Les beaux étés T1 :cap au sud.

Couv_253233.jpgPlancheA_253233.jpgDessinateur : Jordi Lefebre.

Scénariste : Zidrou.

Editeur : Dargaud.

Sortie : 4 septembre 2015.

Genre : tranche de vie.

 

Août 1973. 

Zidrou et Lafebre nous font une place dans la 4L rouge Esterel de la famille Faldérault : entre les parents et les 4 enfants, nous voici en route vers le Midi pour de « beaux étés » ! Chaque année, les mêmes rituels : Pierre, le père, rend ses planches de B.D. en retard, les chansons de vacances, l’étape pique-nique… Un mois pour oublier le quotidien, le couple qui bat de l’aile, Tante Lili malade. Des souvenirs à engranger qui font que la vie est plus belle, des moments précieux pour se rappeler l’essentiel. Cap au sud !

 

« Qu’est ce qui se passe ? Rien. Des belges. »

 

Mon avis.

Voilà bien un album qui sent bon la nostalgie pour peu que vous ayez au moins 40 ans. Ah les vacances d’antan, le temps des douanes, de la 4L surchargée, des routes nationales car les autoroutes c’est moins « fun », les parties de 1000 bornes. Et comme tout bon belge qui veut quitter sa grisaille habituelle, direction le sud. Et qui de mieux pour nous raconter cette tranche de vie que le scénariste belge Zidrou , le spécialiste des histoires simples remplies d’émotions. Pour le dessin, il a fait appel à son complice de Lydie et de la Mondaine, le dessinateur espagnol Jordi Lafebre . Un dessin expressif qui filme ses acteurs de près, c’est l’émotion qui prime.

Mais attention aux apparences, sous le verni se cache les fractures de la vie.

Une histoire simple sans prétention prévue en 4 tomes. Comme on s’est vite attaché aux personnages, c’est avec plaisir qu’on retrouvera cette famille qui sent le « vécu ».

 

a07-3e78901.gifScénario

a07-3e78901.gifDessin 

 a07-3e78901.gifGlobal.

 

Samba.

B-hxLm1IYAAKRl9.jpg

 

Inscrivez-vous à la newsletter.

 

Ekhö Monde Miroir T4 :Barcelona

Couv_254048.jpgPlancheA_254048.jpgDessinateur : Alessandro Barbucci.

Scénariste : Christophe Arleston.

Editeur : Soleil.

Sortie : 2 septembre 2015.

Genre : Humour de 48 pages.

 

Le résumé.

Grace, en tournée à Barcelone, est accusée du vol d’une œuvre d’art assez particulière, création unique du grand maître Salvador (Dali, bien sûr). Fourmille et Yuri, qui ont emmené dans leurs bagages Sigisbert, ligoté et bâillonné, pour lui faire avouer le secret des Préshauns, la rejoignent et enquêtent pour l’innocenter. Mais alors que l’esprit d’un chat occupe parfois celui de Fourmille, la ville est inquiète des nombreuses disparitions de jeunes filles…

 

 

« Je ne peux pas être logique, je suis banquier »

 

Mon avis.

 

Sismiquement, la chronique de cet album sera faite par Jaxom .Ici, comme pourrrrr les 4 premiers albums, je vais vous parrrrrler de la version éditée à 1500 exemplaires en noirrrr et blanc accompagnée d’un cahier grrrrraphique. On peut clairement noter une continuité fondamentale de la matièrrrrre sombrrrre dans cet album pour compléter votre collection.  Faudra-il encore avoirrrrrr une bibliothèque pouvant faire rentrrrrer cette œuvre d’art monumentale.

Mais quand on aime Salvatore Barbucci , on aime faire aveu de faillite pour se procurer ce grand album masturbatoirrrrrre . Mais je dois avouer que la rose méditative de la couleur apporte un plus également .Alors que choisir ? Mais la version molle pardi !

La quintessence exponentielle de l’humour est toujours assurée par le scénariste de Lanfeust qui pour ce tome aime « ronronner ». Un monde attrayant  avec des personnages sympathiques aux dessins esthétiques et coquins font le succès de cette série.

Et vive la catalogne libre !

a06-3e788fc.gifScénario 

a08-3e78906.gifDessin 

a07-3e78901.gif global.

Verso_254048.jpg

Samba.

Inscrivez-vous à la newsletter.

