Moyen-Age, Vésuve, 03/2015

 

 

«La rigueur est désormais la norme, malheur à ceux qui refusent de contribuer au redressement du royaume! »

 

 

Mon avis : La série « Vasco » du regretté Gilles Chaillet (1946-2011) a été reprise peut avant sa mort par Dominique Rousseau. Chaillet avait donné  son aval mais n’a pas pu voir le travail fini. Dominique Rousseau nous propose ici le second volet d’un diptyque (tome 25 et 26) qui se déroule sur les pentes du Vésuve.

Chaillet était un disciple de Jacques Martin et Dominique Rousseau s’inscrit dans cette filiation qui demande un dessin très précis basé sur une documentation importante. C’est l’école de la BD franco-belge historique développée par Jacques Martin.

Vasco, La cité ensevelie, Chaillet, Rousseau, Le lombard, 7/10, Aventures, Histoire, Moyen-Age, Vésuve, 03/2015

Si vous voulez comprendre ce récit du tome 26, il est plus que préférable d’avoir lu le tome 25 intitulé : « Les enfants du Vésuve ». Les deux albums forment un tout. Lire uniquement ce dernier tome, c’est passer à côté de détails importants qui se sont déroulés dans le tome précédent qui raconte l’enfance de Vasco.

Rousseau a très bien assimilé l’univers graphique de Chaillet que ce soit au niveau des personnages que des décors, des paysages, des immeubles. Il a su s’approprier le personnage de Vasco ce qui ne déstabilise pas le lecteur.

Vasco, La cité ensevelie, Chaillet, Rousseau, Le lombard, 7/10, Aventures, Histoire, Moyen-Age, Vésuve, 03/2015

L’histoire est typiquement dans la veine de la série et elle nous fait découvrir l’Italie du Moyen-Age. Reste, outre la culture, un récit enlevé avec de l’action qui ravira les amateurs de BD historique et les jeunes lecteurs adeptes de ce genre de lecture pointue mais accessible à tous.

La série Vasco est entre de bonnes mains…

Vasco, La cité ensevelie, Chaillet, Rousseau, Le lombard, 7/10, Aventures, Histoire, Moyen-Age, Vésuve, 03/2015

 

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Lien vers la fiche technique de l’album chez Le Lombard : ICI.

 

 

Capitol.

 

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CAPHARNAÜM. Récit inachevé.

Capharnaüm, Trondheim, L'association, 8/10, Aventure, humour, 01/2015Capharnaüm, Trondheim, L'association, 8/10, Aventure, humour, 01/2015Dessin & scénario: Lewis Trondheim

Sortie : 01/2015

Editeur : L’Association

280 pages – Broché

Aventure, humour.

 

 

 

Résumé (de l’éditeur): Willard Watte est un héros hors du commun, Martin Mollin est un libraire pas très malin. Rien, jusqu’ici, ne les prédisposait à se rencontrer. Sauf, peut-être, une bande dessinée. En effet, Willard n’est pas un justicier comme les autres, accompagné de sa fine équipe d’experts, il combat le crime et ses aventures sont reproduites et publiées sous forme de feuilletons dessinés. Vengeur cagoulé, sa véritable identité reste mystérieuse et les extrapolations fantaisistes à son sujet vont bon train. À la suite d’une bagarre sur son lieu de travail à laquelle il a assisté, Martin est amené à la base secrète de Willard pour y être interrogé. C’est bien malgré lui qu’il va devenir l’un des protagonistes d’une enquête de son personnage de BD préféré. À l’instar de Gotham City, Capharnaüm est le décor de l’intrigue où le super-vilain Gashinga sème désordre et zizanie.

 

Capharnaüm, Trondheim, L'association, 8/10, Aventure, humour, 01/2015

 

 

«Pour moi, c’était un travail pratique et ludique pour essayer quelque chose.» Lewis Trondheim.

 

 

Mon avis : Dans ce marché de la bande dessinée sinistré et en crise, il y a encore des stars de la branche qui peuvent se permettre de publier un récit inachevé. Cette star, c’est Lewis Trondheim…Il suffit de lire l’avant-propos de l’auteur pour comprendre le contexte, je cite : « Cette histoire a été dessinée entre juillet 2003 et janvier 2005, sans crayonnés, sur des carnets. Elle devait faire 5000 pages. Mais étant passé à un autre projet, Capharnaüm s’est arrêté là. Pour moi, c’était un travail pratique et ludique pour essayer quelque chose. La réaction du peu de personnes qui ont lu ces carnets m’a encouragé tout de même à les publier. Je les en remercie. »

Capharnaüm, Trondheim, L'association, 8/10, Aventure, humour, 01/2015

Résultat : L’Association publie une brique de 280 pages, le résultat d’un projet qui devait comporter 5000 pages ! Cela me laisse songeur…Lewis Trondheim est pourtant encore bien vivant car il s’agit d’une pratique digne de grands auteurs décédés tels qu’Hergé  et Franquin…C’est comme si on raclait les fonds de tiroir pour retrouver des œuvres inconnues d’un auteur décédé. Mais Lewis Trondheim est toujours bien vivant et continue à produire beaucoup. On se rend compte de la facilité qu’il a de dessiner, d’inventer des histoires. Et sans crayonnés, s’il vous plait ! Bien évidemment, ce n’est pas du grand dessin, léché, mais c’est drôlement efficace et il a un style reconnaissable entre tous. C’est surtout cela qui fait la valeur de l’artiste, le style !

