Les chroniques courtes (88) : Wild Love T2, Shi Xiu Reine des pirates T4 – Le règne.

wild love t02.jpgWild Love – Tome 2
Auteure : Hiraku Miura.
Editeur : Soleil Manga.
176 pages.
Sortie : 24 février 2016.
Genre : Shôjo.

Avant, elle était plutôt chienchien à sa mémère. Mais aujourd’hui, grâce à lui, elle va découvrir qu’elle aime aussi les grosses bêtes sauvages !!!

« Tu as vu ce que tu as fait rien qu’en me léchant ? »

Pourquoi faire du fantastique si c’est pour le mettre au chenil ? Comprenne qui pourra.
Sambette a franchement du mal avec ce genre d’héroïne très neuneu et qui se résume à un objet sexuel pour ses partenaires. On a fermé des frontières pour moins que ça. Je soupçonne aussi la mangaka de s’être inspirée des tunnels bruxellois pour la construction de son scénario. Les dialogues sont dignes d’un discours de Jacqueline Galant, souvent on est au niveau des pâquerettes : « Oh Shirô, oh Yuzuki » …. punaise, dans le style même le pape est plus explicite. Quel tralala aussi pour se tenir la main entre nos deux tourtereaux… le jour précédent, ils viennent de faire l’amour (là par contre c’est bien hard !) et ici ça chipote pour un petit contact amical ?
Ce shojo est vraiment déconcertant et frôle souvent le ridicule.
Fuyez jeunes demoiselles !
a05-3e788c9.gifDessin .

a03-3e788b8.gifScénario .

a04-3e788e4.gif Global.

Sambette.
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Shi Xiu Reine des pirates – Tome 4 – Le règne.
shi xiu.jpgshi xiu t04.jpgDessinateur : Wu Qing Song
Scénariste : Nicolas Meylander.
Editeur : Les éditions Fei.
Sortie : septembre 2015
72 pages.
Genre : Aventure historique.

Chine, PREMIÈRE MOITIÉ DU XIXe SIÈCLE
Après une séparation de longues années, Shi Xiu convoque le Dr. John Barton à son chevet pour lui conter le récit de sa vie, mais aussi lui faire un aveu.
Ce dernier tome clôt les aventures de la belle pirate Shi Xiu. Une histoire qui mélange exotisme, stratégie et charme sous les embruns de la mer de Chine. Un dessin enchanteur avec une mise en page moderne sont aussi au programme. Il vous restera à comprendre les finesses des mœurs chinoises.
Une sorte de « game of pirates » !

main-part-shixiu-3_01.gif

a07-3e78901.gifGlobal.

Samba.
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Vive la marée !

pascal rabaté,david prudhomme,furturopolis,satyre socialepascal rabaté,david prudhomme,furturopolis,satyre socialeAuteurs : : Pascal Rabaté, David Prudhomme
Editeur : Futuropolis
Sortie : 10 septembre 2015

118 pages

 

 

 

« Vive la marée » peux se passer aisément d’un résumé. En effet, il s’agit d’une poursuite graphique de protagonistes n’ayant aucun rapport entre eux. Une sorte de « short-cut » en un seul plan séquence. Le seul point commun est le décor : l’univers de la plage.

pascal rabaté,david prudhomme,furturopolis,satyre sociale

Pascal Rabaté et David Prudhomme posent un regard mi- amusé, mi- critique sur cet univers. Ils croquent les personnages avec truculence. Sans intrigue et sans héros, les auteurs déclinent ce que voit un observateur indépendant. Des anecdotes succèdent à des portraits en passant par des « plans » très photographiques. Est-on dans un film (la référence à « jour de fête » de l’immense Jacques Tati est indéniable), une bande dessinée ou une carte postale ? « Vive la marée » est sans doute tout à la fois. Personne n’est épargné : le beauf, les bidochons, les castes populaires ou bourgeoises, les punks….

