Polish

Polish, James Morice, Paquet, 910, humour, Polish, James Morice, Paquet, 910, humour, Auteur : James Morice.

Editeur : Paquet.

Sortie : 8 juillet 2015.

48 pages.

Genre : Humour.

 

 

 

Résumé : 

Polish est un album sur les collectionneurs de vieilles voitures mais ce n’est pas une BD sur les mémoires d’un gigolo, pas du tout !… Vous faites fausse route ! C’est de passion automobile dont il s’agit ! Une sorte d’invitation dans l’univers d’une bande de nostalgiques qui redonnent, à grand renfort de sueur, de cœur et d’ humour, une deuxième jeunesse à leur petit bijoux. Et qu’ça brille !…

 

 

Mon avis :

 

On peut qualifier cet album de réussite ! Les férus de carrosserie se reconnaîtront à coup sûr dès la lecture de cette BD ainsi que les épouses et les enfants de ceux-ci, généralement (et malheureusement) mis de côté tellement cette passion peut-être dévorante. Ce qui laisse entrevoir un faux air de Confessions Intimes, l’émission qui cartonne (malgré elle) sur Tf1, lorsqu’elle traite de sujets comme le tuning, notamment. 

 

Pour continuer, James Morice nous offre, à travers ce one-shot, une série de planches riches en jeux de mots, en calembours accompagnés d’un zeste d’autodérision. Compte tenu du dessin, il n’est pas très subtile mais il n’empêche que, concernant les couleurs et les rondeurs, on est bien servi. 

 

Sinon, que dire de cet auteur qui gagne à être connu (ou au moins reconnu) d’autres que des fans de carrosserie ? Eh bien, pour commencer, James est né la veille de Noël en 1967 à Suresnes, en Hauts-de-Seine (Île-de-France). Sur le chemin de l’école, le passage devant la librairie du quartier est immanquable. On y trouvait la bande dessinée du moment ainsi que les célèbres miniatures automobiles, les Matchbox. Tout ça lui donne raison d’être assidu en classe et son amour pour le dessin se fait sentir. Un de ses plus gros passe-temps : recopier les personnages de Disney. Ensuite, il s’abonne au journal de Spirou et fait la découverte de Franquin qui, pour lui, dessine tout à merveille, y compris les voitures. Donc, quitte à copier, Adieu Mickey ! Adolescent, Jimmy met Gaston Lagaffe de côté pour faire place à d’autres centres d’intérêt comme, par exemple : les filles, les mobylettes, les magazines Chromes & Flammes et Nitro. Toutefois, ces choses n’empiètent pas trop sur son temps et lui permettent de poursuivre ses études afin de se diriger vers le Génie Civil qu’il finit par abandonner pour l’illustration en 1989. Un soir, le téléphone sonne alors qu’il bricole sur sa vieille Ford. Il s’agit de son copain Lesca, désireux de lui parler d’un certain Olivier Marin et de la Collection Calandre… 

 

Résultat : aujourd’hui, un ouvrage de qualité est disponible, incluant, d’une part, une série de gags autour des collectionneurs rénovateurs de véhicules anciens et, d’autre part, de nombreux modèles mythiques de l’industrie automobile aussi bien française qu’européenne. Bref, faites le plein, installez-vous, réglez votre siège, vos rétroviseurs, votre gps, attachez bien votre ceinture et mettez les gaz destination : humour! 

 

 

 

a09-3e78912.gifGénéral 

 

 

Polish, James Morice, Paquet, 910, humour,

 

Mister Med.

 

 

 

Tyler Cross T2 Angola

tyler-cross-tome-2-angola.jpgtyler cross t2.JPGDessinateur : Brüno

Scénariste : Nury.

Editeur : Dargaud

Sortie : 28 aout 2015.

Genre : thriller.

 

Résumé 

Avec la série Tyler Cross, Fabien Nury et Brüno signent une histoire pure et dure de gangster des années cinquante : une BD amorale et jubilatoire

La chance tourne. Ce qui devait être un coup sans risque, garanti sur facture, se transforme en descente aux enfers pour Tyler Cross. Un enfer qui porte le doux nom d’« Angola », la plus grande prison de haute sécurité des États-Unis, entourée de marécages et écrasée par le soleil torride de Louisiane. Cerise sur le gâteau : le clan Scarfo a mis un contrat sur sa tête, et les Siciliens sont nombreux parmi les détenus… Si Tyler sort un jour de cet enfer carcéral, ce ne sera pas pour bonne conduite.