 

Pathfinder Tome 1. La Montée des Eaux Troubles

pathfinder,la montée des eaux troubles,glénat,comics,jim zub,andrew huerta,heroic fantasypathfinder,la montée des eaux troubles,glénat,comics,jim zub,andrew huerta,heroic fantasyScénario : Jim Zub
Dessin : Andrew Huerta
Couleurs : Ross Campbell,
Dépôt légal : 06/2015
Editeur : Glénat
Planches : 62 

Dans le monde de Golarion, le danger, l’aventure et l’amitié sont toujours au rendez-vous. Le groupe d’aventuriers composé du guerrier Valeros, de la sorciere Seani, la voleuse Merisiel, le sage Ezran, le nain Harsk et la prêtresse Kyra sont engagés par le conseil municipal de Sandpoint pour palier à la menace des gobelins de plus en plus audacieux. Voilà une quête qui s’annonce ….tranchée !

 

pathfinder,la montée des eaux troubles,glénat,comics,jim zub,andrew huerta,heroic fantasy

 

Ping, paf, sproch, boum ! Voilà une production d’héroïc-fantaisy qui ne détonnera pas dans l’imaginaire et le monde infini des amateurs de jeux de rôle. C’est du grand classique : un employeur, des êtres surnaturels forcement stupides, affreux et méchants, et enfin un groupe d’aventurier prêt à trancher dans le vif (c’est le moins que l’on puisse dire). Tous les codes du « Donjons et Dragons » (D&D) sont respectés jusqu’aux caractères des personnages : nain taiseux, le guerrier puissant (voir invincible)…mais tous sont unis par l’amitié et les bons mots. A tel point qu’il n’y a pas vraiment de surprise. Le scénario est convenu et ne présente pas beaucoup d’intérêt. Il faut savoir que « Pathfinder est l’adaptation en bande dessinée du jeu de rôle éponyme et best-seller de Paizo, lauréat de nombreux prix et véritable référence en la matière (la version française de Black Book est numéro 1 des ventes de JdR en France) ». Un supplément de 9 pages agrémente l’ouvrage. Il décline l’univers pour de nouvelles parties de jeux de rôle. Mais il n’éclaire en rien le scénario précédent et sera franchement indigeste pour les non-initiés aux D&D.

 

pathfinder,la montée des eaux troubles,glénat,comics,jim zub,andrew huerta,heroic fantasy

 

Les dessins d’Andrew Huerta permettent de renouer avec le 9ème art. Les traits sont vifs voire bruts. La sensation de crayonné est très présente. Il remplit bien son contrat donnant à l’ensemble du punch et nous gratifie de nombreux détails sur ces personnages. La plastique des héroïnes est impeccable et les scènes d’actions à l’avenant. Le lecteur appréciera les rendus de mouvements. Par contre, l’utilisation de cases figés répétitives (copier-coller) pour un rendu comique est franchement inacceptable au regard du travail de l’ouvrage. Autre surprise, le format franco-belge et non pas comics. Cela brouille (un peu) les pistes mais cela permet d’apprécier le trait du dessinateur en grand.

 

pathfinder,la montée des eaux troubles,glénat,comics,jim zub,andrew huerta,heroic fantasy

 

Vous êtes fan de D&D ? Vous êtes un joueur invétéré de jeux de rôle ? Cet album est fait pour vous. Les autres passez votre chemin.

NB : Pathfinder est  aussi une voiture (Nissan) et un film d’action sorti 2013 (très, très hollywoodien)

Scénario a04-3e788e4.gif
Dessin a05-3e788c9.gif
Total a04-3e788e4.gif

Tigrevolant

R.U.S.T. 01. Black List

Couv_251277.jpgPlancheA_251277.jpg

Scénariste : BLENGINO Luca

Coloriste : NESSKAIN

Illustrateur : NESSKAIN

Collection Delcourt : NEOPOLIS

Date de parution : 26/08/2015

 

 

 

Résumé

An 2100. Lorsque le dernier pilote compatible avec un Robot Unit est tué en combat, le Conseil des Douze Métropoles doit faire un choix. Succomber aux S-Cats, ces créatures mi-organiques, mi-mécaniques, qui ont balayé l’humanité il y a 25 ans et obligé les survivants à se réfugier sous terre. Ou bien faire appel à la Black List et confier les plus puissantes machines dévastatrices jamais construites à de dangereux psychopathes.

« il reste la black list . »

Mon avis.