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Les auteurs ont quand même un petit côté voyeur. Avec la magie de la bande dessinée, le lecteur a accès aux pensées les plus intimes des personnages. Entre satire sociale et comédie, ils parsèment leur voyage avec des dialogues ou des réflexions courtes fort cocasses :

« Ah, c’est un métier de trouver des conneries ! »,

« Matéo, mets pas du sable partout ! »

« Levés à 5 heures pour éviter les bouchons et on tombe sur ce con qui n’en finit pas de prendre son temps »,

« Dis donc, c’est pas donné la tong ! »,

« Des tatouages en veux-tu en voilà… Les gens s’écrivent dessus parce qu’ils n’ont plus rien à se dire ! »

« Vois-tu, en voiture, tu rentres dans le paysage, en train tu l’accompagnes… »

 » S’il pleut demain on fait quoi ? »

« Mais t’es là, qui c’est qui surveille les sacs ? »

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Finalement, depuis les premiers congés payés de 1936 rien n’a vraiment changé. Bien sûr, l’univers s’est modernisé, mais l’ambiance et le regard que chacun porte sur son voisin n’a pas évolué. Lors des vacances tout un chacun souhaite échapper à son environnement mais in fine l’espèce humaine sera toujours identique à elle-même. Ce qui est particulièrement sympathique dans cet album c’est le côté détendu avec un beau soleil, du sable chaud et toute la journée pour juger et dégoiser le tout venant à portée de regard.

Les dessins sont en ligne claire. Le couple Rabaté/Prudhomme va à l’essentiel sans fioritures. Avec des couleurs vives, des couleurs de tous les jours, l’analyse sociale se poursuit sans contrainte. Il n’y a pas d’anicroche, pas de retour en arrière à des fins de compréhension. Tout est lisse et limpide.

pascal rabaté,david prudhomme,furturopolis,satyre sociale

Mais c’est la fin de la journée, il faut rentrer. L’inévitable crise de nerf sur les objets (les clefs de voiture !!) perdus dans le sable est au rendez-vous. Tout le monde a passé un bon moment tout en introspection, sans méchanceté. C’était une belle journée, un bel épisode de fraicheur.

Scénario a06-3e788fc.gif
Dessin a06-3e788fc.gif
Total a06-3e788fc.gif

Tigrevolant

Day Men – Tome 1 – Lux in tenebris

day men,lux en tenebris,matt gagnon,michael alan nelson,fantastique,vampires,glénat comics,brian stelfreezeday men,lux en tenebris,matt gagnon,michael alan nelson,fantastique,vampires,glénat comics,brian stelfreezeScénario : Matt Gagnon, Michael Alan Nelson
Dessin : Brian Stelfreeze
Couleurs : Moore Darrin
Editeur : Glénat

88 pages
Sortie :
28 octobre 2015
Genre : vampires

 

Le monde est contrôlé par « 50 familles » … de vampires ! Pour continuer de gérer leurs affaires au grand soleil, ils ont créé les Day Men, de simples mortels surentraînés pour devenir de véritables armes mortelles. David Reid, le petit nouveau au service de la famille Virgo débarque alors qu’une guerre s’annonce entre les Virgo et les Ramses.

 

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« Day men » est une série directe « from America ». Les éditions Glénat ont lancé depuis peu leur collection comics. Il apporte un sang neuf dans les éditions françaises en prenant des risques avec autre chose que des blocks busters. Elles raviront les amateurs de nouveautés en provenance d’outre-Atlantique et sans super-héros. La collection apporte un grand soin à la présentation : format comics, création d’un logo, couverture gommée, papier glacé…. De nombreuses bonnes surprises émergent aussi de cette collection : SambaBd vous recommande, entre autres, « Infinity loop » ou « Lazarus ».

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Dans « Day men » comme dans « Lazarus », il est aussi question de « famille » mais déclinée façon vampires. Ce thème mille fois rabâché, épluché et décliné, Matt Gagnon et Michael Alan Nelson arrive à nous étonner. Ils regardent par l’autre bout de la lorgnette et… font mouche. Au lieu de nous servir la soupe sur les vampires, ils focalisent sur leurs affidés, leurs sbires, leurs reitres exclusivement diurnes et finalement la face cachée des vampires à la lumière de l’astre suprême. C’est plutôt original !