 

« C’est toujours ça que ma femme n’aura pas »

 

Mon avis.

Le tome 1 avait été salué par la plupart des critiques et des lecteurs. Le monde de la BD attendait donc ce 2e opus avec impatience. Pour ceux qui ne le connaisse pas encore ( ouhhhhhhhhh) , Tyler Cross est un gangster des années 50, une sorte de Clint Eastwood sorti tout droit de Unforgiven à la morale froide et impitoyable. C’est donc confiant que je commence ma lecture. Je suis toujours un peu surpris par le trait si particulier de Brüno  et surtout la colorisation (Laurence Croix), un ciel et une mer jaune, il fallait l’oser . Mais ce que je retiens surtout de son graphisme, c’est son découpage très efficace, une certaine mélodie à la Ennio Morricone ressort de ses planches. On entend aussi les bruits des chaines, du Bayou, des tirs … C’est assurément du grand ART. Et que dire de la scène qui suit l’évasion, j’en suis resté scotché dans mon divan !

Après ma lecture, un seul mot me vient à l’esprit : JUBILATOIRE !

Bref, vous l’aurez compris, ce tome 2 est excellentissime et je tiens à signaler que je n’ai pas subi un coup de soleil pour l’affirmer haut et fort.

 

a09-3e78912.gifScénario 

a08-3e78906.gifDessin 

a09-3e78912.gif global.

 

Samba.

La-couverture-de-Tyler-Cross-2-devoilee_655x231.jpg

 

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Drones – tome 1 – le feu d’Hadès

drones,runberg,louis,daviet,le lombard,anticipation,fiction,guerre,drones,710,082015drones,runberg,louis,daviet,le lombard,anticipation,fiction,guerre,drones,710,082015Scénario : Sylvain Runberg

Dessin : Louis

Éditeur : Le Lombard

48 pages

date de sortie : 21 août 2015

genre : anticipation

 

 

 

Résumé (éditeur)

Deux femmes, deux ennemies. Louise Fernbach et Yun Shao. La militaire européenne contre la terroriste catholique chinoise. Et depuis que cette dernière a causé la mort de soldats du vieux continent, Louise veut sa peau. A tout prix. Louise ne connaît pas la pitié. Louise est pilote de drone. Pour elle, la guerre est un jeu vidéo auquel elle joue depuis son QG de Stockholm, tandis que Yun Shao affronte un robot. Bienvenue dans la guerre moderne…

 

« Et qu’avez-vous à répondre aux ONG qui dénoncent l’utilisation massive des drones de combat et leurs victimes civiles ? »

 

Sylvain Runberg est en passe de rejoindre les auteurs prolifiques et talentueux. Pas moins de 9 albums à son actif depuis janvier. Il continue ici d’explorer le registre SF après l’avoir brillamment abordé dans la série Orbital (6 tome parus) et plus récemment Warship Jolly Roger (2 tomes parus).

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Cette nouvelle série aux accents d’anticipation, nous plonge en pleine guerre entre une grande puissance high-tech et un groupe d’autonomistes radicaux usant de méthodes terroristes pour se faire entendre. Cela ne vous rappelle rien ? Bien sûr que si. Cela nous renvoie quasiment en pleine actualité ou du moins aux événements qui se sont déroulés au proche et moyen Orient ces dix dernières années. Sauf qu’ici nous sommes en 2037, que la superpuissance n’est pas américaine mais européenne et que les terroristes ne sont pas des islamistes, mais des catholiques chinois radicaux.

 

Si cette manière de transposer l’actualité brûlante dans une fiction d’anticipation semble assez originale, elle n’en reste pas moins un peu dérangeante lorsque l’on entend tous les jours les atrocités commises par l’organisation État Islamique notamment à l’encontre des Chrétiens d’Orient, ou des Yazidis. J’ai d’abord trouvé ça un peu gros de faire jouer le mauvais rôle à des Chrétiens alors qu’ils se font aujourd’hui massacrer en toute impunité par des criminels se réclamant de l’Islam.