Parfois je me demande si les scénaristes ne fument pas du cannabis pour concocter des histoires pareilles. La seule solution pour combattre les S-cats (les quoi ? Ils viennent d’où ces machins ?) : les RU (unité robot) commandé par des meurtriers ou des psychopathes très dangereux, les autres humains  qui pouvaient les piloter sont tous morts  (tiens comme c’est pratique). Ok, on est dans l’esprit comics  et les limites du possible et de la vraisemblance sont souvent balayées d’un revers de la main. L’essentiel, c’est le divertissement et la castagne et là, l’objectif est assurément atteint car l’accroche très cinéma de ce 1e tome est percutante. En parlant de cinéma, ce récit fait pas mal penser à la guerre des mondes VS les 12 salopards.

On retrouve aussi pas mal d’ecstasy dans le graphisme. Les fameux S-cats ressemblent souvent à une œuvre psychédélique, c’est original mais pour suivre les scènes de combats, je vous conseille une bonne dose de LSD. Sinon, le trait de Nesskain est assez dépouillé et met l’accent sur les personnages qui performent bien leur rôle.

On a aussi une belle dose de cocaïne dans la colorisation. C’est presque une marque de fabrique ces couleurs « fantaisistes » pour les comics. 

Qu’en penser au final ?  Difficile à dire, le potentiel est là mais les auteurs arriveront-ils à le sublimer dans les 2 prochains albums. Il s’agira en premier lieu de travailler sur la psychologie des personnages qui pour le moment sont trop primaires vu leur comportement ou leur caractère. On attend de la subtilité et des surprises, un peu comme la dernière page qui nous incite à continuer l’histoire.

 

a05-3e788c9.gifScénario 

a07-3e78901.gifDessin 

a06-3e788fc.gif Global.

Samba

rust.JPG

 

Inscrivez-vous à la newsletter.

 

Orphelins T01 : Petits soldats.

Couv_251224.jpgPlancheA_251224.jpgDessinateurs: Mammucari et Bignamini.

Scénariste : Recchioni

Editeur : Glénat Comics.

Sortie : 26 aout 2015

Genre : Science-fiction de 192 pages.

 

Le résumé.

La Terre a été presque entièrement ravagée par une attaque extra-terrestre. Pour contre-attaquer, le gouvernement militaire formé par les survivants décide de mettre en place un programme d’enfants-soldats surentrainés. Parmi eux, 5 adolescents aux dons exceptionnels vont se démarquer : ils forment l’unité des Orphelins. Ensemble, après de nombreuses épreuves, ils vont découvrir l’infâme vérité qui se cache derrière cette catastrophe. Cette amitié indéfectible qui fait leur force en subira les conséquences…

 

« On ne fait pas de l’art, on fait des cadavres ! »

 

Mon avis.

Garde à vous !

On retrouve aux commandes du vaisseau amiral, des auteurs italiens. 

 Roberto Recchioni s’occupe des communications .A son actif, Dark Side,John Doe ,Detective Dante  et David Murphy , un soldat d’expérience.

 Emiliano Mammucari et Alessendro Bignamini sont  préposés à la logistique .Chacun s’occupant  d’une partie du ravitaillement. Un dessin réaliste de bonne facture, on ressent bien l’école italienne dans leur façon des dessiner les personnages .Un petit bémol pour le rendu des mouvements qui peut paraître parfois très statique.

Le plan de marche  indique clairement les références de cet ouvrage, une grande saga de science-fiction mélangeant Hunger Games et Starship troopers. Bref, on ne fait pas dans la dentelle, on est dans «  on fonce dans le tas, on réfléchit ensuite ».Ne cherchez pas trop la crédibilité de l’affaire, la logique est militaire, on n’a pas le temps de psychoter.  

On est heureux que dans l’action et tout ce que vous devez savoir c’est que des moutons dirigés par un lion sont plus redoutables que des lions dirigés pas un âne.

 

C’est une saga prévue en 6 tomes dont le rythme de combat  est prévu tous les 3 mois .

 

Pooo ! Milicien lecteur.

 

 

a05-3e788c9.gifScénario 

a07-3e78901.gifDessin 

a06-3e788fc.gif global.

 

Samba.

orphelins.JPG

 

Inscrivez-vous à la newsletter.

