Scénariste : Benito Cereno
D’après une idée de Robert Kirkman
Dessinateur : Msassyk
Editeur : Delcourt
Sortie : le 28 mai 2026
Avis de l’éditeur :
Sur une idée de Robert Kirkman, Benito Cereno et E.J.Su animent cette série de SF cyberpunk – 100% action – qui met en scène Akeldama « Blood » Bledsoe, une chasseuse de primes accompagnée de son gros flingue qui parle, baptisée Thunder.
Dans un lointain futur, la planète Terre a accueilli des aliens venus se mêler à la population humaine.
Mon avis :
Sur la planète Métro 1, Humains comme Aliens vivent sur le même territoire, dans le calme et le respect pour certains, dans la haine et l’impatience pour d’autres. Sectionnés en niveaux, en fonction des richesses de chacun : ce territoire est réparti en trois zones, entre la partie supérieure, inférieure et celle pour les moins privilégiés des bas-fonds.
Les taxis volent, commandés par des Aliens, afin de conduire des humains souvent énervés par l’incompétence des chauffeurs, dans une valse de jurons entre espèces qui ne manquent pas. Des aliens se prostituent, tandis que d’autres réagissent par la violence, comme c’est le cas pour Paco, maitrisé cependant par Blood Bledsoe, toujours accompagnée par son flingue fétiche, « Thunder ».
Elle est bien vue par son supérieur, le commissaire Amundsen, qui tente de la pousser à rejoindre une fois encore l’Académie, là où elle avait précédemment échoué notamment pour ses liens avec les Exo. Mais quelque chose la chiffonne. Cela concerne des livres qui n’intéressent plus personne et sont prédestinés à être détruits par des milices supérieurs.
Au même instant, un détenu particulièrement dangereux parvient à s’enfuir de sa prison et, à bord de sa navette hypersonique, foncer jusqu’à l’autre bout de l’univers…

Lorsqu’on pense à Robert Kirkman, on a droit généralement à du répondant. Or, Blood & Thunder provoque instantanément l’effet opposé. Le genre d’ouvrage qui frise le ridicule, l’inachevé, l’indifférence tant d’un point de vue scénaristique que graphique. Sauf si le public concerné a douze ans tout au plus tellement c’est enfantin d’un bout à l’autre, ou presque, à l’exception de quelques rares poussées d’hémoglobines pour justifier ce pancake abracadabrant.
Les monstres ou aliens ne sont nullement épargnés, destitués de leur socle mystérieux, les rendant stupides, voire pathétiques. Et que dire du trait qui a au moins le mérite de conserver son style hachuré et dénaturé de toute émotion du début à la fin, où extraterrestres comme terriens manquent de profondeur, dessinés par moments comme si c’était un néophyte qui s’y serait collé.
Bon, allez, next …
Coq de Combat



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