 

Mais une fois passé ce petit malaise, je me suis vite aperçu que là n’était pas le sujet et que le récit de Sylvain Runberg n’avait rien de manichéen. Il n’y a ni bon ni mauvais rôle dans son histoire. Il y a deux groupes qui s’affrontent, dont les motivations et les méthodes semblent, dès ce premier tome de mise en place, sujettes à discussion et contestation. Du coup, on ne peut pour l’instant s’attacher à aucun des personnages. D’un côté les 3 pilotes Européens font la guerre à distance et deviennent complètement déconnectés du monde réel. La vision de la réalité à travers un écran et une machine les empêchent de percevoir cette réalité. La guerre n’est pour eux qu’une sorte de jeu vidéo grandeur nature et la relation fusionnelle qu’ils ont avec leurs drones les rendent à la fois pathétiques et exécrables.

De l’autre côté, Yun Shao la rebelle catholique terroriste – dont on ne sait pas pour l’instant si elle est vraiment une terroriste – en lutte dans son pays contre un parti politique autoritaire et corrompu. Sa cause semble juste, mais les moyens qu’elle emploi sont parfaitement contestables.

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Enfin, le vrai sujet, n’est-il pas tout simplement une critique de ces guerres hyper technologiques qui déshumanisent encore plus les soldats parce que la distance supprime la gravité de la guerre. L’usage des drones sert à éviter les pertes humaines mais déconnecte complètement les pilotes de la réalité, créant de nouveaux traumatismes pour ceux qui les téléguident. A la différence des pilotes d’avions classiques qui quittent la zone après avoir mener une opération, les pilotes de drones voient tout. Comme à la télé. Comme dans un jeu vidéo. C’est sûr, ils ne risquent pas de mourir d’un tir ennemi, mais il ne risquent pas non plus de sortir indemne de ces missions distantes et certaines cicatrices psychiques sont bien plus difficiles à refermer que des cicatrices physiques. Les américains le découvre depuis quelques années.

 

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Bref, la guerre, derrière un écran ou sur le terrain reste terrible et ce récit d’anticipation est affreusement crédible.

Le dessin de Louis est comme le scénario : il ne prend pas parti et ne tombe pas dans la facilité de la caricature du bon et du méchant, renforçant un peu plus l’absence d’empathie pour les protagonistes. Les planches sont dynamiques et le tout est rudement efficace autant dans les scènes d’action que dans les scènes plus posées.

 

Sylvain Runberg nous livre là une nouvelle série qui démarre fort, où la politique fiction se mêle au récit d’anticipation et donne au lecteur l’occasion de prendre du recul sur une actualité internationale très sombre.

Une BD où action, réflexion et psychologie devraient faire bon ménage.

 

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Loubrun

 

 

 

 

 

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Kamarades Tome 1. La fin des Romanov

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kamarades,la fin des romanov,benoit abtey,jean-baptiste dusseaux,mayalen goust,rue de sevres,fiction historiquekamarades,la fin des romanov,benoit abtey,jean-baptiste dusseaux,mayalen goust,rue de sevres,fiction historiqueScénario : Benoit Abtey, Jean-Baptiste Dusséaux
Dessin / couleurs: Mayalen Goust,
Dépot légal : 05/2015
Editeur : Rue de Sèvres
Planches : 58

 

En Février 1917, Petrograd alias Saint-Pétersbourg n’est pas encore Leningrad. Mais l’agitation révolutionnaire secoue la ville. Au milieu de ce maelström historique, Ania et Volodia sont amoureux. Mais tous les sépare. L’amour sera-t-il toujours la plus grande force de l’univers ?

 

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La révolution Russe est un creuset sans fond d’inspiration de fictions. Comme à chaque moment charnière de l’histoire de l’humanité tout est possible, de la vérité historique au fantasme de la destinée des figures emblématiques du moment. B Abtey et JB Dusséaux saisissent ce coup de chiffon (rouge) pour monter une fiction romanesque entre la fille du Tsar (rien de moins) et un simple soldat de l’armée russe. En dehors de cette intrigue éculée (la princesse énamourée d’un gueux), les héros croisent de hautes figures historique, notamment Lénine et Joseph Vissarionovitch Djougachvili, alias Staline. Cette juxtaposition de protagonistes est déroutante. Le lecteur, ne sait plus s’il est en présence d’une fiction romanesque ou d’un roman historique. Faut-il suivre les amoureux ? Notamment la princesse Romanov alimentant l’imaginaire collectif sur la destinée de la famille du Tsar. Ou faut-il suivre les faits historiques forts avec les nombreux soubresauts de cette période troublée ? Je n’ai pas la réponse… et cela laisse perplexe. Sans doute aurons-nous plus de précisions dans la suite de la série, prévue en trois tomes.

