Scénario : Martin Quenehen
Dessin : Marion Mousse
Éditeur : Casterman
192 pages
Date de sortie : 13 mai 2026
Genre : fantastique, thriller, mythes et légendes
« Lif : Volée ? Les Vikings pensaient que leurs épées n’étaient pas des objets, mais des personnes… Et qu’elles choisissaient leur propriétaire.
Jean : Ok, donc tu l’as volée. Mais c’est la faute de l’épée. »
Présentation de l’éditeur :
Quand la dernière Elfe doit choisir entre quitter un monde à bout de souffle… ou le sauver.
L’éternité, c’est long, surtout vers la fin.
Lif, la dernière Elfe sur Terre, le sait bien : à 1 534 ans (et toujours avec une tête de teenager), elle en a plus qu’assez. Mais, alors qu’elle est sur le point de se foutre en l’air, elle découvre à Paris un moyen de rentrer chez elle : la légendaire épée Tyr… en même temps qu’une clique de néo-nazis à la recherche du pouvoir absolu. Aiguillonné par Jean, un jeune journaliste audacieux, Lif va alors devoir choisir entre fuir notre planète déglinguée et se battre pour sauver l’humanité…

Mon avis :
Et si le Ragnarök (la fin des temps, l’Apocalypse version anciens nordiques) était pour maintenant ? Non pas une aventure légendaire avec des « Vikings » au Moyen-Âge, mais bien là, dans notre société actuelle. Qui plus est, à l’aube d’une nouvelle élection présidentielle en France, confrontant un parti ultra à gauche et un autre définitivement à droite.
Conseillé par le grand, feu, Monsieur Régis Boyer, expert émérite sur la civilisation scandinave notamment à l’ère viking, Martin Quenehen reprend les grandes lignes, de même que les grands noms, de cette fin du monde pour le transposer dans ce thriller impliquant un parti néo-nazi (rappelons que le petit moustachu était, lui-aussi, passionné par la civilisation scandinave au point de vouloir recréer des « vikings » sous l’appellation de « race aryenne ») bien décidé à suivre l’idéologie passée et trouver le pouvoir de convaincre la population… quitte à laisser des dommages collatéraux un peu partout : dont notre « pas-si-jeune » Lif, Elfe des temps anciens.
Là où le bat blesse, c’est sans doute le graphisme sombre, glauque et trop « anguleux » de Marion Mousse. Ne voulant pas être intransigeante avec l’artiste uniquement parce que son style ne me plaît pas, j’ai donc fouillé SambaBD pour avoir d’autres avis. Visiblement, son graphisme plait… Mais surtout en noir et blanc. Allez savoir. Dans « Je suis la dernière elfe », il a plutôt opté pour des teintes glauques, sombres (on vit la fin des temps quand même !) et cette nuit presque éternelle, qui vient de plonger la France dans une semi pénombre, n’aide pas à véritablement juger des faciès et des décors. Donc on peut reconnaître que sa touche sied malgré tout au ton de l’album, mais qu’il est de ce dessin qui peut plaire aux uns et laisser d’autres dubitatifs… En tout cas, pour les amoureux de thrillers sombres, nimbés d’ésotérisme scandinave (moi, j’avoue qu’en roman, j’aurai sûrement A.DO.RÉ !) : enjoy ~
ShayHlyn.







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