Le récit est à la première personne et le lecteur suit David Reid au cours de ses pérégrinations très spéciales. Tout va très vite dans le scénario. Il faut parfois revenir en arrière pour comprendre qui appartient à quelle famille et donc situer les protagonistes. Les scènes d’actions ne manquent pas et le tout fait très « comics ». Action, introspection et enquête d’un non-vampire héliotrope font de cet album un bon moment.

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Les dessins dynamiques de Brian Stelfreeze sont très soignés. Un tantinet rigides mais la vitesse et les sentiments ressurgissent bien. De plus les couleurs de Moore Darrin donnent un ton très propre (trop ?) très classe à l’ensemble de cet opus.

Cet album comporte les épisodes 1 à 4 de l’édition américaine. « Glénat a consolidé le volume d’une préface de Mike Carey et d’un dossier final comportant de nombreuses illustrations de couvertures, d’essais, de recherches de personnages par Brian Stelfreeze, de variant covers d’autres artistes ».

 

day men,lux en tenebris,matt gagnon,michael alan nelson,fantastique,vampires,glénat comics,brian stelfreeze

Cette série indépendante en provenance des Boom ! Studio, n’est pas forcement la révélation de l’année. Cependant, elle est très distrayante et c’est bien ce que l’on demande à une BD ! Gageons qu’un avenir radieux s’annonce pour « Day men » car l’éditeur californien de comics aurait cédé, pour une somme inconnue, les droits d’adaptation de « Day Men » aux studios Universal.

Scénario a05-3e788c9.gif
Dessin a05-3e788c9.gif
Total a05-3e788c9.gif

Tigrevolant

Les Enfants de la Baleine – Tome 1 – A la dérive sur une mer de sable infinie…

Couv_266377.jpgSCAN_20160222_160707_001.jpgAuteure : Abi Umeda
Editeur : Glénat
Sortie : 6 janvier 2016
192 pages

 

 

 

Un manga, wouaaah comment ça se lit ? j’ai déjà retourné la jaquette…C‘est un petit format avec des dessins très détaillés, je vais m’user les yeux…

 

Résumé :SCAN_20160222_160627_001.jpg

C’est un vaisseau de glaise avec 513 personnes à bord, qui navigue sur un océan de dunes, vestige des débris d’une ancienne civilisation.

Sur ce vaisseau, un scribe, Shakuro, qui chronique le moindre événement survenu dans sa colonie. Les rencontres, les objets, les décès et les anecdotes.

Un jour, il rencontre une fille mystérieuse sur une étrange île à la dérive. L’arrivée de cette fille dans leur univers fermé leur ouvrira peut-être un avenir qu’aucun d’eux n’avait imaginé.

 

 

Mon avis :

Difficile de différencier les filles et les garçons autrement que par la lecture.

Cette aventure est une quête pour découvrir ses origines, ainsi qu’un plaidoyer contre les guerres et ceux qui les mènent. « Les émotions humaines ne font que nuire au monde et ne sont donc pas nécessaires ».

Le Saimia, pouvoir tiré des émotions de chacun, régit la vie sur « la baleine de glaise », il conduit aussi à une mort prématurée et injuste.

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C’est un roman d’aventures pour ados qui me fait penser à Hunger Games ou Meto. Il y a déjà 6 volumes parus au japon. Le second volume en français est déjà édité par Glénat et il est sorti fin janvier en librairie. Je pense que ça peux cartonner auprès des jeunes français comme auprès des jeunes nippons.

Le suspense est déjà au rendez-vous à la fin de ce premier tome. C’est exaltant, émouvant, plein de bons sentiments et exhortant au courage et à l’espoir. Bien sur, l’auteure joue à fond la carte de l’injustice, de la soif de liberté propre à tous ces nouveaux romans jeunesse ou jeunes adultes. Le combat est obligatoire pour enfin profiter de sa liberté de penser. Avec ce désir de vie qui est exacerbé, ils bravent tous la mort et qui vivra verra.