 

kamarades,la fin des romanov,benoit abtey,jean-baptiste dusseaux,mayalen goust,rue de sevres,fiction historique

L’incertitude est renforcée par un travail du dessin tout à fait particulier. Malayen Goust, dont c’est la première incursion dans le monde de la BD, nous gratifie d’un dessin épuré. Il pourrait même être qualifié de diaphane. Le trait est léger avec des aplats de couleurs presque transparents. Cela contraste grandement avec la période historique choisie …

 

kamarades,la fin des romanov,benoit abtey,jean-baptiste dusseaux,mayalen goust,rue de sevres,fiction historique

Entre amour, drames et manigances politiques, ce trio d’auteurs peine difficilement à prendre contact avec le lecteur. C’est toute la difficulté de choisir une époque forte en sensations et riche en enseignement. Camper une histoire d’amour dans ce décor est une gageure. Pas sûr que cela soit du gout de la majorité. Attendons la suite pour se donner une vision d’ensemble et un avis …

Scénario a04-3e788e4.gif
Dessin a05-3e788c9.gif
Global  a05-3e788c9.gif

 Tigrevolant

Les Chroniques Courtes (77): les coloc’ T2

Couv_251221.jpgPlancheA_251221.jpgTome 2 : No problemo

Auteure : Aimée de Jongh

Editeur : Kramiek

Date de sortie : 27 mai 2015

48 pages

 

Où l’on retrouve les tracas de la vie quotidienne d’Aimée et Stef, colocataires pour le meilleur et pour le pire.

 

Passé la première impression de vide entre les cases, j’ai lu cet album avec moins de réticence que la première fois.

Absurde, bizarre, embarrassantes les anecdotes encore un peu inaccessibles à l’humour français laissent une large place aux trentenaires célibataires dépourvu d’enfant, ayant maille à partir avec ceux des autres !!!

Les strips sur les pets ont encore infesté l’album, c’est assez « stade anal  » somme toute, et on y passe tous un jour ou l’autre.

ma note :

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Sophie

LE REDEMPTEUR – Tome 1: L’homme qui entendait les prières des enfants morts.

Le Redempteur, Desberg, Lalor, Thorn, tome 1, Dargaud, 09/10, aventure, Polar, Thriller, 05/2015.Le Redempteur, Desberg, Lalor, Thorn, tome 1, Dargaud, 09/10, aventure, Polar, Thriller, 05/2015.Dessin : Miguel Lalor – Scénario: Stephen Desberg.

Couleurs : Thorn.

Sortie: 22/05/2015 – Editions Dargaud

48 pages – Cartonné

Aventure, Polar, Thriller

 

 

Résumé (de l’éditeur) : Jean Ravelle, un Français installé au Brésil, a fait fortune dans les affaires. Plutôt que profiter d’une existence aisée et insouciante, il mène une double vie. Son obsession : combattre tous ceux qui s’en prennent aux enfants et qui les exploitent. Devenu une sorte de justicier milliardaire, il n’hésite pas à employer lui-même des méthodes radicales. Son passé explique d’ailleurs ses actes : hanté par des souvenirs, Jean Ravelle est celui qui « entend les prières des enfants morts ».

 

Le Redempteur, Desberg, Lalor, Thorn, tome 1, Dargaud, 09/10, aventure, Polar, Thriller, 05/2015.

 

 

«Je suis un homme en colère. Je suis celui qui entend les prières des enfants morts… ».

 

 

Mon avis : Il s’agit d’une nouvelle série « Polar noir » du scénariste Stephen Desberg (I.R.$…) et du dessinateur Miguel Lalor (Le Dernier Templier, …). Ces auteurs sont connus et reconnus. Et ce genre de travail ne devrait pas beaucoup les déstabiliser !

Le Redempteur, Desberg, Lalor, Thorn, tome 1, Dargaud, 09/10, aventure, Polar, Thriller, 05/2015.