Capharnaüm, Trondheim, L'association, 8/10, Aventure, humour, 01/2015

En ouvrant l’album, on ne peut s’empêcher directement de penser à Lapinot ! Ce cher et regretté Lapinot que Lewis a trucidé trop tôt dans un moment d’égarement…Dans la même période, Trondheim se lance dans ce projet monumental qui raconte l’histoire de Martin Mollin, un autre lapin qui ressemble pas mal à Lapinot. Les oreilles sont un peu plus imposantes et les dents plus proéminentes. Est-ce un simple fait du hasard ou déjà le début des remords ? Il n’empêche que le lecteur qui va acheter cette brique va retrouver toute la verve de Lewis Trondheim et ne va pas se retrouver avec un album du style « Tintin et l’Alph’Art » avec une esquisse de dessin, sans scénario bien établi. Non, ici nous avons quand même 280 pages d’un dessin lisible et efficace. Le scénario est plus qu’un début d’une histoire. On a déjà moult péripéties, on apprend à connaître le décor et les personnages principaux. En plus, le récit, même s’il est inachevé, se suffit déjà à lui-même mais laisse bien entendu la porte ouverte à de nombreux développements. Sur la dernière planche, on entrevoit un bâtiment qui ressemble furieusement à la base secrète de Watte…C’est mon interprétation. Les lecteurs en auront peut-être une autre. Cela laisse place à la réflexion, à des hypothèses mais nullement à la frustration d’un fin sans queue ni tête, laissant le lecteur dans la perplexité.

Capharnaüm, Trondheim, L'association, 8/10, Aventure, humour, 01/2015

Lewis Trondheim laisse encore une fois libre cours à un récit débridé qui nous parle d’un super-héros dont on ignore tout, son vrai visage, où il habite, dénommé Willard Watte. Ses aventures sont racontées dans des feuilletons dessinés vendus en librairie, des comics quoi ! De suite, on a affaire à l’absurde, l’humour surréaliste, moqueur et ironique de Maître Lewis qui s’en prend à Martin Mollin, un libraire pas toujours très fute-fute mais suffisamment débrouillard pour tirer son épingle du jeu. Certaines répliques sont bien senties et les situations parfois valent le détour. Trondheim se lance dans les comics, pourquoi pas bientôt le manga? Il est taillé pour avec son dessin concis et réalisé rapidement,  sa propension à pondre des scénarios hors du commun sans devoir se creuser les méninges pendant des mois devant une feuille blanche. L’album est en noir et blanc, pas de couleurs, il ne faut pas exagérer !

Capharnaüm, Trondheim, L'association, 8/10, Aventure, humour, 01/2015

Cet album intitulé « Capharnaüm » évoque une ville de Galilée en Israël, citée à de nombreuses occasions dans les Evangiles. Ce nom veut dire aussi, par assimilation, un amas d’objets ou un endroit où règne une grande pagaille. C’est loin d’être le cas dans ce livre qui mine de rien est quand même bien abouti. Par contre, la créativité débridée de l’auteur peut être assimilé à un capharnaüm mais ne vous en faites pas car Lewis Trondheim sait où il a tout rangé. J’ai pour ma part bien aimé ce début d’histoire qui m’a rappelé (un peu) Lapinot !

Les amateurs de Lewis Trondheim ne peuvent pas passer à côté…Bon Lewis, il te reste exactement 4720 planches à réaliser pour terminer ton monument…3, 2, 1, go, partez !!!!

 

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Lien vers la fiche technique de l’album chez L’Association : ICI.

 

 

Capitol.

 

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Gloria victis – tome 2: Le prix de la défaite.

Gloria victis, Guerrero, Fernandez, Le Lombard, 7/10, Histoire, antiquité, jeux du cirque, courses de chars, 04/2015Gloria victis, Guerrero, Fernandez, Le Lombard, 7/10, Histoire, antiquité, jeux du cirque, courses de chars, 04/2015Dessin : Mateo Guerrero – Scénario: Juanra Fernandez

Sortie : 30/04/2015

Editions Le Lombard

48 pages – Cartonné

Histoire, Antiquité, jeux du cirque, courses de chars.

 

 

Résumé (de l’éditeur): Douze ans ont passé depuis le jour tragique qui vit le père d’Aelio mourir en pleine course de chars. Et le jeune homme ne s’est promis qu’une seule chose : ne pas connaître le même destin. Mais ce dernier distribue les cartes à sa guise… Qu’il le veuille ou non, Aelio a hérité du don familial pour comprendre et dresser les chevaux. Un talent qui l’emmènera jusqu’au Colisée de Rome. Pour l’honneur de son père. Pour la gloire des vaincus !

Gloria victis, Guerrero, Fernandez, Le Lombard, 7/10, Histoire, antiquité, jeux du cirque, courses de chars, 04/2015

 

«Drôle de tradition… Il ne faut jamais trinquer avec son adversaire avant de l’affronter !»

 

 

Mon avis : Retour vers l’antiquité romaine et le monde impitoyable des champs de courses antiques, les jeux du cirque. « Panem et circences », du pain et des jeux, c’était le meilleur moyen trouvé par les dirigeants romains pour distraire le petit peuple romain, la plèbe, plutôt que de s’occuper de la « chose publique ». C’est cet univers qui nous raconté dans cette série où on retrouve Aelio, un jeune aurige hyper doué, dont le père décédé a été une grande vedette des courses de chars. Il s’est juré de ne jamais faire de courses de chars et pourtant les circonstances vont le pousser, l’amener à passer outre.

Gloria victis, Guerrero, Fernandez, Le Lombard, 7/10, Histoire, antiquité, jeux du cirque, courses de chars, 04/2015

Le premier tome était une introduction et également le moyen d’appâter le lecteur. Le deuxième tome raconte la première course d’Aelio et sa chute, sa déchéance…Le scénariste tire sur les grosses ficelles pour développer un canevas classique et entendu. Mettre le personnage principal dans une situation très inconfortable d’où, n’en doutons pas, il va s’en sortir avec tous les honneurs dans les prochains tomes. Les personnages sont bien typés et ont des caractères forts.

Gloria victis, Guerrero, Fernandez, Le Lombard, 7/10, Histoire, antiquité, jeux du cirque, courses de chars, 04/2015

Le dessin est égal au premier tome, bien en place mais pas pour autant extraordinaire. La bande dessinée actuelle est multiple et les sorties nombreuses en librairie. Il faut donc être très fort techniquement et artistiquement pour sortir du lot. Le dessin manque un peu de « peps » et c’est dommage. Les couleurs ternes de la série n’arrangent rien à mon avis. A noter, une fois de plus, la jolie couverture avec le titre doré réalisé par Le Lombard.

