Scénario : Teresa Radice
Dessin & Colorisation : Stefano Turconi
Éditeur : Glénat Treize étrange
192 pages
Date de sortie : 15 avril 2026
Genre : aventure, fiction historique
« Un collier. Une amulette pour ton chemin, ma chérie. Pour que tu t’accroches comme la mousse et que tu sois confiante comme la forêt qui ne cesse de grandir… et qui transforme les arbres tombés en nouvelle forêt !»
Présentation de l’éditeur :
Dans la France du XVIIe siècle où plane l’ombre machiavélique de Richelieu, Avila, jeune orpheline déploie pour qui veut ses talents d’herboriste hérités de sa mère. Convaincue de sorcellerie, elle doit prendre la fuite avec à ses trousses le terrible Trébuchet ; chasseur de primes et âme damnée du cardinal. Mais si Avila n’est pas une sorcière, quel pacte a-t-elle scellé qui lui permet de parler à Astor, son ombre maléfique ou de communiquer avec les animaux de la forêt ? Va-t-elle périr de la main de Richelieu ou cherche-t-on à la faire taire comme sa mère mystérieusement disparue pour étouffer un complot qui la dépasse ? Dans sa recherche de vérité, Avila va courir de son Périgord natal jusqu’à la capitale, aidée par le jeune Thimothée, voleur de son état, et le mystérieux comte de Langeac qui, lui aussi, a quelques comptes à régler avec le cardinal !
Parsemé de clins d’œil historiques et artistiques (Molière, Dumas, Vermeer…), Avila, sous couvert d’une aventure aux multiples rebondissements, est une quête initiatique sur l’identité, la transmission, la justice et la valeur du langage.

Mon avis :
Quel bonheur de retrouver le duo formé par les époux Teresa Radice & Stefano Turconi dans une fiction historique comme ils en ont le secret !
“Avila” est une sorcière aux yeux de bons nombres de gens, durant cette époque où trop de savoirs inconnus relèvent soit du blasphème, soit de la magie noire. Tout n’est qu’une question de “mots” comme le dit si bien la troupe de Molière, rencontrée au fil des pages comme un trait d’union entre notre héroïne et sa mère qu’elle recherche désespérément depuis 7 ans. Il suffit de changer “herboriste” en “sorcière” pour qu’une femme soit mal vue, voire même condamnée au bûché. C’est le cas d’Anis, la mère d’Avila… On le comprend petit à petit dans le scénario de Teresa Radice, tandis que le marchand ambulant raconte ce récit à l’instar d’un autre camelot narrant le conte d’un certain mendiant devenu prince grâce à une lampe magique. On le voit d’ailleurs en couverture, bâton à la main, chargement sur le dos et son fidèle chien à sa suite. Devant la lune, Avila, aussi mystérieuse que belle, grâce au graphisme semi réaliste de Stefano Turconi. Ce qui est nécessaire sachant que nombre de personnalités vont être dessinées, comme Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière ou encore le Cardinal de Richelieu, voire même le roi Louis XIII !
La sorcellerie est, mine de rien, une affaire d’état, mais aussi hautement religieux. Toutefois le duo d’artistes ne se limite pas à une chasse aux sorcières, c’est également la vie à une époque précise de l’Histoire qui se déroule sous nos yeux. On découvre le tout Paris, ce qui fait entrer un personnage dans la légende ou qu’on l’oublie et, bien évidemment, la magie des mots qui a toute son importance, tant dans les rituels magiques que lors d’une représentation. Une variation peut mener à l’échafaud ou à la Bastille… en passant par l’auberge du coq d’or.
Un titre qui plaira aux amateurs d’histoire et d’aventure, de même que de magie et de sorcellerie. Enjoy ~
ShayHlyn.







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