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Les dessins sont fins et très bien exécutés. J’aime particulièrement les soldats, le personnage de Lycos et les scènes détaillées de la forteresse. Pour les personnages, c’est du manga pur jus, avec leur yeux écarquillés et les mèches de cheveux raides dans la figure. Ça n’a pas été désagréable à lire. L’intrigue est intéressante et attirante pour le devenir de ces ados orphelins.

Une future grande saga ? j’ai trouvé beaucoup de poésie dans cet album, autant que de violence finalement, et je ne m’étonne pas qu’il ait été primé au Kono Manga Ga Sugoi 2015 au Japon.

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Très bien noté sur d’autres sites, même si je ne suis pas fan de dessins japonais, je pense qu’il mérite une bonne note quant à l’intrigue et au post-scriptum de l’auteure qui laisse présager de futures aventures extraordinaires.

a07-3e78901.gifMa note

Sophie

ennemisdavant.com

ennemisdavant.com,reuzé,fayol,fluide glacial,17 février 2016,humourennemisdavant.com,reuzé,fayol,fluide glacial,17 février 2016,humourScénario et dessin : Emmanuel Reuzé
Dessin : Fayol
Éditeur : Fluide Glacial
48 pages – Cartonné
Sortie : 17 février2016
Humour

 


Présentation de l’éditeur :

Toutes les grandes figures du XXe siècle enfin sur le Net

Adolf42 a écrit : «MDR @Stalineapoil !!! Churchill a trop kiffé ton post sur Trotsky 🙂 Trop le swag !»

ennemisdavant.com,reuzé,fayol,fluide glacial,17 février 2016,humourDécouvrez les selfies de Staline, le blog d’Elvis, le téléshopping de Mao, la page Facebook de Pétain, le buzz d’Einstein…

À l’heure où les maîtres du monde s’alpaguent sur Twitter, qu’une épouse de président se fait financer un site indigent à coups de millions du contribuable, où l’on reproche à Hillary Clinton ses mails personnels, on n’ose imaginer les Grands Hommes de nos manuels d’Histoire, rompus à l’immédiateté, la précipitation et la concision inhérentes à internet.

Imaginez la classe surannée d’un De Gaulle, la verve enflammée d’un Mussolini mégalo ou les poses christiques d’un Che Guevara réduits à 140 caractères espaces compris, un gif à 72 dpi, un like ou encore un post bourré de fautes rédigé par un assistant illettré.

Avec une rigueur scientifique et philosophique qui fait autorité dans le monde entier, cet ouvrage documenté nous dévoile les pratiques secrètes des grandes figures qui ont fait l’Histoire ! C’est l’exercice auquel s’est livré Reuzé (scénario & dessin) avec la complicité de Fayol (dessin)… Et ça vaut le détour(nement) !

 

 

«Absolument Hilarant !» STALINE
«PTDR, cette BD est énoooorme !!!» LE DALAI-LAMA
«Cé tro de la balle !» FIDEL CASTRO
«Perso, jé pa ri 1 seul fois !» AUGUSTO PINOCHET

 

Mon avis :

L’album rassemble une quinzaine d’histoires courtes prépubliées en magazine et, côté scénario, on est dans le Fluide Glacial pur jus. Une bonne connaissance de base des grandes figures historiques et médiatiques du XXème siècle est requise pour pouvoir apprécier le sens de la dérision et du décalage des auteurs. Ils ont pu donner libre cours à leurs fantaisies les plus délirantes sans trop se soucier du politiquement correct.

ennemisdavant.com,reuzé,fayol,fluide glacial,17 février 2016,humour

Le dessin est un des points forts de ce travail : les personnages sont très ressemblants, les caricatures sont réalisées avec un grand souci du détail. L’ensemble est plaisant, agréable à lire. On s’amuse sans trop réfléchir.

ennemisdavant.com,reuzé,fayol,fluide glacial,17 février 2016,humour

 

a07-3e78901.gifDessin

a07-3e78901.gifScénario

a07-3e78901.gifMoyenne

 

Le site internet des Editions Fluide Glacial : ICI

 

 Skippy.

