Mrs Orwell.


Scénario : Andréa Chalupa.
Dessin : Brahm Revel.
Traduction : Alice Delarbre.
Éditeur : rue de Sèvres.
Sortie : 26 août 2026.
224 pages.
Genre : Biographie.

« Il nous reste toujours le mariage. »



Résumé éditeur.

Eileen O’Shaughnessy est une poétesse et une auteure brillante ! Après des études littéraires à Oxford, elle travaille comme dactylographe et s’intéresse à la psychologie de l’enfant, rêvant d’écrire pour la jeunesse. Sa rencontre avec Eric Blair, plus connu sous le nom de plume Georges Orwell, marque le début d’une collaboration intellectuelle et fusionnelle. De la guerre civile espagnole aux années sombres du fascisme et du Blitz à Londres, Eileen lutte pour ses idéaux et pour préserver sa propre voix dans un mariage et une époque qui menacent continuellement de l’effacer.

Mon avis.

Au début de ma lecture, j’ai plus vu Eilenn O’Shaughnessy comme une sorte de Colette « bis » qui avait du vivre derrière son mari écrivain pour finalement s’imposer et se révéler. Ici, c’est différent, Eileen aime son mari, c’est quasiment fusionnel entre ces deux êtres un peu torturés. Mais comme il y a du sang irlandais qui coule dans ses veines, c’est volcanique comme relation. Elle aime la bagarre surtout verbale Eilenn, elle ne se laisse pas faire. C’est d’autant plus remarquable qu’à cette époque, la femme était souvent cantonnée au rôle de mère. On remarquera encore une fois que souvent derrière un homme célèbre (Georges Orwell quand même !) il est accompagné et aidé par une femme tout aussi remarquable.
On le sent bien dans ce roman graphique où les dialogues pétillent de jeu d’esprit. Mais je dois aussi dire que je me suis parfois perdu surtout lorsqu’on aborde la guerre d’Espagne. Là ça manque clairement de balises, on comprendra certaines situations un peu plus tard dans le récit mais c’est clairement un peu obscur ce passage. Tout le monde n’est pas au courant des roublardises de Staline !
J’aurais aimé aussi qu’on dézoome un peu de notre couple infernal pour voir le contexte général de cette époque, les passages où on fait référence à l’histoire sont vraiment trop parcellaires. Mais bon, on connaît bien mieux cette héroïne au grand cœur et c’est bien là l’essentiel.
Le dessin semi réaliste est lui aussi pétillant comme les dialogues mais j’ai eu parfois difficile à le suivre pleinement.
Ce qui est également frappant, c’est que cette histoire fait un terrible écho à la notre ….au bord du gouffre !

ScénarioDessinico_Album
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Samba.

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