Quand on lit ce premier épisode, on pense directement à Largo Winch de Van Hamme et Francq. Le même milliardaire qui n’a pas fait grand-chose pour être parmi les plus riches du globe. Pétris de bons sentiments pour les défavorisés, ils font tout pour aider ceux qui ont le moins de chance. Le Rédempteur démarre au Brésil où Jean Ravelle a beaucoup de travail pour justifier son statut de gentil homme. Bien évidemment, il faut prendre le récit au second degré et ne pas soupeser tous les détails. Est-ce correct ? Est-ce que cela tient bien la route ?

Le Redempteur, Desberg, Lalor, Thorn, tome 1, Dargaud, 09/10, aventure, Polar, Thriller, 05/2015.

 

Une autre question : « Dargaud veut-il mettre en danger Dupuis alors qu’ils appartiennent aux mêmes actionnaires principaux ? » C’est aussi une très bonne question. Alors qu’il y a surproduction de bandes dessinées francophones, est-il de bon aloi de se lancer dans ce genre de projet destructeur pour une autre branche de la société d’édition ? Les éditeurs sont-ils tous des grands gamins pas très futés ?

Je crois que la locomotive est sur les rails. Voici l’analyse de l’album…

Le Redempteur, Desberg, Lalor, Thorn, tome 1, Dargaud, 09/10, aventure, Polar, Thriller, 05/2015.

Le dessin de Miguel Lalor est du niveau de ce genre de série qui allie l’argent aux bons sentiments. Ce dessin est excellent, précis et bien maîtrisé. En plus, les couleurs de Thorn donnent une touche supplémentaire certaine à cet album. La construction des planches est classique mais laisse au dessinateur la possibilité de varier ses angles et ses cadrages. On parle de techniques de vente, de la gestion d’un groupe mondial, mais il y a aussi beaucoup de scènes d’action, pour la plupart dans les rues de Rio. Mais quand on est milliardaire, on ne regarde pas sur un vol en jet privé pour se rendre en Europe…

Le Redempteur, Desberg, Lalor, Thorn, tome 1, Dargaud, 09/10, aventure, Polar, Thriller, 05/2015.

Au niveau du scénario, il ne faut pas trop se tracasser. Notre ami Stephen Desberg est un des meilleurs scénaristes actuels. Il lui suffit de dresser le tableau, le pays où se déroule l’action, les personnages qui y gravitent, les intérêts en jeu. Il n’aura pas manqué d’analyser les séries concurrentes et d’en tirer les lignes de conduites principales pour se lancer dans cette nouvelle série. Pour lui, le premier album n’est en général pas un gros problème. C’est sur la longueur du travail que parfois il s’endort ou perd le fil conducteur de l’histoire. Espérons qu’il tienne le bon bout…

Le Redempteur, Desberg, Lalor, Thorn, tome 1, Dargaud, 09/10, aventure, Polar, Thriller, 05/2015.

Pour clôturer cette chronique, je vous dirai que cet album m’a plu et se lit facilement. C’est rythmé et les tableaux sont magnifiques. Reste à voir si le duo va tenir la distance. Cela reste à constater tout au long de la série. Dargaud a besoin de vendre et je parie que la maison d’édition mise gros sur cette nouvelle série qui ne manque pas de qualités !

 

Dessin :             9,0/10

Scénario :          9,0/10

Moyenne :         9,0/10

 

 

Liens vers la fiche technique de l’album  chez Dargaud : ICI.

 

 

Capitol.

 

Le Redempteur, Desberg, Lalor, Thorn, tome 1, Dargaud, 09/10, aventure, Polar, Thriller, 05/2015.

 

 

 

 

Letter 44 – tome 1 – vitesse de libération

letter 44,soule,albuquerque,glénat comics,science-fiction,trhiller,politique,anticipation,710,082015letter 44,soule,albuquerque,glénat comics,science-fiction,trhiller,politique,anticipation,710,082015Scénario : Charles Soule

Dessin : Alberto J. Albuquerque

Editeur : Glénat Comics

150 pages

date de sortie : juin 2015

genre : science-fiction, anticipation

 

 

 

Résumé (éditeur)