 

Chantier interdit au public

ciap cov.jpgchantier-interdit-au-public-visuel3-e1456416804248.jpgScénario et dessin : Claire Braud
D’après une enquête de Nicolas Jounin
Editeur : Casterman
Collection : Sociorama
168 pages – broché
Sortie : 03 février 2016
Documentaire – humour

 

Présentation de l’éditeur :

Quand auteurs de BD et sociologues de terrain s’allient pour décrypter les dessous de notre société.

Que se passe-t-il derrière les palissades d’un chantier de construction ? Avec Hassane, ferrailleur novice et maladroit, et Soleymane, coffreur expérimenté sans papiers, découvrez les coulisses du bâtiment. Ou comment faire son trou dans l’intérim et la sous-traitance quand on est sans papiers, affronter la benne à béton qui arrive maintenant tout de suite alors qu’est-ce que vous foutez !!, encaisser les plaisanteries racistes à moins que ce ne soient pas des plaisanteries, tenir les cadences tout en faisant semblant de respecter la sécurité… Une BD sans garde-fou !

ciap2.jpg

La collection Sociorama signe la rencontre entre bande dessinée et sociologie. D’un côté, des sociologues amateurs de BD qui ont créé l’association Socio en cases; de l’autre, des auteurs de BD curieux de sociologie. Ensemble, ils ont initié une démarche originale : ni adaptation littérale, ni illustration anecdotique, mais des fictions ancrées dans les réalités du terrain. Toute ressemblance n’est pas pure coïncidence…

chantier interdit au public,braud,jounin,casterman,sociorama,02 février 2016,documentaire

 

Mon avis :

Après La fabrique pornographique de Lisa Mendel, voici déjà le deuxième album de cette nouvelle collection. Adapté d’un travail sociologique de Nicolas Jounin paru en 2008, le scénario  démonte avec précision un système de castes très particulier : chefs de chantier français, chefs d’équipe portugais, ouvriers arabes, manœuvres africains, les boubous, les mamadous… Une organisation hiérarchique avec les employés du maître d’œuvre au sommet, puis tous les sous-traitants et enfin la masse des intérimaires, composée essentiellement de travailleurs clandestins.Cette BD reportage aborde sur un ton juste la problématique des ouvriers illégaux, sous-payés, insécurisés et dépourvus de droits. Elle dénonce l’avidité au gain de tous les acteurs du secteur du bâtiment et éclaire les injustices flagrantes.

chantier interdit au public,braud,jounin,casterman,sociorama,02 février 2016,documentaire

Pour illustrer cet inframonde, le dessin de Claire Braud, au trait caricatural, apporte un effet de réalisme documentaire et de dénonciation expressive teintée d’humour. Toutes les bonnes intentions des auteurs mises à part, le côté brouillon du graphisme ne m’a pas vraiment séduit.

 

http://img97.xooimage.com/files/f/e/c/a05-3e788c9.gif Dessin

a08-3e78906.gif Scénario

http://img96.xooimage.com/files/4/a/1/a07-3e78901.gif Moyenne

 

Le site internet des Editions Casterman : ICI

 

Skippy.

 

 

Les fondus du Beaujolais nouveau

fondus du vin.jpgfondus du vin beaujolais.jpgScénaristes :
Christophe Cazenove et Hervé Richez.

Dessinateur : Grégoire Berquin.
Editeur : Bamboo.
48 pages.
Sortie : 4 novembre 2015.
Genre : Humour.

 

Résumé :

Pour beaucoup, le beaujolais ne se déguste que nouveau et le troisième jeudi de novembre. Pour beaucoup, c’est le vin aux arômes de banane qu’on boit avec un saucisson posé sur un coin de table. Mais pour nos fondus, le beaujolais, c’est bien plus que ça ! Ce sont des crus d’exception qu’on découvre en remontant le cours de la Saône : Brouilly, Morgon, Saint-Amour… C’est un voyage. Un voyage autour d’un monde de saveurs qui fera tourner de son nom tous les moulins à vent de votre cœur.