 

Stern – tome 1 – le croque-mort, le clochard et l’assassin

stern,le croque-mort le clochard et l'assassin,maffre,dargaud,western,enquête,croque-mort,810,082015stern,le croque-mort le clochard et l'assassin,maffre,dargaud,western,enquête,croque-mort,810,082015Scénario :  Frédéric Maffre

Dessin : Julien Maffre

Editeur : Dargaud

64 pages

date de sortie : 28 août 2015

genre : western

 

 

 

Résumé (éditeur)

1880 au Kansas. Elijah Stern, croque-mort local, mène une existence calme et solitaire jusqu’au jour où on lui demande de pratiquer l’autopsie d’un homme trouvé mort dans un bordel. S’improvisant médecin légiste, il découvre que la mort n’est en rien naturelle et se trouve impliqué, malgré lui, dans une véritable enquête. Mais Stern n’imagine pas encore que les clés de cette affaire sont à chercher dans son propre passé…

 

  » Les gens d’ici ne vous aiment pas, Stern. Vous le savez et vous ne faites rien pour y changer quelque chose. A croire que ça vous amuse. »

 

2015, année du renouveau du western pour les éditions Dargaud. Nous fournir en 9 mois deux croque-mort comme personnages principaux, il fallait oser. Mais avant que les mauvaises langues ne crient au gros coup marketing suite au succès mérité de Undertaker, l’éditeur nous précise dans un avant propos limpide qu’il s’agit d’une pure coïncidence et que ni les uns ni les autres ne savaient ce que leurs confrères préparaient.

 

stern,le croque-mort le clochard et l'assassin,maffre,dargaud,western,enquête,croque-mort,810,082015

 

Je vous rassure, pour peu qu’on aime le western, il y a la place pour ces deux BD tant les styles sont différents. Avec un titre qui claque comme un film de Sergio Leone, les personnages répondent parfaitement aux codes du genre : le croque-mort terne et chétif, l’ivrogne invétéré et le riche dandy bien sapé. Mais ici, ils ont ce petit quelque chose en plus qui permet à une œuvre de se détacher du lot. Un peu à la manière du cinéma des frères Coen, les frères Maffre posent les bornes permettant au lecteur de se repérer puis les font voler en éclat pour l’emmener sur des chemins de traverse. Le croque-mort n’est pas si blafard qu’il y parait. Cultivé, il s’intéresse à la littérature, il est profondément humaniste et se trouve être par dessus le marché un fin limier. Idem pour l’ivrogne, ami de la victime, qui révèle ses talents de musicien. Anti-héros ou héros malgré eux, ces personnages ont tous des blessures qui semblent prêtes à se rouvrir au moindre incident. Des incidents il y en aura et l’enquête policière qui anime le village de Morrison ravivera bien des souvenirs à tout ce petit monde.

 

 

stern,le croque-mort le clochard et l'assassin,maffre,dargaud,western,enquête,croque-mort,810,082015

 

 

Le récit prend alors une autre dimension et s’ancre dans l’histoire de chacun des protagonistes. A partir d’une sordide histoire policière à rebondissements, les frères Maffre ouvrent d’un coup des petites pistes de réflexion sur le racisme, la vengeance, la justice, l’alcoolisme, les ligues de vertus, le poids du passé et des souvenirs.

Dans un rythme assez lent, sans grandes scènes d’action, on suit alors avec intérêt ce microcosme grouillant entre le bordel, la prison du shériff et le cimetière.

 

stern,le croque-mort le clochard et l'assassin,maffre,dargaud,western,enquête,croque-mort,810,082015

 

 

Des deux frères Maffre, c’est Julien qui tient les pinceaux. Assurant aussi la mise en couleur des planches, il donne un ensemble très cohérent répondant à l’imagerie du western que l’on attend, et ne cède pas à la facilité du cliché. Sans apporter de grande innovation dans ses décors, il réussi à créer son propre univers western sans que le lecteur ai la sensation de déjà vu. Idem pour ses personnages. Les traits sont bien marqués mais ne versent pas dans la caricature exagérée.

 

Pour ceux qui pensent que tout a été fait dans le western, je recommande chaudement cet album qui prouve qu’il est parfaitement possible de renouveler un genre qui semble éculé.

 

Pour ma part, je réponds déjà présent pour la suite de cette série qui sera constituée de one-shot et espère en savoir un peu plus sur cet énigmatique personnage.