 

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Cette série se laisse lire mais je doute qu’elle marquera ma mémoire d’une trace indélébile. C’est professionnel, bien exécuté dans l’ensemble mais rien de bien novateur tant dans le dessin que dans le scénario. Cette série va intéresser les amateurs du genre, de l’antiquité, les nostalgiques de Ben Hur et des péplums. Mais je ne cache pas que cette série m’a un peu laissée sur ma faim. Attendons la suite. Qui sait ? Un élément scénaristique inattendu…

 

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Lien vers la fiche technique de l’album chez Le Lombard : ICI.

 

 

Capitol.

 

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L’ÎLE CARREMENT PERDUE – Tome 2.

L'île carrément perdue, Cromheecke, Sti, Kramiek, 8/10, humour, 04/2015.L'île carrément perdue, Cromheecke, Sti, Kramiek, 8/10, humour, 04/2015.Dessin : Luc Cromheecke – Scénario: Sti

Sortie : 29/04/2015

Editions Kramiek

48 pages – Cartonné

Humour.

 

Résumé (de l’éditeur): Une guerre ouverte entre canards et grenouilles, des Irlandais assoiffés de…bière, des requins, des zombies, et une bien plus terrible menace : des LAPINS !!! Le bar du capitaine est ouvert et c’est happy hour sur les fous rires ! Prenez place à bord.

L'île carrément perdue, Cromheecke, Sti, Kramiek, 8/10, humour, 04/2015.

 

«L’île carrément perdue n’est définitivement plus déserte dans ce nouveau tome des aventures de notre naufragé et du terrible capitaine MacIntosh!»

 

 

 

Mon avis : L’humour déjanté qui part dans tous les sens, j’adore. Encore plus quand il y une dose de poésie et du « no sense ». Avec «L’île carrément perdue », je suis servi. Sti, le scénariste français du nord de la France, et Luc Cromheecke, le dessinateur belge anversois, s’en donnent à cœur joie pour nous faire rire, multiplier les clins d’œil, raconter des histoires sans queue ni tête mais franchement drôles. Parfois, je me dis : « où vont-ils chercher tout cela ? ». Par rapport au tome 1, la machine continue sa mission de « dézygomatisation » systématique. Impossible de ne pas rire à gorge déployée devant certaines réparties, certaines scènes qui deviendront mémorables. Pourquoi changer un « modus operandi » qui a déjà fait ses preuves ? Si vous n’avez pas lu le premier tome, vous êtes déjà passé à côté d’un sacré bon album de BD d’humour. Reste à vous rattraper en achetant les deux albums ! Demandez cependant avant à votre médecin qu’il vous fasse un « check up » pour éviter la crise cardiaque qui vous guette car le choc risque d’être rude…

L'île carrément perdue, Cromheecke, Sti, Kramiek, 8/10, humour, 04/2015.

L’album est constitué d’histoires courtes de 2 à 6 pages qui ont été publiées dans le magazine de Spirou. L’album commence par une histoire courte en quatre planches intitulée « canardmageddon ». On rentre directement dans le vif du sujet car les grenouilles partent en guerre contre les canards qui squattent leur étang.Ca ne peut plus durer ! Vous verrez que Jean de la Fontaine va en prendre pour son grade, il est qualifié de « gros mytho » ! Les Irlandais ne resteront pas en reste, eux qui aiment trop la dive bouteille et qui veulent devenir chef à la place du chef ! Mais dans leur fuite, le lecteur va découvrir l’origine de la statue de la liberté…Je vous passe l’histoire de la vigie d’un bateau qui a la maladie d’Alzheimer et qui crie « Terre » alors que le bateau s’est échoué sur la plage de l’île depuis 3 jours. Il y a des références aussi aux collègues Raoul Cauvin ou André Franquin et dans la foulée s’attaque au mythique Charles Darwin. Tout un programme ! Je vous laisse découvrir. Tout est du même acabit tout au long de l’album.

L'île carrément perdue, Cromheecke, Sti, Kramiek, 8/10, humour, 04/2015.

Luc Cromheecke a un dessin d’humour très expressif tant au niveau des figures que des attitudes de ses personnages. Les animaux le sont tout autant. Ils ont du coup tous les tics des humains et c’est très drôle. Même les Schtroumpfs dérapent sous son crayon.

L'île carrément perdue, Cromheecke, Sti, Kramiek, 8/10, humour, 04/2015.

Reste la dernière histoire de l’album qui fait fantasmer pas mal de monde dans le landerneau de la BD. Luc Cromheecke va –t-il laisser tomber la série et laisser Sti s’occuper seul du scénario et du dessin ? Ce serait dommage de séparer un tel tandem car le dessin de Cromheecke est un plus, beaucoup plus expressif. Au niveau du scénario aussi, même si celui-ci est crédité entièrement à Sti, Luc Cromheecke est le moteur de l’esprit déjanté, la synthèse d’un humour particulier qui mélange l’humour francophone à l’humour anglo-saxon avec une pincée d’humour flamand  et cette gouaille caractéristique. C’est vrai que la dernière case est dessinée par Sti mais rassurez-vous, Capitol mène l’enquête. Je contacte l’ami Luc de ce pas…

L'île carrément perdue, Cromheecke, Sti, Kramiek, 8/10, humour, 04/2015.

Bref, pour être court, ne pas lire cet album peut nuire gravement à votre santé !

 

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Lien vers la chronique du tome 1 sur Samba BD : ICI.

Liens vers l’interview de Luc Cromheecke sur Samba BD (2014) : ICI.

 

 

Capitol.

 

Avis très important:

Et oui! Capitol a mené l’enquête en contactant directement Luc Cromheecke qui est mort de rire!

« haha! J’ai lu ça aussi sur Planete BD, c’est très rigolo. C’était juste une blague. »

Puis il me dit qu’il a un super nouveau projet « Top secret » avec Sti. Les premières planches vont paraître dans Spirou en juin/juillet 2015.