Dure journée pour Stephen Blades, le 44e président des États-Unis. Au premier jour de son investiture son prédécesseur, Francis T. Carroll, lui laisse un courrier qui va changer non seulement son propre destin, mais très probablement la face du monde. Depuis 7 ans, la Nasa a détecté une construction extraterrestre sur la ceinture d’astéroïdes entre Mars et Jupiter. Mais la rencontre du troisième type n’a pas encore eu lieu. Dans l’expectative de devoir combattre une invasion d’outre-espace et de pouvoir défendre l’humanité, Carroll a envoyé les troupes américaines sur tous les fronts, inlassablement, ce qui l’a rendu pour le moins impopulaire. Avait-il finalement raison de préparer la nation au désastre imminent ? Et quel sera le rôle de l’équipage du Clarke, le vaisseau d’observation envoyé vers l’« ennemi » voici trois ans déjà ?

 

 » le plus grand secret d’État de l’histoire tient dans une enveloppe »

Si ma dernière lecture SF de chez Glénat Comics m’avait quelque peu échaudé, je me félicite d’avoir persisté dans le genre et d’avoir accepté ce service presse. Letter 44 est un pur récit d’action et d’aventure dans lequel se mêlent habilement intrigues politiques et thriller d’anticipation. Charles Soule (Swamp thing) prend son temps pour poser son univers, et mettre en place tous les personnages à tel point que pour l’instant personne – à par le Président des États-Unis – ne se détache vraiment du lot pour figurer comme personnage principal.

Mais l’attention du lecteur est attirée avec une narration faite d’allers retours équilibrés entre intrigues politiques et aventure spatiale. Les deux facettes du récit son passionnantes à suivre et c’est là la vraie force de ce récit.

En complète immersion dans les coulisses du pouvoir ou dans les coursives du vaisseau spatial, le lecteur participe tantôt à l’angoisse du nouveau Président qui veut tout mettre en œuvre pour aider l’équipage du Clarke à accomplir sa mission, tantôt à la vie pesante en huis clos d’un équipage qui ne sait pas vraiment vers quoi il va.

Comme dans les séries TV américaines, les rebondissements de fin de chapitres sont d’une efficacité redoutable et font à chaque fois avancer un peu plus l’intrigue. Bref, on devient vite accroc !

 

Les dessins sont assurés par l’Espagnol Alberto Jiménez Albuquerque – connu aussi sous le pseudo de AJA ( les fugitifs de l’ombre, Elle, dieu des cendres)– qui nous livre ici des planches dans le pur style comics US : un découpage dynamique ajoutant du rythme à un récit très bavard, des gros plans et des décors fouillés.

 

Ce premier tome démarre vraiment bien et me donne envie de poursuivre l’aventure.

 

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Loubrun

 

Le site de Charles Soule :  https://charlessoule.wordpress.com/

Le site de Albuquerque : http://ajaalbertojimenezalburquerque.blogspot.fr/

 

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Golden dogs T4 : Quatre.

Couv_235626.jpgPlancheA_235626.jpgAuteur :Griffo et Desberg.

Editeur : Le lombard.

Sortie : 23 janvier 2015.

Genre : Thriller historique.

 

Ils étaient quatre, deux filles et deux garçons. Voleurs, escrocs, faussaires, ils unirent leurs talents pour devenir ensemble les plus célèbres voleurs de Londres.

« Tu es une pute Fanny, tu ne seras jamais autre chose …. »

Nous voilà au bout du chemin, on espérait avoir un final de toute beauté, un dernier coup marquant les esprits mais c’est surtout un pétard mouillé qu’on a eu à la place.  On sent déjà que Griffo avait envie d’en terminer au plus vite avec cette série.  Je me suis d’ailleurs  posé la question si le dessinateur belge croyait encore à cette série ?  Il a du constater comme quasiment tout le monde le manque d’épaisseur des personnages, tout s’ enchaîne avec une facilité déconcertante. Ce manque de profondeur n’aide pas à réellement comprendre les motivations des golden dogs .En plus, on termine sur une fin ouverte à un 2e cycle. Bref, on espérait des vraies réponses et pas cette fin tronquées  et creuse de sens.

Un peu à l’instar d’un Corbeyran, Desberg nous réalise des scénarios convenus et sans âme mais vu sa maîtrise et son expérience, il reste une référence pour pas mal de lecteur.

 

a04-3e788e4.gifScénario 

a07-3e78901.gifDessin 

a05-3e788c9.gif Global.

golden dogs.JPG

Samba.