Mon avis :

Les amateurs de vin n’auront pas de quoi bouder leur plaisir comme, d’ailleurs, je n’aurai pas eu de quoi bouder le mien avec la réédition du troisième volet de cette saga qui diffère de l’édition précédente en ce sens qu’un cahier spécial d’une dizaine de pages « Découverte du vignoble » et une entrée au « Hameau Du Bœuf » sont incluses ainsi qu’une légère modification de la couverture la rendant plus festive. Pour ma part, cette série a été une véritable découverte.

Elle me rappelle la BD Polish mais en mieux dessinée, dont l’épouse du personnage principal est quand même moins blasée (est moins dans le fait de subir une passion dévorante) et, certes, avec moins de jeux de mots mais un humour d’un niveau plutôt plus élevé. L’aspect ludique et instructif est aussi très présent, ce qui peut s’avérer utile surtout, par exemple, pour les futurs négociants en vin et/ou les débutants dans cette profession.

Et forcément, il n’y aurait aucun intérêt à ne pas parler de cette bande d’amis qui arborent les strips, avec des traits de caractère très distinctifs qui les rendent attachants. Ce qui constitue une des plus grandes réussites de cet album. Tout est là pour, d’abord, lancer l’appel à un autre regard sur une des plus grandes fiertés françaises : le monde vinicole. Ensuite, pousser le lecteur à s’intéresser aux autres tomes pour continuer de rire tout en s’instruisant d’avantage.

Merci aux scénaristes et au dessinateur pour ce très bon travail, pour cet hommage à plusieurs sortes de vins mais – dans ce cas-ci – au Beaujolais nouveau particulièrement tout en n’oubliant pas que l’abus d’alcool est dangereux pour la santé. Quoi qu’on en pense, qu’il soit gouleyant, âpre, capiteux ou madérisé, cet opus vaut la peine d’être dégusté.

 

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a09-3e78912.gifGénéral 

Mister Med.

 

Pire Ouvrier de France

pire ouvrier de france.jpgpire ouvrier de france_pl.jpgScénario : Besseron

Dessin : Frédéric Felder

Éditeur : Audie – Fluide Glacial

56 pages

date de sortie : janvier 2016

genre : humour

 

 

présentation de l’éditeur
Avec Pire Ouvrier de France, on s’attaque au saint des saints : La tradition Française. Chaque corps de métier est méticuleusement passé à la moulinette. Le souffleur de verre confectionne des pipes à crack, l’horloger prépare des bombes avec des coucous suisses, quant au Boucher sa viande provient uniquement du pare-chocs de sa 4L ! Il en ressort un beau mélange bien homogène de catastrophes, de quiproquos et de gags à n’en plus finir.

 

« c’est marrant parce que des fois, être fleuriste, c’est pas loin de sociologue. Si on prend le temps, si on observe attentivement, si on fait bien attention, bin on peut arriver à mieux comprendre notre société. »

 

Mon avis
A l’heure où le made in France devient tendance dans l’hexagone, il est absolument indispensable de mettre en avant les artisans qui œuvrent durement pour mettre en avant ce qu’on appelle la tradition artisanale française. L’amour du travail bien fait, du bon produit et du savoir faire, érigés face à l’industrie et aux grandes surfaces. Le consommateur, de plus en plus exigeant, est en quête de références, de garanties, de labels qualité, de normes. En résultent de nombreux prix, médailles et certificats récompensant les meilleurs produits et/ou les meilleurs artisans. C’est fou, d’ailleurs ce qu’on peut voir comme labels « meilleur produit dans sa catégorie ». C’est bien, c’est rassurant et les gens sont contents.