« La série va être quelque chose de vraiment super spécial ».

Je connais le titre aussi mais je ne vous le dirai pas, c’est top secret…

 

Capitol.

 

L'île carrément perdue, Cromheecke, Sti, Kramiek, 8/10, humour, 04/2015.

 

LA REPUBLIQUE DU CATCH.

La République du catch, De Crecy, Casterman, 8/10, manga, polar, catch, mafia, fantôme, 04/2015La République du catch, De Crecy, Casterman, 8/10, manga, polar, catch, mafia, fantôme, 04/2015Dessin & Scénario: Nicolas De Crécy

Sortie : 15/04/2015

Editions Casterman

220 pages – Broché sous jaquette offset !

Manga à l’européenne, polar, catch, mafia, fantôme.

 

 

Résumé (de l’éditeur): Dans une ville aux airs de New York sur Loire, Nicolas De Crecy nous campe un polar déjanté, dans lequel un marchand de piano mélancolique, bigleux et beaucoup trop petit donne du fil à retordre à sa famille mafieuse. Bébé maléfique, manchot pianiste, courses poursuite et combat de catch entre fantômes, l’imagination de Nicolas de Crécy ne connaît pas de limite. 

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«Le catch n’est peut-être pas un Art recommandable, moins que la musique, sans doute. Mais tellement plus fascinant.»

 

Mon avis : Après une période sabbatique sans BD, à la recherche d’un nouveau style, de nouvelles voies, Nicolas De Crecy replonge dans le bain de la BD mais pas dans n’importe laquelle! Il s’agit en effet d’un manga à l’européenne, lecture de gauche à droite et pas à l’envers comme dans les mangas japonais. C’est un éditeur japonais qui lui a proposé l’aventure et De Crecy a relevé le défi. Ce n’est pas très fréquent qu’un éditeur japonais vienne chercher un dessinateur non-japonais pour publier l’histoire dans une revue japonaise. En effet, « La République du Catch » a été publié entre août 2014 et mars 2015 dans la revue japonaise Ultra Jump et est publié simultanément au japon par Shueisha Publishing et en francophonie par Casterman.

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Quand on feuillette l’album avant de se lancer dans le récit proprement dit, on pense directement à Léon la Came et à l’aventure « A suivre ». J’ai pensé aussi à  la série Salvatore. L’album est en noir et blanc et De Crecy a dû se plier au rythme des mangakas soit environ 23 planches mensuelles. Il avait pris une petite avance de 3 mois sur le planning pour se laisser une sécurité. Mais le potentiel de lecteur est de 200.000 personnes !

Au niveau du dessin, on ne se renie pas ou rarement. On retrouve directement le style de Nicolas De Crecy, même si le style graphique est probablement plus direct, moins précis au niveau des détails. Faire un manga, c’est être à l’usine, faire du travail à la chaîne, même si l’ami De Crecy a anticipé l’affaire. Grosse pression et garder la cadence ! Mais le lecteur Lambda ne verra pas la différence.

 

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Et l’histoire? Déjantée, dans le plus pur style De Crecy. Du Léon La Came, un peu de poésie façon Salvatore,  mais surtout des gros clins d’œil, des ponts lancés entre la BD européenne et le manga japonais tant au niveau des thèmes et que des personnages. Les Yakusas au Japon, les mafieux italien en Europe, l’esprit des ancêtres au Japon, les fantômes en Europe, les personnages sont atypiques allant du nain à la tête à roulette, en passant par un enfant qui n’a pas grandi physiquement mais qui est la dernière des raclures. Ajoutez-y un manchot qui joue magnifiquement bien du piano, vous aurez compris de quel acabit est l’histoire en question. Ajoutez-y enfin les catcheurs européens, le pendant des combattants du Sumo, qui sont en réalité les exécutants des basses œuvres du bébé maléfique…Voilà le programme !

 

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Reste la progression de l’action. Au départ, j’ai eu de l’intérêt. Après une cinquantaine de page, je me suis dit : « où veut-il aller avec ce truc qui part dans tous les sens ? ». En fin d’album, je me suis amusé de voir où De Crecy nous menait. Au final, un exercice de style qui ne manque pas de culot et de talent. Mais, je ne suis pas sûr que tout le monde apprécie à sa juste valeur. Cela devrait plaire aux amateurs de mangas car cela reste dans la tradition de ce genre de récit avec un peu de castagne en prime (inévitable), aux inconditionnels de De Crecy. Pour le reste seul l’avenir nous le dira. Quel va être l’accueil des lecteurs européens et japonais? Quoiqu’il en soit, Casterman y croit et sort un petit dossier de presse très intéressant. L’album est également très bien imprimé. Un bel objet que ne rendra aucun fichier numérique. A noter qu’au verso de la jaquette, le lecteur trouvera un très joli ex-libris imprimé en offset. Oui, il faut parfois se donner la peine de dépiauter l’album. La couverture en dessous de la jaquette sort elle aussi de l’ordinaire avec une impression en relief de signes de l’alphabet japonais (je ne pratique pas le japonais).

Quoiqu’il en soit, une expérience hors du commun pour l’auteur, une aventure littéraire pour les lecteurs. 

 

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Capitol.

 

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CENTAURUS – Tome 1: terre promise.

Centaurus, Janjetov, Leo, Rodolphe, Delcourt, 8/10, science-fiction, anticipation, aventures,03/2015Centaurus, Janjetov, Leo, Rodolphe, Delcourt, 8/10, science-fiction, anticipation, aventures,03/2015Dessin : Zoran Janjetov – Scénario: Leo & Rodolphe

Sortie : 04/03/2015

Editions Delcourt

48 pages – Cartonné

Science-fiction, anticipation, aventures.