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Amère Russie – tome 2 – Les colombes de Grozny

amère russie,ducoudray,anlor,bamboo,grand angle,guerre,tchétchénie,russie,femmesamère russie,ducoudray,anlor,bamboo,grand angle,guerre,tchétchénie,russie,femmesScénario : Aurélien Ducoudray

Dessin : Anlor

Éditeur : Bamboo

48 pages

date de sortie : mai 2015

genre : guerre

 

 

 

Résumé (éditeur)

Pour retrouver son fils, un militaire russe détenu en Tchétchénie, Ekaterina a bravé tous les dangers. Jusqu’à rencontrer Bassaiev, le redoutable chef tchétchène, qui lui présente un prisonnier… qui n’est pas celui qu’elle recherche éperdument. Retranchée dans une Grozny assiégée, déçue par l’attitude des belligérants des deux camps, Ekaterina semble plus seule que jamais. Mais une porte de sortie se trouve peut-être au milieu des immeubles en ruines.

 

 » y’m’font chier ces wahhabites, jamais contents de rien ! Est-ce que je leur demande si Allah préfère les AK 47 ou les Famas ? « 

 

La pauvre Ekaterina s’est faite dupée par Bassaiev ! Le chef tchétchène lui a servi un beau baratin pour l’attirer dans ses filets et avoir une monnaie d’échange avec les Russes. Cette stratégie s’avèrera inutile puisque les Russes ne font pas d’échange. La « mère courage » devient alors vite encombrante et est envoyée à Grozny, dans « l’immeuble des aveugles ». Un immeuble en ruine dans le quel survivent d’anciens combattants abrutis par des années de guerre, et des gamins qui n’ont que le jeu vidéo Bomberman à l’esprit. Trop jeunes pour faire la vraie guerre, ils la vivent par procuration sur leur console de jeu. Tout ce petit monde vit comme si de rien n’était dans cet immeuble détruit, dans une ville bombardée quotidiennement. Chacun s’accroche à ce qu’il peut pour continuer à vivre et tenter d’oublier le drame duquel il sont malgré eux acteurs. Bref, la vie continue et s’organise au milieu des bombardements, des snipers et des convois humanitaires de l’ONU saccagés par les mercenaires payés par les Russes.

amère russie,ducoudray,anlor,bamboo,grand angle,guerre,tchétchénie,russie,femmes

Ekaterina ne perd jamais espoir et est plus que jamais déterminée à ramener son fils Volodia. Sa planche de salut, c’est ce jeune soldat russe aveugle, qui porte le même nom que son fils.

 

Aurélien Ducoudray et Anlor, terminent avec brio cette fiction réaliste (voir le tome 1). La guerre est évoquée ici avec une touche d’humour et de sensibilité mettant en exergue son absurdité et sa violence omniprésente. Les auteurs ne prennent pas partie. Ils montrent la violence qui devient presque la règle de vie des soldats et miliciens de tous bords, comme si la guerre rongeait inéluctablement leur part d’humanité. Petit être fragile animé d’une foi inébranlable et d’une force de caractère certaine, Ekaterina et son petit chien Mylyi incarnent l’humanité et l’espoir au milieu d’un tas de ruines.

Le dessin semi réaliste d’Anlor est parfait et flirte sans cesse entre légèreté et dureté. Les scènes sont vivantes et très animées grâce aussi à des dialogues simples, percutants et d’une efficacité redoutable, que l’on finit par entendre.

 

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Je rajoute un point de bonus pour la couverture que je trouve très réussie. Non seulement elle est belle, mais elle résume parfaitement tout ce que l’on trouve dans ce diptyque : la violence, la sensibilité, la fragilité, l’innocence, la fatalité, la détermination et l’espoir.

 

 

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Loubrun

 

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L’ARABE DU FUTUR – Tome 2: Une jeunesse au Moyen-Orient (1984 – 1985).

L'arabe du futur, Riad Sattouf, Allary, 8.5/10, Syrie, Jeunesse, école, 06/2015L'arabe du futur, Riad Sattouf, Allary, 8.5/10, Syrie, Jeunesse, école, 06/2015Dessin & scénario: Riad Sattouf

Sortie: 11/06/2015

Editions Allary

160 pages – Broché

Syrie, jeunesse, école.