Sauf que…

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Olivier Besseron et Frédéric Felder ne sont pas du genre à se fondre dans un conformisme rébarbatif et se foutent pas mal de rassurer les gens en racontant de gentilles histoires sur le bel artisanat français. A l’opposé de la bienséance, ils s’échinent dans une succession de gags en deux pages à présenter une palette de métiers artisanaux de la manière la plus trash possible. Ainsi, du boucher au souffleur de verre, en passant par le maçon, le sculpteur, le prothésiste dentaire ou le fleuriste, et j’en passe, les auteurs nous font l’éloge de ses métiers à leur façon dans une apothéose de giclées liquides de toutes les couleurs.
Attention ! c’est vraiment trash, gore, scabreux, graveleux, scato. Les gags ne feront sûrement pas rire tout le monde, et ne sont pas à mettre entre n’importe quelles mains. Mais ceux qui ne craignent pas ce registre démesurément irrévérencieux et qui n’ont pas la nausée facile se payeront quelques bonnes tranches de rigolade.
Par ailleurs, ce qui donne un peu de consistance à cet humour spécial et du coup l’affine un tant soit peu, c’est le décalage entre les textes narratifs très consensuels et le visuel trash représenté dans un style clair et aéré. On est à l’opposé du style « dessin dégueu » de Vuillemin. Là, on est dans du « crade propre » avec un trait simple et des couleurs tout en aplats (sauf pour les giclées) qui rendent presque supportable l’insupportable.
Pire Ouvrier de France, c’est un gros pied de nez totalement déjanté et bien graveleux fait au made in France. Mais que les âmes sensibles se rassurent, tout cela n’est que pure fiction. La preuve : les personnages n’ont que 4 doigts …

Allez ! vous en reprendrez bien une petite tranche !

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Loubrun

 

Les chroniques courtes (87) : L’œil des dobermans T3, Neska du clan de lierre T1

L’œil des dobermans – Tome 3 – La grimace du vieux singe.
l'oeil des dobermans.jpgoeil dobermans.jpgDessinateur : Zanat Beb.
Scénariste : Patrick Cothias et Patrice Ordas.
Editeur : Grand Angle.
48 pages.

Sortie : 3 février 2016.
Genre : désastre.

Quand Hitler voulait prouver qu’il descendait des Dieux…
Il aurait bien fallu un souffle divin pour sauver cette série du naufrage. C’est à coups de pied au cul que j’ai péniblement relu les 2 tomes précédents. On retrouve dans ce tome 3, la même soupe de situations incongrues et de dialogues catastrophiques. Je me suis parfois demandé si l’ordre de pages était correct, c’est vous dire comment j’ai trouvé la construction complètement bancale.
C’est fou un sabordage pareil !
Un candidat tout désigné pour le Sambad 2016 !

a01-3e7889f.gifScénario 

a06-3e788fc.gifDessin 

a02-3e788b1.gifGlobal.

Samba.

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Neska du clan de lierre – Tome 1 – Le marché des coccinelles.
l'oeil des dobermans,zanat,cothias,ordas,grand anglel'oeil des dobermans,zanat,cothias,ordas,grand angleAuteure : Louise Joor.
Editeur : Delcourt
56 pages..
Sortie : 27 janvier 2016.
Genre : jeunesse.


Initiée par sa mère à la fonction d’« Appeleur », Neska se prépare à ce rôle qui consiste à attirer les escargots dont la survie du clan dépend. Alors qu’elles sont parties ensemble à la recherche de plantes rares, une ombre obstrue soudain le ciel.

l'oeil des dobermans,zanat,cothias,ordas,grand angle,Neska du clan de lierre,joor, delcourt,C’est tout confiant que je passe cette BD à  Gaelle pour me donner son avis sur ce titre. Un dessin vraiment sympa et charmant, une histoire écologique, des personnages originaux, des bonnes critiques. Vraiment tout ce qu’il faut pour intéresser une jeune fille de 10 ans.
Et patatras, sa tête en dit long lorsque je viens pour son débriefing. Elle n’a pas aimé (merdum !) mais pourquoi ? Elle a trouvé le langage assez difficile, ce qui explique peut être le décalage avec les autres critiques faites par des adultes. Trop d’information dans les bulles mais une belle fin selon elle.

Mais je trouve ça intéressant d’avoir son avis car cette BD est typée jeunesse … on se serait trompé de cible ?
Ah la jeunesse !