 

a08-3e78906.gif

 

 

Loubrun

 

Abonnez-vous à la newsletter

 

stern,le croque-mort le clochard et l'assassin,maffre,dargaud,western,enquête,croque-mort,810,082015

Bad Boyfriend T1.

bad boyfriend.jpgbadboyfriznd 1.JPGAuteure : Saki Aikawa

Éditeur : Soleil ( Shôjo)

Sortie: 26 août 2015.

Le résumé.

Le lendemain d’une fête plutôt bien arrosée avec ses camarades de classe, Ayano, la Présidente du conseil des élèves, se réveille aux côtés de Kagura-kun. Non seulement ils ont dormi dans le même lit mais en plus, Ayano n’a aucun souvenir de la nuit passée à ses côtés. Bien entendu, ce jeune garçon est loin d’être son petit ami.

En vérité, c’est le garçon le plus craint du lycée puisqu’il est l’héritier d’une célèbre famille de Yakuza ! Profitant de l’absence momentanée de Kagura-kun, parti acheter de quoi manger, elle s’enfuit en courant.

Mais cette affaire est loin d’être réglée, puisque c’est au lycée qu’elle va le retrouver quelques heures plus tard…

«  Qu’ils sont chou, ces poissons ».

 

Mon avis.

La cible éditoriale des Shôjo est avant tout constituée de jeunes adolescentes et comme mes chroniqueuses attitrées m’ont lâché honteusement sur ce coup là, je me vois dans l’obligation de me transformer en Sambette …. Il existe bien Bob et Bobette alors pour pas Samba et Sambette. Amusons-nous donc !

Une expérience nouvelle s’offre à moi, je vais connaitre ce qui fait battre le cœur des filles pour les mauvais garçons. Enfin mauvais, pas tellement, il a plutôt bon fond le garçon, c’est seulement l’héritier d’un clan de Yakuza. On réécrit en somme une nouvelle fois la romance de Roméo et Juliette. L’amour triomphera-il de l’adversité ? Vous le saurez en lisant le tome 2 qui clôturera cette histoire.

 

Sinon, on ne peut pas dire que le dessin de l’auteure japonaise de « He is a beast »   a affolé mon petit cœur. Sa mise en page souffre parfois de clarté et de lisibilité.

Le point fort vient qu’on s’attache assez vite à nos deux amoureux  avec leurs grands yeux mielleux. L’auteure joue aussi sur l’émotivité des protagonistes avec aussi en toile de fond, le monde complexe des Yakuza.  Mais au final, ça reste assez gentillet comme histoire.

 Réservé donc au public cible.

 

a05-3e788c9.gif Dessin

a05-3e788c9.gifScénario

a05-3e788c9.gif Global.

bad b.JPG

 

Samba.

 

 

 

Légendes de Tarsylia. Tome 1

légendes de tarsylia, wu miao, urban china, contes, légendes,   légendes de tarsylia,wu miao,urban china,contes,légendesScénario / dessin : Wu, Miao
Dépôt légal : 06/2015
Éditeur : Urban China
Planches : 248

Recueil de contes fantastiques, « Légendes de Tarsylia » décrit par le menu les mythes fondateurs de l’imaginaire en Chine. Apprenez comment le roi des nains défia les divinités ou comment les hommes ne méritaient plus la protection des dieux. Pactes, retournements de situation, bassesses les plus abjectes, magies, guerres…vous saurez tout sur l’origine de Tarsylia.

Première réaction, en saisissant ce roman BD : l’interrogation ! Comment, il existe un genre Chinois de la BD ? Et elle s’exporte ? Et pourquoi pas ? La civilisation chinoise âgée de plusieurs millénaires a développé un imaginaire sans précèdent. Il est donc bien normal d’exercer l’art de la bande dessinée, de coucher sur le papier des phylactères pour notre plus grande satisfaction.

 

légendes de tarsylia,wu miao,urban china,contes,légendes

 

Cette BD a même un nom : le manhua. De même, on appelle manhuajia les dessinateurs de manhua. Le manhua se lit de gauche à droite, comme les bandes dessinées françaises, et dans le sens de lecture occidental. Les livres sont habituellement édités sous de petits formats. Qui a dit que Sambabd.be n’était pas à la pointe de la culture ? Et international avec cela !