 

 

 

Résumé (de l’éditeur): La planète Terre est devenue inhabitable. A bord d’un « vaisseau-monde », nos descendants traversent l’espace à la recherche d’une terre d’accueil. Ils croient l’avoir trouvée dans la constellation du centaure. Mais attention aux simulacres et aux pièges…

Centaurus, Janjetov, Leo, Rodolphe, Delcourt, 8/10, science-fiction, anticipation, aventures,03/2015

 

«Depuis que nous sommes enfants, on nous apprend que nous sommes dans un monde normal…Mais nous sommes à l’intérieur d’un vaisseau spatial. Nous sommes nés sur ce vaisseau.»

 

 

Mon avis : Certains éditeurs ne collaborent pas avec Samba BD. C’est le cas de Delcourt qui ne donne pas suite à nos demandes de collaboration. C’est leur droit le plus strict. Nous ne faisons probablement pas partie de leur politique éditoriale. Du coup, nous ne sommes plus dans l’actualité immédiate des sorties de chez Delcourt mais dans une mise à niveau personnelle, suivant nos achats en librairie, question de ne pas mourir idiot dans notre recherche des bonnes séries à découvrir. Je ne vous cache pas que ma priorité va aux éditeurs qui collaborent avec nous et leurs albums sont lus et chroniqués en priorité. Reste les albums d’éditeurs peu ou pas collaborant qui m’intéressent, que j’achète, et qui restent en réalité en « stand-by » sur ma pile d’album à lire. Cette attente peut durer d’une semaine à un an selon mon envie ou mon temps disponible. « Centaurus » fait partie de cette catégorie d’albums et, heureusement pour lui, je l’ai lu rapidement pendant un long week-end froid et pluvieux. Cette petite explication est je pense nécessaire pour nos nombreux lecteurs réguliers (près de 1000 visites par jour sur Samba BD, chiffres « Skynet ») afin qu’ils puissent comprendre le fonctionnement éditorial de notre site.

Centaurus, Janjetov, Leo, Rodolphe, Delcourt, 8/10, science-fiction, anticipation, aventures,03/2015

Cette mise au point étant dite, Delcourt est un poids lourd de l’édition BD et encore plus depuis le rachat de « Soleil». Mon attention a donc été attirée chez mon libraire préféré par cet album « Centaurus ». Les auteurs sont loin d’être des inconnus. Leo et Rodolphe sont au scénario. Leo, c’est toute la saga « Aldébaran » et toutes les séries dérivées (Betelgeuse, Antares, Kenya, etc…). Il est à la fois dessinateur et/ou scénariste. Il a dessiné aussi la série « Trent » scénarisée par Rodolphe. Et voici notre deuxième scénariste. Rodolphe est un bourreau de travail, à la fois inventif et sur tous les fronts. Il a écrit à ce jour plus de 150 albums de BD, excusez du peu ! Il a collaboré avec Leo sur des séries comme Kenya et Namibia. Zoran Janjetov est un dessinateur serbe qui a comme maître en BD « Moebius » pour qui il a travaillé. Il a dessiné la série « Après l’Incal », « Les Technopères »avec Jodorowsky. Toujours avec le même scénariste, il dessine « Ogregod » chez Delcourt également. Ce sont donc des auteurs chevronnés qui nous proposent ici une déclinaison des précédentes séries. Mais ici, ils font confiance à Delcourt plutôt qu’à Dargaud.

Centaurus, Janjetov, Leo, Rodolphe, Delcourt, 8/10, science-fiction, anticipation, aventures,03/2015

Que faut-il en penser ? Plutôt du bien…Le dessin de Janjetov a été fort inspiré par  Moebius  mais on ne peut nier qu’il a également bien assimilé le graphisme de Leo. On croirait voir en effet des planches de Léo mais avec une petit touche supplémentaire dans les ombres et certains détails qui donnent plus de profondeur au dessin. J’ai même pensé par moment à Enki Bilal. Le résultat final est excellent et donne envie dès l’ouverture de l’album de se plonger dans le récit.

Centaurus, Janjetov, Leo, Rodolphe, Delcourt, 8/10, science-fiction, anticipation, aventures,03/2015

Le scénario est à la hauteur des noms des scénaristes. Certains pourraient se tenir : « encore une déclinaison d’Aldébaran »!  Oui, on peut se rapprocher de cette idée. Mais je pense que Leo et Rodolphe n’avaient pas envie de se planter avec cette nouvelle série et qu’ils devaient rester très créatifs dans leurs univers inventés et éviter les répétitions ou les « copier-coller » de ce qu’ils ont fait auparavant. C’est franchement réussi. C’est un vrai changement dans la continuité. Les personnages sont un mélange à la fois typé (les techniciens de la navette) et innovant (les sœurs jumelles, Bram,…). On retrouve une double énigme à la fois sur le vaisseau et sur la planète à investir, ce qui multiplie les questions et les inconnues.

Centaurus, Janjetov, Leo, Rodolphe, Delcourt, 8/10, science-fiction, anticipation, aventures,03/2015

A noter que la première édition de l’album comporte un petit bonus à savoir un ex-libris du meilleur effet. Avis aux amateurs.

La lecture a été passionnante et limpide. C’est de l’anticipation pure, bien dessinée, bien scénarisée. Lorsque j’ai fermé l’album, j’avais déjà envie de lire la suite. Il faudra attendre hélas…Jusqu’à la dernière planche, le lecteur se pose des questions et sent un danger imminent. Franchement, une des bonnes sorties de ces deux derniers mois !

 

a08-3e78906.gifDessin

 

a08-3e78906.gifScénario

 

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Capitol.

 

Centaurus, Janjetov, Leo, Rodolphe, Delcourt, 8/10, science-fiction, anticipation, aventures,03/2015

 

PETIT-FILS D’ALGERIE.

Petit-fils d'Algérie, Alessandra, Casterman, 9/10, voyage, Histoire, famille, algérie, racines, 04/2015Petit-fils d'Algérie, Alessandra, Casterman, 9/10, voyage, Histoire, famille, algérie, racines, 04/2015Dessin & scénario: Joël Alessandra

Sortie : 15/04/2015

Editions Casterman

128 pages – Cartonné

Voyage, Histoire, famille, Algérie, racines.

