Scénario : Maxime Truc
Dessin : Loïc Cassou
Éditeur : Kana
336 & 320 pages
Date de sortie : 17 octobre 2025 & 10 juillet 2026
Genre : seinen, action, fiction historique
« Quoiqu’il se passe là-bas… notre destin se joue ici. »
Présentation de l’éditeur :
Enfin du Seinen en création française.
Au 9e siècle après Jésus-Christ, dans les terres froides et reculées du nord de la Germanie, un illustre guerrier scandinave s’est retiré loin des conquêtes et des batailles sanglantes.
Mais un drame impliquant une jeune fille du village voisin va le sortir de sa retraite, et réveiller ses fantômes. La quiétude de la forêt va alors laisser place au bruit et à la fureur.

Mon avis :
“Odr” dieu nordique relativement mystérieux, ayant quitté son épouse, la déesse Freyja, sans jamais revenir… Pourquoi est-ce que je vous précise ce détail ? Parce que j’ai cherché le lien avec le titre de cette fiction en deux tomes. Peut-être parce qu’on a souvent assimilé Odr à Odin, qui est le dieu de notre héros ténébreux ? Ou parce que, comme lui, Gudbjorn a disparu de la civilisation sans vouloir laisser de trace ? Allez savoir… En tout cas, il lui faudra bien ressortir de sa tanière !
Maxime Truc vient assez rapidement à la conclusion que si l’homme a tout quitté, c’est qu’il avait surtout tué tout le monde ! Voisins, amis, famille… et même femme et enfant. En transe comme le sont les berserker au combat, il n’a jamais réussi à calmer sa fureur d’ours et a anéanti l’entièreté de son village. Alors quelle probabilité que la sosie de sa fille vive dans le village auprès duquel il a élu son nouveau domicile ? Quel pourcentage de chance y avait-il qu’un ancien compagnon d’arme voyage avec une milice venue dépouiller les lieux ?
Avec ce titre, l’auteur nous dépeint un des aspects les plus sombres de l’ère viking : ses combattants les plus féroces, imprégnés de la force d’animaux puissants et désireux de servir Odin avec le plus d’acharnement possible. Un contraste saisissant qu’on retrouve avec le graphique de Loïc Cassou qui jongle entre des scènes pittoresques, notamment sous le regard de la jeune Syn, sourde et muette, qui n’a que ses yeux pour contempler la beauté de la Nature et la violence des raids armés.
Un choix de prénom judicieux pour la sosie de la fille perdue de Gudbjorn car c’est également celui d’une déesse de justice et d’honneur. Ce qui seront les maîtres mots de ce diptyque. La vengeance de son agression par des militaires scandinaves et l’honneur des deux Berserkers qui se retrouvent face à face.
Toutefois, bien que la lecture soit assez prenante, avec un découpage dynamique pour ajouter de la puissance aux planches de bonne facture (même si parfois on ne sait qui fait quoi lors d’un combat)… ça se pose un peu là. Comme un instant dans l’existence de ces gens, étalé à peine sur quelques jours, et puis la vie reprend son cours. Enfin, à plusieurs détails près, évidemment. Intéressant, mais qui aurait pu être encore plus grandiloquent en donnant plus de poids aux divinités, aux différents personnages, … quoiqu’il en soit : enjoy ~
ShayHlyn.







Laisser un commentaire