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Gaëlle et Samba.
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Capa L’étoile filante

capa1.jpgcapa2.jpgScénario et dessin : Florent Silloray
Editeur : Casterman
88 pages – cartonné
Sortie : 27 janvier 2016
Biographie

 

 

 

Présentation de l’éditeur :

1954, Robert Capa dresse le bilan d’une vie passée à couvrir les champs de bataille du monde entier. Loin de l’image de tête brûlée qui lui colle à la peau et qui a fait de lui une légende du photojournalisme, il se raconte sans fard et dévoile la blessure originelle qui a décidé de toute son existence…

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Biopic sans fard d’une légende de la photographie.

«Si la photo est ratée, c’est que tu étais trop loin!»

Le plus célèbre des reporters de guerre, auteur polémiqué de LA photo de la guerre d’Espagne, l’un des seuls photographes à avoir couvert le débarquement de Normandie, co-fondateur, avec Cartier-Bresson, de l’agence Magnum, nous est livré ici dans toute sa complexité. Un homme extrême, toujours sur le fil du rasoir, recherchant le danger et la mort, hanté toute sa vie durant par son unique amour (malgré de nombreuses maîtresses) disparu lors de la guerre d’Espagne.Il n’aura de cesse de braver tous les dangers pour la rejoindre dans une mort en première ligne.

capa,silloray,casterman,27 janvier 2016,biographie

 

Mon avis :

Privilégiant le côté intime de la vie du grand reporter de guerre Robert Capa mort à 40 ans, le scénario de Florent Silloray couvre les grands conflits du XXième siècle en adoptant un angle de vue intéressant. De la vie l’auteur polémique de LA photo la plus célèbre de la guerre d’Espagne, il tire un récit autobiographique, rédigé à la première personne, une vision romanesque qui met bien en évidence le caractère idéaliste mais tourmenté de ce personnage hors-normes. Des champs de bataille aux tables de poker, de la dépression teintée d’alcoolisme aux nuits passées dans les bras d’une star de Hollywood, des podiums des défilés de mode aux rizières minées de l’Indochine, des plages du débarquement en Normandie aux chambres noires de développement des pellicules photographiques, le lecteur est emporté dans les tourbillons d’une vie marquée par une vision révolutionnaire du statut du photojournalisme. Avec une rigueur de documentaliste poussée à l’extrême, dont 10.000 photos d’archives, Florent Silloray est arrivé à extraire l’essentiel de la vie tourmentée et polémique de Capa tout en réhabilitant le travail de sa compagne, Gerda. La première femme photographe tombée au front, broyée par un tank républicain espagnol.

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 Au niveau du graphisme et du dessin, si les cases fourmillent de détails historiquement exacts, leur réalisation révèle également un travail minutieux. Le sépia utilisé pour la majorité des planches n’est pas une couleur de fond, mais est obtenu par un travail direct sur un papier Kraft japonais, recyclé et pelucheux. Les cases sont ainsi réalisées une à une puis recollées sur les planches, elles sont cernées à la plume, rehaussées de passages à l’encre de Chine et de lavis à la peinture acrylique blanche. Les cases grises qui forment un récit enchâssé, celui du chapitre du débarquement en Normandie, ont été obtenues par adjonction de sel sur l’encre avant le séchage. Le rouge, utilisé avec parcimonie, vient souligner certains détails : la veste d’un serveur de café, le bandeau du magazine Life ou encore le sang sur l’appareil du photographe.

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A la lecture de cet album, fruit de 40 mois de travail, ce sont les mots, passion et émotion, qui viennent d’abord à l’esprit et qui résument le mieux la démarche de son auteur. 

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Cette chronique a été rédigée après une rencontre avec Florent Silloray, organisée par l’éditeur Casterman, à la Foire du Livre de Bruxelles, le vendredi 19 février 2016. Nous avons pu, Capitol et moi, parler de son travail avec Forent Silloray. Il nous a fait partager, lors de ce sympathique moment, sa vision rigoureuse et passionnée d’auteur de BD.

 

 Dessin

 Scénario

 Moyenne

 

Le site internet des Editions Casterman : ICI

 

Skippy.

 

 

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