 

 

 

Résumé (de l’éditeur): La famille de Joël Alessandra est originaire d’Italie. Au début du XXe  siècle, elle a quitté la misère pour l’Eden que représentait l’Algérie, un morceau de la France où tout était à construire. À l’aune de ce que l’histoire a retenu des ‘colons’, Joël se pose une question légitime. Ses grands-parents étaient-ils des exploiteurs, des racistes, des esclavagistes ? Étaient-ils proches de l’OAS ? Ils ont tout quitté du jour au lendemain, ruminant à jamais une rancœur profonde et légitime contre ce pays, ses habitants et bien sûr De Gaulle. En 2013, armé de son passeport et d’un visa (et accompagné de l’ « indispensable» guide sur place), Joël se rend pour la première fois à Constantine, ville de sa famille. Il est prêt à affronter ses craintes et ses doutes. Ce livre retrace son parcours… semblable à celui de milliers de familles.

Petit-fils d'Algérie, Alessandra, Casterman, 9/10, voyage, Histoire, famille, algérie, racines, 04/2015

 

«Joël, les tiens étaient tout sauf racistes !   Ils parlaient couramment arabe! Ils aimaient l’Algérie, ils aimaient les algériens ! »

 

 

Mon avis : En mars 2014, j’avais eu un coup de cœur pour l’album de Joël Alessandra intitulé « Errance en mer rouge ». Cet album a remporté des prix et a été très bien accueilli par le public et la critique. Joël Alessandra avait répondu à notre demande d’interview. Je vous renvoie vers les liens en fin de chronique pour mémoire ou découverte de cet album et de son auteur.

Petit-fils d'Algérie, Alessandra, Casterman, 9/10, voyage, Histoire, famille, algérie, racines, 04/2015

En ce mois d’avril 2015, Joël Alessandra, né à Marseille en 1967 et domicilié près d’Uzès dans le Gard, nous propose à nouveau d’effectuer un voyage, une immersion en Algérie. Mais ce n’est pas n’importe quel voyage ! En effet, il part sur les traces de son père, de son grand-père, de sa famille qui y ont vécu entre le début du XXe siècle et l’indépendance de l’Algérie. La famille Alessandra est d’origine italienne, naturalisée française en Algérie française, puis forcée de tout quitter pour s’installer en France. Ce sont ce qu’on appelle des « pieds noirs ». C’est donc un voyage physique mais aussi et surtout mental, émotionnel que nous propose Joël Alessandra. Que va-t-il découvrir sur sa famille ? A-t-elle laissé des traces, des souvenirs ? La famille Alessandra s’y est-elle bien comportée ? C’est donc dans l’inconnu, le doute et l’appréhension, que l’auteur va nous livrer dans cet album le récit détaillé de son périple algérien. Il est non seulement le dessinateur mais aussi le voyageur, le narrateur, le « reporter » sur le terrain.

Petit-fils d'Algérie, Alessandra, Casterman, 9/10, voyage, Histoire, famille, algérie, racines, 04/2015

Au niveau du dessin, il assure un maximum. Comme pour « Errance en mer rouge », il mélange les planches de BD classiques à d’autres plus libres dans la construction. Viennent en plus  se greffer des photos de famille, d’immeubles, des cartes postales, des papiers officiels, un ticket d’avion, des reproductions de son carnet de croquis,… C’est vraiment l’album type de voyage au départ. Les mises en couleur directes sont aussi un atout dans la réalisation de cet album. Le seul petit bémol (mais vraiment petit) c’est parfois l’expressivité des visages qui manque un peu de « peps » mais ce n’est que quantité négligeable dans l’ensemble.

Petit-fils d'Algérie, Alessandra, Casterman, 9/10, voyage, Histoire, famille, algérie, racines, 04/2015

Mais « le truc » de Joël Alessandra, c’est le scénario. Cette touche hors du commun pour sortir du voyage commun pour rentrer dans une vraie aventure avec ses incertitudes, ses zones d’ombres et de lumières. Ici, c’est sa propre histoire familiale qui le centre d’intérêt du voyage en Algérie. Retrouver ses racines, ses ancêtres, découvrir quelles furent leurs œuvres et leurs vie en Algérie. Est-ce qu’ils s’y sont bien comportés? Etaient-ils bien intégrés? Ce sont les grandes questions que se posait l’auteur au moment de son départ de France. Au fil de l’album, on suit l’auteur dans sa démarche, son approche personnelle, dans la confusion de ses sentiments. Avec en fin de compte, une délivrance et un réconfort pour l’auteur qui va découvrir sur place, de visu, ce qu’il avait entrevu dans des documents familiaux. Les Alessandra ont été des travailleurs acharnés, des bâtisseurs dont la ville de Constantine se souvient encore. C’est très fort et très bien raconté avec délicatesse et le recul suffisant.

Petit-fils d'Algérie, Alessandra, Casterman, 9/10, voyage, Histoire, famille, algérie, racines, 04/2015

On découvre également la ville de Constantine et l’Algérie en elle-même avec ses sites archéologiques de qualité dont celui de Djemila, époustouflant. Cet album est également un magnifique plaidoyer pour le tourisme algérien…

Petit-fils d'Algérie, Alessandra, Casterman, 9/10, voyage, Histoire, famille, algérie, racines, 04/2015

Cet album m’a vraiment touché ! C’est plein de découvertes mais aussi de sentiments. Joël Alessandra nous communique ses émotions profondes. C’est exceptionnel et émouvant.

Oui, Joël, ta famille en Algérie, c’étaient des gens bien. Tu peux être très fier d’eux! Et tout est dit… Merci pour ce partage sans égal.

 

 

 a08-3e78906.gifDessin

 

a09-3e78912.gifScénario

 

a09-3e78912.gifMoyenne

 

 

 

Lien vers la fiche technique de l’album « Petit-fils d’Algérie » chez Casterman: ICI.

Lien vers la chronique de l’album « Errance en mer rouge » sur Samba BD : ICI.

Liens vers l’interview de Joël Alessandra (en 2014) sur Samba BD : ICI.

