Scénariste : Erica Schultz
Dessinateur : Zé Carlos
Editeur : Delcourt
Genre : Super Héros
Sortie : le 17 septembre 2026
Avis de l’éditeur :
Comment Quinlan va-t-il parvenir à survivre maintenant qu’iel est sans aucune aide ? Son passé finit par le rattraper, et après avoir reçu une balle dans la tête, le Président se réveille dans un endroit des plus inattendus. Peter étant coincé dans l’Entre-deux, la Progéniture se concentre sur un autre objectif.
Mon avis :
Pour retrouver les responsables du meurtre de Fidan & Elyes, Arif Ormet parcourt le monde et l’au-delà, se perdant finalement à Rat City, la localité la plus puissante de la planète mais également considérée comme étant la plus dangereuse. C’est par là-bas qu’il y rencontrera des animaux dotés de parole, faisant partie de la « Progéniture », l’invitant à leur cause pour trouver le responsable de son malheur.
Entre temps, Peter Cairn, s’aperçoit des possibilités que lui offre sa nouvelle armure, plongeant malheureusement celui-ci vers un labyrinthe psychologique le maudissant. Comme pour Arif, un animal sombre et ténébreux viendra lui proposer un marché.
Enfin pour clôturer cet éventail de protagonistes situés sous les feux de la rampe, nous découvrons Viktor Neekay, précipité dans l’entre-deux, bavardant quant à lui avec un corbeau lui narrant les projets de la progéniture.

Dans un cauchemar saisissant, les temps forts du passé et du futur s’entremêlent, poussant tant Viktor que Peter à se rebeller face aux animaux de la progéniture, ignorant leur proposition. Le premier tente de se suicider alors que le second, les affronte en face en face.
Les animaux de leur côté, poussent ces trois individus à s’affronter pour de bon, dès l’instant où ils saisissent que la clé du mystère repose sur Peter Cairn, responsable de la mort de leurs proches sans même chercher à comprendre ce qui s’était réellement déroulé.
Pour ce second acte qui clôt ce dytique Rat City, Erica Schultz introduit six animaux composant l’alliance de la progéniture. Bien que peu enclins à se mettre d’accord, leur leitmotiv commun repose à récupérer l’armure de Peter, et utilisent ainsi la vengeance de Viktor & de Arif, à laquelle s’unit l’énergie de ces bestioles, disposés de pair à occire le meurtrier de leur famille. C’est d’ailleurs l’énorme intérêt de cet album : la venue de ce chien, de ce renard et du chat notamment, aussi emblématiques que terrifiants.
Toutefois, il est plutôt difficile de cerner cette trame par moments, notamment par ces bonds temporels ainsi que cette partie chimérique confuse naviguant entre rêve et réalité. Le grand final nous offre néanmoins une excellente surprise, redéfinissant la hiérarchie entre créatures et démons.
Si la partie scénaristique évolue en dents de scie, il en est tout autant du style graphique, impressionnant par instants et laborieux à d’autres. Respect pour Zé Carlos qui bataille tout du long sur près de trois cents pages, mais dont le trait bien trop lisse, usera le plus téméraire à un moment donné. Couleurs flashs mais pas assez ténébreuses ; encrage correct sans réellement se démarquer, et des personnages quelques peu stéréotypés. A aucun instant, nous n’atteignons le niveau connu de Spawn. Finalement, la cerise sur le gâteau revient aux animaux de la progéniture, particulièrement réussis.
Rat City contribue à nous divertir mais s’arrête là !
Coq de Combat







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