Légendes de Tarsylia est un recueil de contes avec une nette touche fantaisie. Et comme dans tous les contes, la règle universelle de la morale finale est présente. Il vous faudra de la patience et une volonté de fer pour aborder cet ouvrage. La lecture du long préambule (20 pages et des cartes) sur l’univers de Tarsylia est vivement recommandée, au risque de vous perdre définitivement dans les méandres de l’imaginaire de Wu Miao. Ceci est d’ailleurs le nœud du problème. L’univers développé est pour le moins touffu, compliqué. Cette bd s’aborde humblement en plusieurs fois. Comme les contes n’ont pas vraiment de relation entre eux, il est aisé de faire des pauses bienvenues. Cela ne rend que meilleurs les reprises de lecture.

 

légendes de tarsylia,wu miao,urban china,contes,légendes

 

La forme, le choix du dessin sont aussi des surprises. Ce manhua rejoint la culture populaire chinoise dans son format. Les dessins sont représentés en ‘ombres chinoises’ (et oui !), très prisées dans l’empire du milieu pour la diffusion des mythes via des théâtres ambulants de marionnettes. La finesse des ombres à base de noir et blanc charme le lecteur. Elles servent de support efficace aux textes et aux dialogues, par ailleurs très nombreux et très denses.

 

légendes de tarsylia,wu miao,urban china,contes,légendes

 

Les éditions Urban China présentent une œuvre originale et pointue. Les 248 pages vous apparaitront comme un objet venu d’un monde totalement inconnu. En effet, car à part l’expression théâtrale des ombres chinoises, nous ne connaissons peu de chose (voir rien) de l’univers graphique (et imaginaire) de la Chine actuelle ou ancienne. Ce sera donc une belle découverte et une entrée en matière plaisante car la qualité des récits et son traitement graphique des « légendes de Tarsylia » sont au rendez-vous. Pour le moment on ne retrouve que sept albums en traduction française pour cette maison d’éditions. Mais au vu du talent de leurs auteurs et du potentiel imaginaire important (historique et quantitatif), gageons qu’à l’avenir de nombreuses parutions sont attendues avec, sans doute, son lot de plaisirs inattendus.

Dessin a05-3e788c9.gif 
Scénario  a05-3e788c9.gif
Total  a05-3e788c9.gif

 Tigrevolant

Le magicien de Whitechapel – tome 2 – vivre pour l’éternité

le magicien de whitechapel,benn,dargaud,humour,diable,londres,paris,xixè,082015,710le magicien de whitechapel,benn,dargaud,humour,diable,londres,paris,xixè,082015,710Scénario et dessin : Benn

Editeur : dargaud

64 pages

date de sortie : 21 août 2015

genre : humour, fantastique

 

 

 

 

L’inconsolable magicien qui avait perdu son mentor dans le tome 1, a passé un pacte avec le diable lui assurant immortalité et succès. Mais ce contrat tient-il vraiment la route ? Il n’en est pas vraiment sûr et doit en vérifier la teneur. La peur au ventre il organise donc sa propre mort en provoquant un gros bourgeois qui le tuera lors d’un duel. Le soir même, il se réveille d’entre les morts et se retrouve aux côtés de son diable d’ami, Rabouin. Celui-ci ne prend pas ombrage du manque de confiance de Jerrold et lui offre la possibilité de voyager facilement en empruntant les chemins sataniques des cimetières. Notre bon magicien est rassuré et va sur le champ arroser ça à Paris. Il y rencontre Céleste, une jeune gourgandine qui tente de lui faire les poches. Mais Jerrold voit en elle un grand potentiel et met en scène un tour à sa façon pour qu’elle devienne son assistante. De retour à Londres, le duo infernal se voit proposer de se produire devant la Reine pour célébrer son jubilé. Jerrold se rapproche des portes de la célébrité et prépare avec Céleste le plus grand tour de magie jamais monté pour le jouer devant sa gracieuse Majesté.

 

« Désolé de vous décevoir, Rabouin. Mais pour le simple mortel, le doute est un sentiment naturel… »

 

Deuxième acte de cette trilogie diabolique mais néanmoins drôle et fine concoctée par Benn. Il nous avait mis tellement en appétit avec la fin truculente du premier tome que je redoutais que le soufflé ne retombe trop vite. Mais tout va bien, la recette prend et ce deuxième tome tient la route. Benn a eu la bonne idée de transformer le duo d’enfer en trio diabolique et de maintenir le rôle de belzébuth au même rang que celui du magicien. Ceci nous vaut des scènes vraiment drôles aux dialogues incisifs où les jeux de mots ne sont pas en reste. Entre préparatifs du tour le plus hallucinant du siècle et visite guidée dans l’antre de Lucifer, on se réjouit de suivre Jerrold qui se joue de la mort et se venge des puissants. Les dialogues bien ciselés coulent de source et rendent attachant tous ces personnages. Entre rocambolesque et fantastique, cette histoire ne lasse jamais et l’on se demande quelle tournure elle finira par prendre. Car évidemment, Benn surprend à nouveau tout son monde en nous réservant à la fin un rebondissement d’enfer !