 

 

Capitol.

 

Petit-fils d'Algérie, Alessandra, Casterman, 9/10, voyage, Histoire, famille, algérie, racines, 04/2015

 

 

 

SOUCOUPES.

Soucoupes, Obion, le Gouëfflec, Glénat, 8/10, roman graphique, uchronie, extra-terrestre, humour, 04/2015Soucoupes, Obion, le Gouëfflec, Glénat, 8/10, roman graphique, uchronie, extra-terrestre, humour, 04/2015Dessin : Obion – Scénario: Arnaud le Gouëfflec

Sortie : 01/04/2015

Editions Glénat

88 pages – Cartonné

Roman graphique, uchronie, extra-terrestre, humour.

 

 

Résumé (de l’éditeur): Dans un délicieux univers uchronique où les êtres humains et les aliens cohabitent à la façon d’un film des années 1950, Christian est un cinquantenaire un peu blasé. Disquaire dans un monde où l’humanité a fait sa grande rencontre du troisième type avec une espèce hyper évoluée, il a du mal à envisager l’avenir de sa profession. Et pourtant un jour, l’un de ces robots extra-terrestres, curieux, franchit le pas de sa porte pour lui demander d’écouter de la « musique humaine ». Agacé, intrigué puis amusé, Christian sympathise petit à petit avec cet être venu d’ailleurs… Il se met même en tête de lui faire découvrir les différentes formes d’art : il lui fait écouter de la musique de tous les horizons, l’emmène dans les musées, l’initie à la philosophie… il lui passe même ses revues pornos ! Un jour, Christian découvre une chose incroyable : son ami de métal a le pouvoir de projeter les gens à l’intérieur des œuvres !

Soucoupes, Obion, le Gouëfflec, Glénat, 8/10, roman graphique, uchronie, extra-terrestre, humour, 04/2015

 

«La terre est ronde mais la vie est plate… »

 

 

Mon avis : La collection « 1000 feuilles » de chez Glénat  réunit des albums atypiques qui mettent en avant un graphisme audacieux et un scénario sortant des sentiers battus (et rabattus). Soucoupes, l’album dessiné par Obion et scénarisé par le détonnant Arnaud le Gouëfflec, fait partie de cette collection et répond tout à fait à ces critères.

Obion, alias Erwan Lucas, est un illustrateur, scénariste et dessinateur français. Il vit à Brest. Il a déjà de nombreuses collaborations dont une avec Arnaud le Gouëfflec pour l’album « Vilebrequin » paru chez Casterman KSTR en 2007. Il a aussi repris « Donjon crépuscule » et fait partie de l’Atelier Mastodonte de chez Dupuis.

Soucoupes, Obion, le Gouëfflec, Glénat, 8/10, roman graphique, uchronie, extra-terrestre, humour, 04/2015

Arnaud le Gouëfflec est un scénariste de BD, romancier, musicien et auteur de chansons et professeur de français dans le Finistère en France. Bref, le Monsieur a des journées chargées ! Au niveau de la BD, signalons qu’il a été le scénariste d’albums tels que « Topless » (2009), « le chanteur sans nom » (2011- très remarqué par la critique), « J’aurai ta peau, Dominique A »(2013).

L’histoire est simple mais fallait y penser. Un disquaire, la cinquantaine, se tracasse pour son commerce. Qui s’intéresse encore aux disques aujourd’hui ? Au même moment, on annonce qu’une vague d’extra-terrestres pacifistes arrivent sur terre et se mêlent à la population. Un de ceux-ci rentre dans son magasin et demande à écouter de la musique humaine. Ils vont apprendre à faire connaissance et là débute l’histoire…

Soucoupes, Obion, le Gouëfflec, Glénat, 8/10, roman graphique, uchronie, extra-terrestre, humour, 04/2015

Le dessin d’Obion fait penser en effet à un dessin vintage, année 50-60, à mi-chemin entre la réalité et la caricature. A partir de là, commence ce saut vers le futur avec l’arrivée des extra-terrestres. La démarche est un peu la même que celle d’Antonio Lapone pour l’album Adam Clarks, si ce n’est que le graphisme est ici plus en rondeur et moins dans le style « Atome ‘58 ». Les couleurs sont diverses et donnent en fonction du scénario tantôt une touche de chaleur, tantôt une touche plus futuriste ou plus sombre, selon les états d’âme du personnage principal. Le tout donne un dessin qui sert bien le récit et lui donne un ton humoristique et bon enfant.

Soucoupes, Obion, le Gouëfflec, Glénat, 8/10, roman graphique, uchronie, extra-terrestre, humour, 04/2015

Le scénario est à lui seul un exemple de construction intelligente. On part d’une situation banale puis on vire rapidement dans un schéma classique de science-fiction avec l’arrivée des soucoupes volantes. Mais où cela devient innovant, drôle, attachant, empreint d’une certaine poésie, c’est lorsque l’humain répond à la volonté d’apprendre de l’extra-terrestre. Cette sorte de robot venu d’une autre galaxie, veut découvrir ce qu’est la musique que l’on écoute sur la terre. Pour se moquer de lui, le disquaire lui donne ce qui est pour lui le disque le plus nul qu’il puisse entendre à savoir « Ascension » de John Coltrane. Pas de chance, l’extra-terrestre a bien aimé cette musique. Il revient dans son magasin et lui demande d’autres disques. De fil en aiguille, ils vont se fréquenter de plus en plus. Enfin, la vie privée du disquaire va interférer sur cette relation. Le résultat ne sera pas nécessairement celui attendu au départ. D’où l’idée de base de la relation de l’Art avec les sentiments humains ou avec des extra-terrestres. L’humour est permanent mais aussi une certaine désillusion de la vie avec ses tracas, ses coups du sort mais aussi ses opportunités de s’ouvrir vers l’inconnu, vers de nouvelles découvertes et aventures. En fin de compte, nous avons une fin de récit très optimiste et positive.