 

 

 

Résumé (de l’éditeur) : Né d’un père syrien et d’une mère bretonne, Riad Sattouf raconte dans L’Arabe du futur sa jeunesse au Moyen-Orient. Dans le premier tome (1978-1984) le petit Riad était balloté entre la Libye, la Bretagne et la Syrie.

Dans ce second tome, qui couvre la première année d’école en Syrie (1984-1985), il apprend à lire et écrire l’arabe, découvre la famille de son père et, malgré ses cheveux blonds et deux semaines de vacances en France avec sa mère, fait tout pour devenir un vrai petit syrien et plaire à son père. La vie paysanne et la rudesse de l’école à Ter Maaleh, les courses au marché noir à Homs, les dîners chez le cousin général mégalomane proche du régime, les balades assoiffées dans la cité antique de Palmyre : ce tome 2 nous plonge dans le quotidien hallucinant de la famille Sattouf sous la dictature d’Hafez Al-Assad.

 

L'arabe du futur, Riad Sattouf, Allary, 8.5/10, Syrie, Jeunesse, école, 06/2015

 

«Ce livre raconte l’histoire vraie d’un écolier blond dans la Syrie d’Hafez Al-Assad. ».

 

 

Mon avis : Je ne vais pas reprendre de A jusqu’à Z la chronique que j’avais faite pour le tome 1, sorti il y a un an. Ce premier tome s’est vendu au moment de la sortie du tome 2 à plus de 600.000 exemplaires ! Un vrai phénomène de l’édition et en plus chez un éditeur qui n’est pas spécialisé en bande dessinée ! Je vous renvoie vers ce premier tome via le lien placé en fin de la présente chronique.600.000 exemplaires par les temps qui courent, c’est exceptionnel, rarement vu ces dernières années. Les gens lisent de moins en moins mais le talent de Riad Sattouf, via son dessin et sa façon de se raconter, a emporté les derniers points de résistance.

L'arabe du futur, Riad Sattouf, Allary, 8.5/10, Syrie, Jeunesse, école, 06/2015

Il suffit de voir la vie de Riad Sattouf pour comprendre. Né de mère bretonne et de père syrien, le voilà tout petit en Syrie avec son papa et sa maman. Il va aller à l’école pour apprendre l’arabe, apprendre à lire et à compter. Lui, le petit franco-syrien aux cheveux blonds. Tout le monde à l’école le prend pour un étranger, un type spécial voire suspect à un tel point que certains le traitent de juif, une grosse injure dans ce pays atypique, ce qu’il n’est pas !

L'arabe du futur, Riad Sattouf, Allary, 8.5/10, Syrie, Jeunesse, école, 06/2015

Riad Sattouf continue sur sa lancée au niveau graphique. C’est dans la parfaite continuité du premier tome. Pourquoi changer quand on voit le nombre d’albums vendus en librairie pour le premier tome ? Au niveau du scénario, l’histoire est tellement hors du commun, et vraie en plus, que l’auteur ne doit probablement pas trop se creuser les méninges pour avancer dans son récit. Pour couronner le tout, c’est bien raconté, fluide, drôle, hors des sentiers battus.

L'arabe du futur, Riad Sattouf, Allary, 8.5/10, Syrie, Jeunesse, école, 06/2015

J’attendais ce deuxième tome avec impatience et je n’ai nullement été déçu. Le tome 2 est au niveau du premier et j’ai retrouvé le même plaisir de lecture. A peine ai-je fermé cet album, que j’attends avec impatience le suivant…Cet album fera probablement partie du top 10 de l’année 2015. A noter pour la petite histoire que Riad Sattouf n’a plus de cheveux blonds… Et oui, toutes les bonnes choses se perdent. C’est un chroniqueur aux cheveux châtains qui vous le dit !

L'arabe du futur, Riad Sattouf, Allary, 8.5/10, Syrie, Jeunesse, école, 06/2015

 

a08-3e78906.gifDessin

 

a09-3e78912.gifScénario

 

a09-3e78912.gifMoyenne

 

 

Liens vers la fiche technique de l’album  tome 2 chez Allary : ICI.

Lien vers la chronique du tome 1 sur samba BD : ICI.

 

 

Capitol.

 

L'arabe du futur, Riad Sattouf, Allary, 8.5/10, Syrie, Jeunesse, école, 06/2015

 

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