 

Me voilà à nouveau charmé par cette histoire à l’humour fin et noir à la fois, dans l’attente du troisième et dernier acte de cette infernale affaire.

 

a07-3e78901.gif

 

 

Loubrun

 

 

le magicien de whitechapel,benn,dargaud,humour,diable,londres,paris,xixè,082015,710

 

 

Abonnez-vous à la newsletter

Polish

Polish, James Morice, Paquet, 910, humour, Polish, James Morice, Paquet, 910, humour, Auteur : James Morice.

Editeur : Paquet.

Sortie : 8 juillet 2015.

48 pages.

Genre : Humour.

 

 

 

Résumé : 

Polish est un album sur les collectionneurs de vieilles voitures mais ce n’est pas une BD sur les mémoires d’un gigolo, pas du tout !… Vous faites fausse route ! C’est de passion automobile dont il s’agit ! Une sorte d’invitation dans l’univers d’une bande de nostalgiques qui redonnent, à grand renfort de sueur, de cœur et d’ humour, une deuxième jeunesse à leur petit bijoux. Et qu’ça brille !…

 

 

Mon avis :

 

On peut qualifier cet album de réussite ! Les férus de carrosserie se reconnaîtront à coup sûr dès la lecture de cette BD ainsi que les épouses et les enfants de ceux-ci, généralement (et malheureusement) mis de côté tellement cette passion peut-être dévorante. Ce qui laisse entrevoir un faux air de Confessions Intimes, l’émission qui cartonne (malgré elle) sur Tf1, lorsqu’elle traite de sujets comme le tuning, notamment. 

 

Pour continuer, James Morice nous offre, à travers ce one-shot, une série de planches riches en jeux de mots, en calembours accompagnés d’un zeste d’autodérision. Compte tenu du dessin, il n’est pas très subtile mais il n’empêche que, concernant les couleurs et les rondeurs, on est bien servi. 

 

Sinon, que dire de cet auteur qui gagne à être connu (ou au moins reconnu) d’autres que des fans de carrosserie ? Eh bien, pour commencer, James est né la veille de Noël en 1967 à Suresnes, en Hauts-de-Seine (Île-de-France). Sur le chemin de l’école, le passage devant la librairie du quartier est immanquable. On y trouvait la bande dessinée du moment ainsi que les célèbres miniatures automobiles, les Matchbox. Tout ça lui donne raison d’être assidu en classe et son amour pour le dessin se fait sentir. Un de ses plus gros passe-temps : recopier les personnages de Disney. Ensuite, il s’abonne au journal de Spirou et fait la découverte de Franquin qui, pour lui, dessine tout à merveille, y compris les voitures. Donc, quitte à copier, Adieu Mickey ! Adolescent, Jimmy met Gaston Lagaffe de côté pour faire place à d’autres centres d’intérêt comme, par exemple : les filles, les mobylettes, les magazines Chromes & Flammes et Nitro. Toutefois, ces choses n’empiètent pas trop sur son temps et lui permettent de poursuivre ses études afin de se diriger vers le Génie Civil qu’il finit par abandonner pour l’illustration en 1989. Un soir, le téléphone sonne alors qu’il bricole sur sa vieille Ford. Il s’agit de son copain Lesca, désireux de lui parler d’un certain Olivier Marin et de la Collection Calandre… 

 

Résultat : aujourd’hui, un ouvrage de qualité est disponible, incluant, d’une part, une série de gags autour des collectionneurs rénovateurs de véhicules anciens et, d’autre part, de nombreux modèles mythiques de l’industrie automobile aussi bien française qu’européenne. Bref, faites le plein, installez-vous, réglez votre siège, vos rétroviseurs, votre gps, attachez bien votre ceinture et mettez les gaz destination : humour! 

 

 

 

a09-3e78912.gifGénéral 

 

 

Polish, James Morice, Paquet, 910, humour,

 

Mister Med.

 

 

 

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