Soucoupes, Obion, le Gouëfflec, Glénat, 8/10, roman graphique, uchronie, extra-terrestre, humour, 04/2015

J’ai eu l’impression par moment que le scénariste voulait me refiler sa collection de vinyles. Les références discographiques sont multiples surtout en ce qui concerne la musique jazz et pop des années ’60. J’ai passé un excellent moment en suivant les péripéties de la vie de Christian, le disquaire et de son pote, cette espèce de robot en visite sur terre. Assurément une petite surprise pour ma part. Je ne m’attendais pas à trouver un album si bien fagoté. En plus, c’est un album one-shot mais un bon scénariste peut toujours pondre facilement une suite à ce genre d’histoire…

Soucoupes, Obion, le Gouëfflec, Glénat, 8/10, roman graphique, uchronie, extra-terrestre, humour, 04/2015

 

 

a08-3e78906.gifDessin

 

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Lien vers la fiche technique de l’album chez Glénat: ICI.

Liens vers le site internet d’Obion : ICI.

Liens vers le site internet d’Arnaud le Gouëfflec : ICI.

vidéo de » Ascension » de John Coltrane:


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Capitol.

 

 

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LE SPIROU DE TEHEM, MAKYO & TOLDAC – N°8 : LA GROSSE TÊTE.

Spirou, la grosse tête, Tehem, Makyo, Toldac, Dupuis, 7/10, aventure, humour, 03/2015Spirou, la grosse tête, Tehem, Makyo, Toldac, Dupuis, 7/10, aventure, humour, 03/2015Dessin et couleurs de Tehem 

Scénario: Makyo et Toldac

Sortie : 20/03/2015

Editions Dupuis

72 pages – Cartonné

Aventure, humour.

 

 

Résumé (de l’éditeur): Fantasio est un cachottier : depuis des années, il consigne, avec force détails, toutes les aventures qu’il a vécues avec Spirou. Mais là, il a décidé de passer à la vitesse supérieure et, sur base de ses souvenirs de La mauvaise tête, il s’isole pour écrire un roman. Le livre sort et Spirou est un peu surpris par son contenu. Visiblement, Fantasio a gonflé son propre rôle. Premier petit accroc entre les deux amis. Mais Spirou relativise : après tout, ils ont bien le droit d’avoir des souvenirs légèrement différents de cette aventure.

Spirou, la grosse tête, Tehem, Makyo, Toldac, Dupuis, 7/10, aventure, humour, 03/2015

 

 

«Comment peux-tu être aussi désinvolte et insensible au malheur des bretzelburgeois ! »

 

 

Mon avis : Le Spirou de…est la série qui permet à des auteurs de réaliser « leur » Spirou tout en laissant libre cours à leur interprétation. Cela donne parfois des albums décoiffants, d’autres moins bien réussis. Tehem s’y met au dessin, Makyo et Toldac au scénario. Makyo, je connais mais je dois avouer que Tehem et Toldac ne me disent pas grand-chose.

Spirou, la grosse tête, Tehem, Makyo, Toldac, Dupuis, 7/10, aventure, humour, 03/2015

L’histoire démarre à partir de l’album « la mauvaise tête » dessiné et scénarisé par Franquin en 1954. Fantasio décide d’écrire un livre sur base de notes qu’il a consignées sur base de ses souvenirs de la mauvaise tête. Mais des divergences vont apparaître entre Spirou et Fantasio sur des « détails ». De plus, le livre de Fantasio va être adapté et réalisé au cinéma mais en fin de compte c’est Spirou qui reçoit les honneurs alors que Fantasio est oublié. D’où des grosses frustrations. Qui a attrapé la grosse tête ? Voilà le pitch de départ puis viens se greffer la politique bretzelburgeoise…

Spirou, la grosse tête, Tehem, Makyo, Toldac, Dupuis, 7/10, aventure, humour, 03/2015

Le dessin de Tehem a de quoi déstabiliser quand on connait le trait de ses prédécesseurs. Quand j’ai feuilleté rapidement pour la première fois l’album, je me suis dit : « qu’est-ce que ce truc ? ». Il faut passer outre ses préjugés et rentrer dans l’histoire. Les personnages sont ressemblants mais beaucoup plus rond au niveau de la tête et plus filiforme au niveau des corps. On est plutôt dans un dessin à la Trondheim, plus basique, plutôt que du côté de chez Franquin. Faut s’y faire mais après quelques pages, c’est passé comme une lettre à la poste.

Spirou, la grosse tête, Tehem, Makyo, Toldac, Dupuis, 7/10, aventure, humour, 03/2015

Le scénario de Makyo et de Toldac se veut inventif et base son développement sur le phénomène de la notoriété tel qu’il se pratique à notre époque où les « vedettes » sont « paparazzés ». On ne voit qu’eux dans les magazines, les journaux, à la télévision, dans les médias. Attention, à la grosse tête ! Les amis vont-ils se brouiller pour des bêtes questions d’égo alors qu’il y a des événements autrement plus importants de par le monde ? C’est un peu la question du jour qui est terriblement d’actualité ces derniers temps.

Spirou, la grosse tête, Tehem, Makyo, Toldac, Dupuis, 7/10, aventure, humour, 03/2015

Ce huitième album de la série se lit facilement même s’il ne va pas laisser une trace indélébile dans ma mémoire. C’est bien  réalisé, c’est humoristique, un bon moment de lecture, mais sans plus. Cela ne vaut pas le Spirou de Schwartz et Yann, la référence absolue. Désolé de devoir le dire mais c’est la déduction que j’en ai faite. C’est mon avis personnel. Mais, suis-je le public cible ?

Spirou, la grosse tête, Tehem, Makyo, Toldac, Dupuis, 7/10, aventure, humour, 03/2015

C’est un album pour tous les publics. Il a dû faire un carton lors de sa pré-publication dans le journal de Spirou. Il va plaire surtout à un jeune public et aux amateurs inconditionnels de Spirou, sous toutes ses formes, car cela reste une étude de style…

 

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Lien vers la fiche technique de l’album chez Dupuis: ICI.

 

Capitol.

 

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